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Jean-Pierre Cartron

Biochimiste, biophysicien, hématologiste et immunologiste, né le 18 septembre 1943

Présentation Biographie Publications et ouvrages

Les travaux de Jean-Pierre Cartron et de son équipe ont concerné essentiellement la biochimie et la biologie moléculaire des antigènes des groupes sanguins humains, ainsi que leurs fonctions biologiques.

De 1968 à 1984, Jean-Pierre Cartron montre, au sein de l’unité de recherche Inserm dirigée par Charles Salmon, l’existence de modifications des antigènes ABO chez les patients atteints de leucémie aiguë, premier exemple d’une modification acquise des groupes sanguins chez l’homme, suggérant l’existence d’un dysfonctionnement génétique de la cellule cancéreuse.

Par la suite, il se consacre à l’étude des mécanismes de biosynthèse des antigènes glucidiques, puis à la caractérisation structurale des glycoprotéines érythrocytaires (des globules rouges) et à leur rôle de ligands vis-à-vis de certaines protéines et de parasites (Plasmodium falciparum). Parallèlement, il mène des études sur l’analyse moléculaire de désordres acquis des globules rouges impliqués dans des phénomènes pouvant entraîner des difficultés de groupage sanguin. Dans le syndrome Tn de poly-agglutination, en particulier, il identifie une mutation somatique dans les cellules souches hématopoïétiques.

La seconde période de ses travaux, débute au sein de l’unité 76 de l’Inserm, dont il assurera la direction de 1985 à 2004. Elle a pour objectif de développer un programme de recherches visant à comprendre la structure, les propriétés et les fonctions biologiques des molécules portant des antigènes de groupes sanguins présents à la surface des globules rouges et dans divers tissus. Des contributions majeures de biochimie et de génétique moléculaire dans de nombreux systèmes importants (MNS, GE, RH, LW, KEL, FY, JK, LU, GIL) en immuno-hématologie et en médecine transfusionnelle vont permettre de déterminer la structure des gènes et des protéines, d’analyser les bases génétiques de leur polymorphisme et d’élucider les principaux mécanismes moléculaires impliqués dans certains désordres héréditaires de la membrane érythrocytaire. Ces études ont montré que les groupes sanguins résident sur des molécules de la surface cellulaire caractérisées par une très large diversité structurale et sont capables d’assurer des fonctions de transport, de récepteur, d’adhérence et d’activité enzymatique. Le rôle critique de certains d’entre eux a ensuite été étudié en pathologie (paludisme, drépanocytose).

De l’ensemble de ces travaux, l’un des plus approfondis concerne le groupe sanguin Rhésus (Rh). Jean-Pierre Cartron et ses collaborateurs y ont apporté des contributions essentielles, conduisant au premier test de diagnostic prénatal de génotypage RHD fœtal pour la prévention de l’allo-immunisation fœto-maternelle. De plus, la découverte de la fonction de transport de gaz (ammoniac, gaz carbonique) des protéines du complexe Rh a ouvert de nouvelles perspectives en physiologie de divers organes, où il existe des protéines homologues. De même, l’invalidation des gènes Rh chez la souris, permet de disposer d’un modèle animal utilisable pour l’étude physiopathologique du syndrome de déficience Rh et l’étude des mécanismes de l’allo-immunisation Rh et de l’immunosuppression fœto-maternelle, dans le cadre de la prévention de la maladie hémolytique du nouveau-né.

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