toggle
ICON
Haut de page
Taille du texte
Ajouter au favoris
Imprimer
Envoyer à un ami
Partager

Pierre Ducimetière

Epidémiologiste, biostatisticien des maladies cardiovasculaires, Né le 6 juin 1942

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages Pour en savoir plus

Au cours de sa deuxième année à l’Ecole polytechnique, Pierre Ducimetière reçoit, comme tous les étudiants de sa promotion de 1962, une lettre signée par Daniel Schwartz et Philippe Lazar.


La médecine a besoin de polytechniciens, vous allez faire votre choix de carrière en sortant de l’X ; vous n’avez sûrement pas pensé que le domaine médical pourrait être pour vous une chose possible, pensez-y. Nous sommes à votre disposition, téléphonez-nous. (Lettre signée par D. Schwartz et Philiipe Lazar dans laquelle on peut lire ceci notamment).


A cette époque, il y avait très peu de polytechniciens impliqués dans ce domaine. Attiré par cette nouvelle aventure, Pierre Ducimetière répond à cet appel et entre, en 1965, à l’âge de 22 ans, comme chargé de recherche dans l’unité Inserm de recherches statistiques de Daniel Schwartz. Ce dernier avait introduit la méthode statistique dans la recherche clinique et développé, en France, dès 1960, les essais thérapeutiques.
A partir de 1967, il participe au lancement de l'Etude prospective parisienne (EPP1), l'une des premières grandes études épidémiologiques réalisées en France, qui avait pour objectif de suivre la morbidité cardiovasculaire - jusqu'en 1977- et la mortalité - jusqu'en 1993 - de plus de 7 000 hommes, fonctionnaires de la ville de Paris.
Si l’informatique révolutionne le domaine de la statistique, le domaine de l’informatique médicale est plus difficile à définir. Pierre Ducimetière y participe, néanmoins, dans les travaux qu’il mène d’abord dans le cadre de sa thèse de sciences naturelles sur la modélisation en électrophysiologie cardiaque.

De 1976 à 1982, dans l’unité Inserm d’épidémiologie des maladies chroniques, dirigée par Joseph Lellouch, Pierre Ducimetière continue l’étude EPP1 et fait, notamment, avancer la recherche sur les facteurs de risque cardiovasculaire en décrivant l'importance d'un taux d'insuline élevé et d'une obésité de type androïde (graisse située au niveau abdominal) sur le risque coronarien. En 1982, l’unité de Pierre Ducimetière est centre coordinateur du réseau de l’étude MONICA (Monitoring of Trends in Cardiovascular Disease), qui analyse les variations importantes de la mortalité coronaire dans 27 pays du monde. Les données d'incidence des cardiopathies ischémiques (avec diminution de l’apport sanguin) dans cette étude confirment la fréquence relativement basse de ces maladies en France. Néanmoins, les facteurs de risque classiques et, notamment, les caractéristiques de l'apport alimentaire moyen des Français en lipides et leur niveau de cholestérolémie semblent insuffisants pour en rendre compte. Les habitudes de consommation d'alcool, d'autres facteurs de nature alimentaire, et peut-être psychosociale, sont vraisemblablement en cause.

L’unité Inserm coordonne également, en 1990, l’étude PRIME (étude prospective de l'infarctus du myocarde), qui suit une cohorte de 10 000 hommes âgés de 50 à 59 ans (2 500 dans chaque centre). Son objectif est d’analyser de nouveaux facteurs de risque de la maladie coronaire et, plus spécifiquement, de comprendre pourquoi l’incidence des événements coronaires est plus élevée en Europe du Nord qu’en France.

Pierre Ducimetière mène des travaux utilisant l’échographie carotidienne chez les personnes âgées au sein de l’étude "Evaluation du vieillissement artériel" (EVA) et de l’étude des trois Cités, en collaboration avec Annick Alpérovitch, directrice de l’unité Inserm 360 "Epidémiologie en neurologie et psychopathologie". Il montre, notamment, que le risque de survenue de plaque athéromateuse est plus élevé chez les sujets présentant un épaississement des tuniques ou parois artérielles moyennes (media) et internes (intima). L’étude EVA est une étude longitudinale sur le déclin cognitif, qui porte sur 1 400 personnes de 60 à 70 ans, avec un volet vasculaire et un volet neurodégénératif. L'étude des trois cités (Bordeaux, Dijon et Montpellier) est une étude de cohorte plus de 9 000 sujets âgés de 65 ans et plus, conduite pour analyser la relation entre pathologies vasculaires et démence.

Voir Modifier Créer ici
Facebook Twitter Google+ Linkedin Viadeo Delicious StumbleUpon Evernote Scoop it Netvibes