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Olivier Bernard

chercheur, né le 6 octobre 1961

Présentation Biographie Publications et ouvrages

Les travaux d’Olivier Bernard concernent l’analyse structurale et fonctionnelle d’événements oncogéniques dans des tumeurs malignes, notamment dans les cancers du sang.

Avec ses collaborateurs, Olivier Bernard a identifié l’inactivation de la translocation TET2 (Dix -Eleven- translocation TET) dans les tumeurs malignes myéloïdes. Le gène de TET2 code une enzyme de type oxygénase, capable d'hydroxyler les cytosines méthylées (mC) en hydroxyméthyl cytosines (HMC), permettant une des étapes de la déméthylation de l'ADN. Les mutations de TET2 retrouvées dans les hémopathies malignes abolissent l’hydroxylation des 5-méthylcytosines, ce qui modifie la méthylation de l’ADN. Ces résultats montrent l’implication de TET2 dans la régulation épigénétique[1] de la structure chromatinienne et soulignent l’importance de la méthylation de l’ADN dans le contrôle de l’hématopoïèse et sa dérégulation dans les processus cancéreux.

D’autres analyses ont montré que l’inactivation de TET2 est également observée dans des leucémies lymphoïdes. Dans des modèles humains et murins, une déficience en TET2 donne un avantage de croissance aux cellules souches hématopoïétiques par rapport aux cellules de type sauvage, et induit de nombreuses anomalies de la différenciation hématopoïétique. A des stades plus avancés, les souris développent des cancers myéloïdes ou lymphoïdes.

Ses travaux récents ont montré que, de manière similaire aux leucémies myéloïdes chroniques et aiguës chez l’adulte, les cancers lymphoïdes matures peuvent se développer depuis des progéniteurs hématopoïétiques mutés silencieusement, c’est-à-dire ayant une mutation ponctuelle du gène n’affectant pas la séquence de la protéine. Les analyses sont en cours pour comprendre comment une déficience en TET2 perturbe l'hématopoïèse et coopère avec d'autres cibles oncogéniques pour conduire à des tumeurs malignes.

Olivier Bernard dirige actuellement l’unité Inserm "Hématopoïèse normale et pathologique" à l’Institut Gustave-Roussy à Villejuif. Son unité étudie les aspects génétiques des maladies hématologiques malignes et non malignes et analyse leurs conséquences sur hématopoïèse normale et sur la transformation maligne.

[1] L’épigénétique désigne l’étude des influences de l’environnement cellulaire ou physiologique sur l’expression de nos gènes

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