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Philippe Sansonetti

Médecin, biochimiste et microbiologiste, né le 9 avril 1949

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Philippe Sansonetti et ses collaborateurs ont apporté une contribution essentielle à la bactériologie médicale. Ils ont, par l'utilisation conjuguée de la génétique moléculaire, de la biologie cellulaire et l'analyse de modèles animaux d'infection, identifié les principaux gènes et produits responsables de l'invasion de Shigella, une bactérie pathogène à l’origine d’une maladie diarrhéique mortelle chez le jeune enfant, la dysenterie bacillaire ou shigellose. Philippe Sansonetti et son équipe ont étudié les bases génétiques, moléculaires, cellulaires et tissulaires, de la rupture, de l'invasion et de la destruction inflammatoire de la barrière intestinale par Shigella flexneri, ainsi que les mécanismes immunologiques de défense contre cette infection. L'identification des gènes de virulence de la bactérie responsables des étapes successives de l'invasion a permis à ces chercheurs de construire, sur des bases rationnelles, des mutants de virulence atténuée aboutissant à la mise au point d’un candidat vaccin vivant, administré par voie orale, qui s’avère efficace chez l’homme.

Ces dernières années, en collaboration avec d’autres équipes de l'Institut Pasteur, celle de Philippe Sansonetti a mis en évidence le mécanisme permettant aux cellules eukaryotes de détecter la présence de bactéries et de composants bactériens dans leur cytoplasme et de déclencher une réponse immunitaire, en particulier inflammatoire, susceptible d’éradiquer ces microorganismes. Ces protéines Nod se sont avérées être les modèles d’une famille plus large de senseurs intracellulaires, les “Nod-like receptors (NLR)”. Sur ces bases, Philippe Sansonetti et ses collaborateurs ont aussi identifié une série d’effecteurs sécrétés par Shigella dans les cellules infectées, leur permettant de moduler la réponse inflammatoire, première ligne de défense de l’hôte, pour la diminuer et changer son profil, afin de survivre dans le tissu intestinal, le coloniser et l’envahir.

Plus récemment, grâce à l’obtention d’un “advanced grant” de l’European Research Council, HOMEOEPITH, Philippe Sansonetti et son équipe s’intéressent aux bases moléculaires et cellulaires de l’homéostasie (autorégulation) de l’intestin en présence de son microbiote, sa flore microbienne commensale.

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