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Pierre Ducimetière

Epidémiologiste, biostatisticien des maladies cardiovasculaires, Né le 6 juin 1942

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Pierre Ducimetière a consacré sa carrière à l’épidémiologie (science des populations) et à l’étude des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires, dont la connaissance a permis de grandes avancées dans ces champs de recherche , notamment en France. En déterminant un ensemble de facteurs individuels, ses travaux ont ouvert la voie à d’importants progrès en matière de prévention des risques.

C’est d’abord dans l’unité Inserm de recherches statistiques de Daniel Schwartz qu’il se passionne pour le domaine de l’épidémiologie cardiovasculaire. Il concrétise cet intérêt, dès 1967, en participant à “l’étude prospective parisienne”, rassemblant des cardiologues, des biologistes et des épidémiologistes, l'une des premières grandes enquêtes réalisées en France dans ce domaine. Elle a permis de faire avancer la recherche dans plusieurs domaines du risque coronaire, notamment l'importance d'un taux d'insuline élevé et d'une obésité de type androïde. Elle a également contribué à mettre en évidence le fait que les facteurs de risque habituels (cholestérol, diabète, hypertension, tabac) ne suffisent pas à expliquer les variations géographiques de l'incidence de la maladie.

A la fin des années 1970, il met en évidence, avec Evelyne Eschwège, que le risque de développer une maladie coronaire s’élève avec l’insulinémie basale. Il prouve par ailleurs l’importance de la distribution abdominale du tissu adipeux sous-cutané sur ce même risque.

A partir de 1982, l’unité en épidémiologie cardiovasculaire dont Pierre Ducimetière est le directeur devient le centre coordinateur pour la France du réseau de l’étude MONICA (monitorage des maladies cardiovasculaires). Cette étude internationale, lancée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a pour objectif d’analyser les variations de la mortalité par maladie coronaire dans 27 pays du monde. Les données recueillies, en permettant d’effectuer pour la première fois des comparaisons internationales, montrent que l’incidence de la maladie coronaire (rétrécissement d'une ou plusieurs artères du cœur, artères coronaires) en France se situe entre celle des pays d’Europe du Nord et celle des pays d’Europe du Sud.


Et ainsi, explique Pierre Ducimetière, on a monté un véritable système de surveillance des maladies coronaires en France, grâce à la mise en place de trois équipes en région, devenues aujourd’hui des centres actifs de recherche épidémiologique.


Pierre Ducimetière coordonne également, à partir de 1990, l’étude prospective de l’infarctus du myocarde, qui suit
10 000 hommes âgés de 50 à 59 ans. L’objectif est d’analyser de nouveaux facteurs de risque de la maladie coronaire et, plus spécifiquement, de comprendre pourquoi l’incidence des événements coronaires est plus élevée en Europe du Nord qu’en France.

Acteur majeur du développement de l’épidémiologie cardiovasculaire en France, Pierre Ducimetière a apporté une contribution scientifique de grande importance, notamment dans la connaissance des facteurs de risque de la maladie coronaire.

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