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Michel Boiron

Médecin immuno-hématologue et cancérologue (1925-2018)

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

Mis à jour le 7, janvier 2019

Michel Boiron, hospitalo-universitaire et scientifique a vécu la grande aventure des progrès médicaux intervenus dans le champ des leucémies.

Après son internat et son clinicat, sur les conseils de Jean Bernard, Michel Boiron va, en 1956, s’initier à la recherche à l’Institut Gustave-Roussy, chez Maurice Tubiana, l’un des spécialistes mondiaux en radiobiologie et dont les travaux sont à l’origine de l’utilisation des isotopes radioactifs en médecine. Le laboratoire de Tubiana est surtout centré sur la radio-physique et sur les effets corporels des radiations, et Michel Boiron va s’intéresser au métabolisme du fer radioactif, partageant le laboratoire avec Claude Paoletti, biologiste moléculaire.

Michel Boiron, directeur de l'unité 107 "Virologie des leucémies" et Philippe Laudat, directeur général de l'Inserm de 1979 à 1982. © Inserm, M. Depardieu

Michel Boiron, directeur de l'unité 107 "Virologie des leucémies" et Philippe Laudat, directeur général de l'Inserm de 1979 à 1982

De retour à l’hôpital Saint-Louis, il est nommé directeur du laboratoire d’hématologie expérimentale au sein de l’Institut d’hématologie, dirigé par Jean Bernard. Le local est immense, mais vide. En six mois, Michel Boiron crée une équipe de dix chercheurs, biologistes moléculaires, hématologistes, immunologistes, généticiens et virologues et, parmi ceux-ci, Françis Galibert, Christian Larsen, Georges Périès, Marc Thomas, Jean-Paul Lévy, Pierre Tiollais, Armand Tavitian, Jay Levy.

L’axe essentiel des recherches du laboratoire sera l’étude moléculaire des virus leucémiques responsables des leucémies murines et des leucémies bovines. Une série de travaux princeps a permis à Michel Boiron et ses collaborateurs la caractérisation de l’ARN viral (ARN lourd), la culture in vitro des virus leucémiques et la première quantification, au microscope électronique, de la production virale. La recherche de l’ARN viral dans les leucémies humaines, menée en collaboration avec le National Cancer Institute (National Institutes of Health, Bethesda) américains, dans le cadre du plan Nixon contre le cancer n’a toutefois pas donné de preuve irréfutable de l’origine virale des leucémies humaines.

A côté de ces recherches les travaux du laboratoire ont donné lieu à d’autres importantes découvertes : isolement de l’ADN infectieux du virus de la papillomatose bovine, mise en évidence, dans les cellules humaines, de petits ARN intra-nucléaires (5s, 7s, etc…), étude de protéines du trafic intra-cellulaire sur les familles,…

Les collaborations de Michel Boiron avec les chercheurs américains ont été nombreuses et fructueuses (James Holland, Tom Frei, Charlotte Friend, JB Moloney, Franck Rauscher), ce qui lui a permis d’introduire très tôt en France la chimiothérapie anti-leucémique qui a révolutionné le traitement de ces maladies.

Après s’être entouré et avoir formé des chercheurs de grand talent, Michel Boiron, succédant à Jean Bernard en 1980 à la tête du service d’hématologie, va se consacrer plus largement à la pratique hospitalière.

La période de 1980 à 1993 est marquée par une série d’initiatives qu’il va entreprendre :

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