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Joel Bockaert

Neurobiologiste, né le 3 octobre 1945

Présentation Biographie Publications et ouvrages

Joël Bockaert a consacré la plupart de ses travaux aux mécanismes de transformation des qualités physico-chimiques d’un stimulus en message nerveux (transduction) des récepteurs couplés aux protéines G, celles-ci étant le siège du transfert d’informations à l’intérieur de la cellule (des centaines de messages chimiques sont secrétés dans le cerveau par des réseaux de neurones, en direction de molécules réceptrices appelées neurorécepteurs...

L’intérêt de Joël Bockaert pour cet important domaine de recherche (60% des médicaments agissent directement ou indirectement sur récepteurs couplés aux protéines G) commence dans les années 1970. À cette époque, seuls quelques laboratoires dans le monde étudient ces récepteurs au niveau moléculaire. Avec ses collaborateurs, il développe alors une méthode de marquage radioactif des hormones et étudie, avec cet outil, les propriétés moléculaires des récepteurs de l'ocytocine et de la vasopressine (deux hormones sécrétées par l’hypothalamus).

De retour des États Unis, après un stage post-doctoral à NorthWestern University of Chicago chez Lutz Birnbaumer, il s’initie à la neurobiologie au sein du Collège de France et s’intéresse aux mécanismes de communications cellulaires dans le système nerveux.

En 1982, au sein du centre CNRS-Inserm de pharmacologie-endocrinologie, qu’il a contribué à créer à Montpellier, Joël Bockaert décrit, notamment, l'existence des récepteurs métabotropiques du glutamate couplés à des protéines G. Ces travaux ouvrent une voie majeure de recherche, ces récepteurs étant impliqués dans les phénomènes de plasticité synaptique (mémoire et apprentissage moteur), la vision, le goût, l'anxiété, la douleur. Joël Bockaert et ses collaborateurs démontrent que la stimulation de certains récepteurs du glutamate induit la production de radicaux oxygénés impliqués dans la mort neuronale. Ces études sont importantes pour la compréhension des maladies neurodégénératives telles que la sclérose amyotrophique latérale (maladie neurologique touchant le système nerveux central de l’adulte et entraînant une lésion des neurones, qui provoque une paralysie progressive ; elle est appelée également maladie de Charcot), la maladie de Parkinson, la maladie d'Alzheimer et les accidents cérébrovasculaires.

Ils découvrent également, au niveau du pancréas, des récepteurs du glutamate de type AMPA (ionotropiques non-NMDA) stimulant la sécrétion d'insuline. Par ailleurs, ils mettent en évidence des récepteurs qui sont la cible de médicaments utilisés pour traiter les reflux gastro-œsophagiens, la constipation, la dyspepsie. Ils clonent les récepteurs PACAP (pituitary adenylate cyclase activating polypeptide) impliqués dans la survie des neurones (rôle anti-apoptotique, c’est-à-dire anti-mort cellulaire) et leur différenciation.

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