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José-Alain Sahel

Médecin ophtalmologiste, né le 12 juillet 1955

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

José-Alain Sahel est un clinicien-chercheur dans le domaine de la vision, qui a focalisé ses activités de recherche sur des maladies de la rétine encore incurables. La recherche sur les mécanismes physiologiques et pharmacologiques de survie des cellules de la rétine s’adresse à plusieurs pathologies au premier rang des causes de cécité, qu’elles soient d’origine ischémique (occlusions vasculaires, diabète), génétiques (dystrophies rétiniennes), ou liées au vieillissement.

Il fonde à Strasbourg, en 1992, le laboratoire de physiopathologie cellulaire et moléculaire de la rétine, un site de recherche translationnelle sur les mécanismes de la dégénérescence des cellules de la rétine. Celui-ci est resté au cœur de l’Institut de la vision que José-Alain Sahel a conçu et qui a été créé en 2008 sur le site de l'hôpital des Quinze-Vingts à Paris. Cet institut a reçu le label laboratoire d’excellence "Lifesenses, des sens pour toute la vie" en 2011.

Dans les laboratoires de cet institut sont poursuivies des recherches sur la biologie du développement, la génomique fonctionnelle, la physiologie et la thérapeutique (par exemple les cellules souches, la thérapie génique, la pharmacologie, la rétine artificielle), la recherche de biomarqueurs pertinents et de modèles de pathologie. La recherche clinique est intriquée avec les approches expérimentales : traitement de l’information, génétique, recherches thérapeutiques incluant la modélisation, preuves de concepts pré-cliniques, développements technologiques en imagerie et chirurgie. Cet institut de la vision est un des plus important centre de recherche intégrée sur ces maladies en Europe et associe plus de 250 collaborateurs dans une quinzaine d’équipes académiques et de nombreux industriels.

L’enjeu majeur des recherches conduites par José-Alain Sahel et ses collaborateurs est la compréhension et la prévention de la perte de vision centrale lors des rétinopathies pigmentaires, c'est-à-dire lors de la dégénérescence des cellules photoréceptrices à cônes. La préservation de la fonction des cônes représente, en soi, un enjeu majeur, dont la portée pourrait englober la principale cause de cécité de l’adulte : la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Une des découvertes majeures réalisées par José-Alain Sahel et ses collaborateurs est que les photorécepteurs en bâtonnets produisent un facteur trophique (appelé facteur de viabilité des cônes ou RdCVF pour Rod-derived Cone Viability Factor), qui aide les photorécepteurs en cônes à survivre. Ce facteur peut préserver la vision dans certaines pathologies humaines cécitantes. Cette découverte a fourni les bases biologiques pour des interactions paracrines entre cônes et bâtonnets, montrant que ces interactions jouent un rôle clé dans le maintien de la viabilité des cellules photoréceptrices.

La recherche de José-Alain Sahel est résolument tournée vers les stratégies thérapeutiques permettant aux personnes malvoyantes et aveugles de retrouver la vue. Il est un des pionniers, avec le groupe d’étude sur l’implant rétinien Argus II, de la recherche sur les prothèses visuelles qui peuvent faire gagner de la vision utile à des patients très handicapés, et leur permettre de recouvrer une certaine autonomie avec la reconnaissance d’objets ou de mots, l’orientation et la mobilité. Ces recherches permettent aussi de repousser les limites technologiques des prothèses visuelles et de proposer de nouvelles solutions en termes d’interface rétine-implant, codage des informations et cameras innovantes.

Avec l’équipe de chercheurs du Dr Botond Roska au Friedrich Miescher Institute (Bâle, Suisse), le groupe de recherche de José-Alain Sahel a été parmi les premiers à transformer par optogénétique des cellules de la rétine en photorécepteurs artificiels connectés au circuit rétinien et à utiliser la thérapie génique pour restaurer la vision. Il a également réussi à démontrer que les patients auxquels cette thérapie est applicable peuvent être identifiés et sélectionnés par des méthodes non invasives d’imagerie rétinienne en haute résolution, permettant de faire bénéficier plus vite ces patients des découvertes du laboratoire.

De nouveaux outils d’imagerie sont également développés par José-Alain Sahel et ses collaborateurs (optique adaptative, tomographie par cohérence optique..), afin d’affiner la caractérisation des déficits fonctionnels et de disposer de marqueurs d’efficacité thérapeutique précis et reproductibles. Parmi les recherches cliniques conduites, citons celles portant sur les occlusions veineuses de la rétine et celles sur les prothèses visuelles, également en expérimentation clinique, ainsi que le lancement de plusieurs essais de thérapie génique.

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