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Livia Miravet

Médecin chercheuse en rhumatologie et métabolisme (1926-2017)

Présentation Biographie Publications et ouvrages

Livia Miravet est née en Argentine et, après avoir mené ses études secondaires et médicales à Cordoba, rejoint Paris où elle complètera sa formation en biologie et physiologie.  Recrutée à l’Inserm au tout début des années 1960, sa carrière scientifique et médicale a été marquée par ses travaux menés sur les maladies métaboliques osseuses, avec l’étude histologique du cartilage articulaire normal et arthrosique et celle des mécanismes biochimiques de sa dégénérescence.

Au milieu des années 1950, elle mène des recherches cliniques sur l’asthme, mais, en 1958, sa rencontre avec André Lichtwitz à l’hôpital Lariboisière de Paris va la conduire à entreprendre des recherches expérimentales et cliniques sur l’os, recherches auxquelles elle consacrera toute sa brillante carrière, d’abord à l’INH (Institut national d’hygiène) puis à l’Inserm dès sa création. Elle a toujours associé une activité clinique à ses activités de recherche, assurant une consultation de rhumatologie comme assistante à l’hôpital Lariboisière de 1960 à 1990.

Les recherches de Livia Miravet ont porté alors sur le rôle de la vitamine D et de ses dérivés, sur l’influence de différents ions tels le strontium, le fluor, le magnésium, le calcium et le phosphore, et d’effecteurs hormonaux tels la calcitonine, les hormones parathyroïdienne et thyroïdienne, la MGP (matrix Gla-protein), les corticoïdes et les œstrogènes, sur le développement et le maintien fonctionnel du tissu osseux, principalement de sa partie minérale. Elle a décrit différentes techniques de dosage de la vitamine D et de ses composés dérivés, des ions et des effecteurs. L’action pharmacologique de la rifampicine et de l’éthambutol sur le métabolisme phosphocalcique a été montrée. Les techniques  biochimiques, radio-isotopiques, histologiques et de microscopie électronique étaient utilisées dans ces études.

Elle s’est consacrée à l’étude des activités ostéoblastiques et ostéclastiques de l’os dans le cadre de la ménopause et de l’influence des hormones dans la survenue de l’ostéoporose. Elle a ainsi étudié les fractures des os, comme la fracture du col du fémur. Outre les résultats obtenus dans le cadre clinique et scientifique, qui feront l’objet de nombreuses publications dans des revues, elle a eu une très intense activité de communication. Consciente de l’importance en matière de santé publique de l’ostéoporose, elle a multiplié les participations à des congrès scientifiques, la rédaction de nombreuses revues générales, des conférences en direction des cliniciens rhumatologistes, l’enseignement dans le cadre de DEA et de la direction de thèses.

Les recherches de Livia Miravet ont porté aussi sur d’autres maladies de l’os telles que la maladie de Paget, le diabète calcique, l’ostéopétrose. L’ostéomalacie a elle-même fait l’objet de nombreuses études. Elle s’est également intéressée aux relations entre la calcification osseuse et la moelle osseuse normale et pathologique (maladie de Fanconi, thalassémie, myélome). 

Directrice de l’unité Inserm, elle a alors favorisé l’évolution des recherches de ses équipes dans des champs tels que le vieillissement du cartilage et l’arthrose, le vieillissement de l’os et l’ostéoporose, l’imagerie par les rayons X de l’ostéoporose, et la mise en culture d’ostéoblastes et d’ostéoclastes, ce qui a permis la mise en évidence d’effecteurs vitaminiques et hormonaux. Elle a également  développé des recherches de biologie moléculaire. 

Livia Miravet a enfin participé, au début des années 1990, à des recherches dans le cadre de consortiums internationaux, telle une étude sur l’ostéoporose dans la région méditerranéenne.

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