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Marcel Bessis

Médecin hématologue, 1917-1994

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1948 au centre de transfusion sanguine. De droite à gauche : les professeurs Jean Pierre Soulié, Marcel Bessis, Jean Bernard et Jean Dausset - © Inserm

1948 au centre de transfusion sanguine. De droite à gauche : les professeurs Jean Pierre Soulié, Marcel Bessis, Jean Bernard et Jean Dausset.

Marcel Bessis entame sa carrière de médecin - chercheur dans le laboratoire d'Henri Rouvière, professeur d'anatomie, avec comme collaborateurs Jean Dausset et Gabriel Richet. La fin de ses études de médecine est interrompue par la Seconde Guerre mondiale. Médecin militaire pendant la Campagne d'Italie, il propose de traiter les blessés victimes d'écrasement musculaire par exsanguino-transfusion.

Il reprend ses études à la fin de la guerre et devient l'élève d’Arnault Tzanck, qui donne à quelques-uns d’entre eux un laboratoire au sein du centre de transfusion sanguine. Bessis y retrouve Dausset et sa rencontre avec Jean Bernard a lieu en 1946, dans les "caveaux-labos" de l’hôpital Saint-Antoine.

Marcel Bessis donne une des premières descriptions de la maladie Rhésus, responsable de l’anémie hémolytique du nouveau-né. Il découvre, au cours d'enquêtes conduites dans les élevages mulassiers du Poitou, que la jaunisse grave du muleton nouveau-né est la conséquence d'un conflit entre la jument et le muleton. En 1946, il propose le traitement par exsanguino-transfusion du nouveau-né humain atteint de la maladie hémolytique : 80% des enfants sont ainsi sauvés. L'exsanguino-transfusion est ensuite appliquée avec succès au traitement des intoxications graves et des grandes destructions globulaires. Grâce à lui, la première rémission pour un malade atteint de leucémie aiguë est obtenue à l'hôpital Herold, en 1947.

Pendant le même temps (1946-1949), Marcel Bessis suit les cours du Collège de France des professeurs Fauré-Frémiet sur la cellule et Lacassagne sur le cancer. Il est un des pionniers de la transformation de la science des cellules, la cytologie. D'anatomique et morphologique, celle-ci devient physiologique. Son objet de recherche : la relation entre les structures de la cellule et ses fonctions. Deux grandes orientations : l'étude de l'influence des facteurs extérieurs et de l'environnement sur les structures et les fonctions de la cellule sanguine ; l'étude directe de cette ultrastructure et de ses relations avec la fonction. L'étude du problème lié au facteur Rhésus permet à Marcel Bessis de faire des observations sur le rôle des facteurs extérieurs dans la formation, le développement et la mort des cellules sanguines. Il étudie alors ces dernières et va travailler sur l'ultrastructure et les liens entre structure et fonction. Il est l'un des premiers à utiliser le microscope électronique en hématologie. Mais cela lui permet uniquement de faire des observations d'"autopsie".

Il recourt alors à des techniques plus sophistiquées (microcinématographie accélérée en contraste de phase, micro-irradiation ultra-violette, laser des organelles cellulaires) et il imagine des méthodes nouvelles d'étude de la direction des mouvements cellulaires. Il s'agit de créer une physiologie à l’échelle des angströms (10-10 mètre). Il découvre des lois qui gouvernent la forme des globules rouges (le passage de la forme de disque à celle de sphère), mais aussi la naissance des formes anormales (la définition des propriétés mécaniques qui permettent la "déformabilité" nécessaire à la circulation). C’est la naissance de la pathologie du mouvement et du comportement cellulaires, de l’éthologie et de l’écologie cellulaires. Il apporte des données neuves sur la démographie, la différenciation, la nécrose et la mort cellulaires, qu’il applique à la pathologie.

Résumé des travaux scientifiques de Marcel Bessis

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