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Ketty Schwartz

Pharmacienne, biochimiste et généticienne (1937-2007)

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

Ketty Schwartz a notamment consacré ses travaux à la biologie moléculaire des muscles cardiaques et squelettiques, domaine où elle a contribué à des avancées majeures.

Après des études de pharmacie, en 1960, elle rejoint une équipe de recherche au centre d’étude des techniques chirurgicales de l’hôpital Broussais, alors dirigé par Daniel Laurent. Elle participe aux recherches sur les signes moléculaires au cours du rejet de greffe sur les premières transplantations cardiaques humaines. Elle travaille notamment sur l’importance de certaines enzymes dans le diagnostic de rejet cardiaque, ce qui donnera lieu à son premier article dans la revue Nature en 1968.

Ketty Schwartz rejoint ensuite l’unité 127 dirigée par Bernard Swynghedauw, nouvellement créée dans le domaine cardiovasculaire à l’hôpital Lariboisière où, pour la première fois, les outils de la biologie moléculaires sont appliqués à la recherche en cardiologie. Dans les années 1970 et 1980, cette approche des phénomènes cardiaques est très novatrice. Ketty Schwartz s’intéresse ainsi aux bases moléculaires des modifications du muscle cardiaque, en situations normale et pathologique, notamment dans l’insuffisance cardiaque. Les premiers marqueurs moléculaires de cette maladie sont publiés par l’unité au début des années 1980.

Dans les années 1990, Ketty Schwartz et ses collaborateurs ont l’intuition que les mécanismes à l’œuvre dans le développement et le fonctionnement du myocarde (muscle cardiaque) concernent aussi bien les muscles que leurs maladies. Elle rejoint alors l’unité Inserm 153 dirigée par Michel Fardeau pour mettre en place un grand projet, qui aboutit à la création, en 1997, de l’Institut de myologie de la Pitié-Salpêtrière. Elle continue de travailler avec Michel Fardeau à l'Institut de myologie de la Pitié-Salpêtrière, institut créé en 1996 et soutenu par l'Association française contre les myopathies (AFM), qui devient un des centres d’expertise sur le muscle le plus complet d’Europe, et de référence sur les maladies rares.


Avec la disparition de Ketty Schwartz, femme pétrie de talents, de force et de convictions profondes, tout cela allié à simplicité et noblesse, nous avons perdu une des plus grandes personnalités scientifiques, médicales et humanistes de ces dernières années, qui fut pionnière en de nombreux domaines. L'Inserm a occupé une très grande place dans la vie de Ketty Schwartz : elle y a mené l'essentiel de ses travaux de recherche. Elle était si profondément attachée à notre Institut que, récemment encore, elle déclarait : Je suis directrice de recherche émérite au CNRS, mais je souhaiterais tellement accoler à celui-ci le nom de l’Inserm”. Extrait de l’hommage rendu à Ketty Schwartz, Inserm actualités n° 208, janvier/février 2008


Ketty Schwartz et ses collaborateurs travaillent sur les cardiomyopathies et sont à l’origine du développement, en France et dans le monde, de la génétique moléculaire en cardiologie, domaine dans lequel la notion de transmission familiale était encore peu répandue au début des années 1990. Grâce à la constitution de banques d’ADN, l’origine génétique de plusieurs maladies des muscles squelettiques et cardiaques est élucidée (cardiomyopathie hypertrophique familiale, syndrome du QT long congénital, cardiomyopathies dilatées, dystrophies musculaires). L’examen d’une maladie rare, la dystrophie musculaire d’Emery-Dreifuss, conduit Ketty Schwartz et son équipe à isoler le gène LMNA. L’identification de ce gène permet de développer le concept de "laminopathies" pour désigner un groupe de maladies associées à certaines mutations. Pour ces travaux novateurs, Ketty Schwartz est la première femme non-américaine à recevoir un prix de l’Académie de médecine de New York.

À partir de la fin des années 1990, Ketty Schwartz participe à la mise en place du grand chantier de recherche clinique que constituent les biothérapies cellulaires. En collaboration avec l’équipe du professeur Philippe Ménasché, Ketty Schwartz et ses collaborateurs sont à l’origine de la première tentative réussie de thérapie cellulaire de l’infarctus et de l’insuffisance cardiaque. Son équipe travaille également sur le transfert direct de gènes dans le coeur et celui d’ADN nu dans les muscles squelettiques.

Ketty Schwartz a été présidente du Groupe de réflexion avec les associations de malades (GRAM) depuis sa création en 2003 jusqu’en 2007.

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