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Pierre Chambon

Médecin biochimiste, biologiste et généticien, né le 7 février 1931

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L’histoire débute dans les années 1960, quand Pierre Chambon, étudiant l’ARN polymérase (enzyme responsable de la transcription), met notamment en évidence plusieurs formes distinctes de cette enzyme dans les cellules animales. S’appuyant sur des modèles viraux ou eucaryotes, Pierre Chambon et ses collaborateurs mettent en évidence le rôle des séquences promotrices et régulatrices stimulatrices dans les régulations transcriptionnelles. Ils ont été les premiers, en 1977, à montrer la structure discontinue des gènes en exons et introns (qui en sont constitutifs) et à mettre en évidence les signaux responsables de l’épissage (nettoyage) des ARN messagers. Leurs recherches ont également contribué à la mise en évidence de la structure de la chromatine en sous-unités ou nucléosomes.


“La carrière de Pierre Chambon illustre ce que les sociologues de la science appellent « le nouveau mode de production du savoir », caractérisé, chez un scientifique de son niveau, par une grande mobilité thématique et une forte capacité à diversifier ses sources de financement. Et, de fait, sa carrière est tout autant celle d’un bâtisseur de structures, que celle d’un découvreur des origines de la vie.” Extrait de la plaquette dédiée à Pierre Chambon pour le prix d’honneur Inserm 2004.


En 1985, Pierre Chambon est le premier à cloner le gène du récepteur des œstrogènes, qui constituera un modèle d’étude du contrôle hormonal transcriptionnel. Les travaux de Pierre Chambon et de son équipe ont également porté sur le rôle physiologique joué par certains récepteurs nucléaires et récepteurs aux œstrogènes au cours du développement embryonnaire de la souris et chez l’animal après la naissance.

Autres travaux remarquables de l’équipe de Pierre Chambon : l‘étude des mécanismes moléculaires d’action de la vitamine A et des rétinoïdes (dérivés de la vitamine A), qui ont abouti à l’identification et à la caractérisation des récepteurs de la vitamine A (RAR a, b et g), qui appartiennent à une super-famille de récepteurs nucléaires, dont font également partie les récepteurs aux œstrogènes, à la progestérone (gène cloné par son équipe), aux hormones thyroïdiennes et aux glucocorticoïdes. La découverte ultérieure des récepteurs rétinoïques X a montré toute la complexité de ce système. Ainsi pouvait s’expliquer l’action de la vitamine A et de son dérivé actif, l’acide rétinoïque, non seulement au niveau de la croissance et de multiples fonctions comme la vision ou la maintenance des tissus, mais également au cours de l’embryogenèse et du développement.

Pierre Chambon est l’une des personnalités scientifiques les plus marquantes dans les domaines de la structure et de la régulation des gènes et dans celui de la transduction du signal nucléaire (du noyau de la cellule). Il a également découvert, avec Ronald Evans, le récepteur de l’hormone nucléaire pour l’acide rétinoïque, dérivé de la vitamine A, ouvrant ainsi le champ à de nouvelles stratégies thérapeutiques. Il a contribué de manière très importante à la compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans le contrôle de l’expression de l’information génétique chez les eucaryotes (êtres vivants possédant un noyau cellulaire) supérieurs. Ses découvertes dans ce domaine ont non seulement permis d’éclairer le mécanisme initial de déclenchement de la transcription (de l’ADN en ARN), mais d’en apporter une vision conceptuelle entièrement nouvelle, fondée sur l’action coordonnée d’énormes complexes protéiques liés à l’ADN.

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