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Monique Capron

Pharmacienne, immunologiste, parasitologue, née le 26 octobre 1947

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La carrière scientifique de Monique Capron a tout d'abord été consacrée à l'immunologie des maladies transmissibles et, notamment, à l'étude des mécanismes de l'immunité dans une affection parasitaire, la schistosomiase (bilharziose), qui touche 200 millions de personnes dans le monde. Ses travaux ont conduit à une série de découvertes majeures. L'ensemble de ses résultats a permis d'approfondir les connaissances sur les fonctions des éosinophiles (cellules sanguines de la famille des globules blancs), cellules clés de la réponse antiparasitaire, et a permis de les étendre à d'autres domaines de l'immunopathologie, en particulier les maladies inflammatoires du tube digestif et les affections dermatologiques.

Les études réalisées par Monique Capron durant plus de vingt années ont clairement établi que les éosinophiles, pendant longtemps cellules sans fonction précise connue, sont en fait des composants cellulaires essentiels des mécanismes de protection contre le schistosome, mais interviennent également dans les réactions d'hypersensibilité. Monique Capron et ses collaborateurs montreront plus tard que les éosinophiles sont capables de synthétiser des cytokines intervenant dans la réponse immunitaire, ce qui élargira considérablement l'éventail des fonctions de l'éosinophile, cellule à part entière dans la réponse immunitaire. Plus récemment, des travaux d’une particulière originalité ont suggéré le rôle fondamental joué par les éosinophiles dans l’immunité innée, grâce à leur expression de récepteurs jusqu’ici caractérisés uniquement sur les cellules lymphoïdes.

En résumé, l’ensemble des travaux de Monique Capron consacrés à la connaissance d’une cellule méconnue de l’organisme humain a conduit à trois concepts essentiels : le rôle central joué par les éosinophiles dans les mécanismes de défense antiparasitaire, conduisant à une stratégie vaccinale originale contre la schistosomiase ; le rôle joué par les éosinophiles dans la pathogenèse des manifestations allergiques et inflammatoires, conduisant à des perspectives thérapeutiques nouvelles ; celui d’activités régulatrices insoupçonnées auxquelles viennent s’ajouter des fonctions nouvelles dans l’immunité innée.

En outre, ses activités de recherche, notamment dans le domaine de l’allergie et de la défense antiparasitaire, ont permis à Monique Capron de développer des approches de valorisation, grâce à l’établissement de relations avec l’industrie pharmaceutique européenne et internationale. C’est ainsi que sont en cours des contrats sur de nouvelles molécules anti-allergiques, des essais cliniques de phase III du premier vaccin antiparasitaire contre la schistosomiase et la mise en développement d’une nouvelle molécule antipaludéenne par Sanofi Aventis. De plus, Monique Capron est très fortement impliquée dans la recherche sur une maladie rare, le syndrome hyper-éosinophile idiopathique, participant activement à la recherche de nouveaux “biomarqueurs” dans le cadre du réseau national Help EO sur cette maladie.

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