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Philippe Kourilsky

Biologiste généticien et immunologiste, né le 22 juillet 1942

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Après des études de mathématiques et de physique, Philippe Kourilsky, polytechnicien, s'est converti à la biologie. Ses contributions scientifiques majeures, effectuées principalement dans son laboratoire de l’Institut Pasteur affilié au CNRS, puis à l’Inserm, ont porté sur la génétique moléculaire et sur l'immunologie. Il s’intéresse d’abord aux mécanismes de transcription des gènes et devient rapidement l’un des précurseurs du génie génétique (ingénierie génétique).

Ses domaines de recherche ont concerné : l’étude de la structure, de l'expression et de la régulation des gènes des organismes supérieurs, notamment, celui de l'ovalbumine de poule ; l’analyse des gènes codant pour les antigènes majeurs d'histocompatibilité, l’étude de leur polymorphisme, des mécanismes qui régulent leurs expressions pour expliciter leur mode d'action dans le déclenchement des réponses immunes, particulièrement dans l'activation des cellules tueuses spécifiques.

En 1972, Philippe Kourilsky réussit le clonage du premier ADN complémentaire. Il met au point des techniques d’hybridation d’acides nucléiques, qui sont encore largement utilisées de nos jours pour le diagnostic de maladies infectieuses. Il côtoie Jacques Monod et anime l’équipe qui réussira, pour la première fois, à transférer le gène de la principale protéine du blanc d’œuf dans une bactérie et une levure.

En 1981, Philippe Kourilsky est le premier à cloner les gènes codant pour les antigènes majeurs d'histocompatibilité de classe I de la souris. Ses travaux jettent un nouvel éclairage sur les mécanismes moléculaires qui gouvernent la réponse immunitaire et fondent la théorie du "soi peptidique" d’où résulte une interprétation nouvelle de la restriction par le complexe majeur d’histocompatibilité et l’alloréactivité (réaction au "non-soi"). Dès lors, ses études se concentrent sur l’immunologie moléculaire et la caractérisation du développement de l’immunité, particulièrement, au niveau des lymphocytes T. Avec son équipe, il développe ensuite de nouvelles méthodes pour déterminer la taille des répertoires des cellules immunitaires de l’homme et de la souris et analyse la diversité des cellules sollicitées lorsque l’organisme réagit contre le non-soi. Ils mettent également au point des méthodes très sensibles de détection des cellules T dans le sang périphérique permettant la surveillance immunitaire de patients atteints notamment de cancers et de maladies auto-immunes. Il contribue ainsi à la définition de plusieurs protocoles de vaccinations anti-tumorales.

Récemment, Philippe Kourilsky a entrepris de développer à Singapour un important programme centré sur l’immunologie humaine et l’immunologie systémique.

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