toggle
ICON
Haut de page
Taille du texte
Ajouter au favoris
Imprimer
Envoyer à un ami
Partager

Jean-Gérard Guillet

Immunologiste (1951-2007)

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

Les champs des recherches de Jean-Gérard Guillet ont couvert le vaste domaine des interactions protéine/protéine ou récepteur/ligand, ceux de l’immunochimie et de l’immunologie fondamentale et appliquée à la vaccination, puis à la cancérologie.

Au tout début de l’utilisation des anticorps monoclonaux, Jean-Gérard Guillet va en produire de toutes sortes, contre des haptènes (éléments constitutifs des antigènes reconnus comme étranger par un organisme, mais qui pour entraîner une réaction, doivent être associés à une autre substance protéique ou glucidique), des récepteurs, des bactéries. Son objectif : mettre au point des trousses de détection des antigènes et des outils de purification ou de détoxification. Il contribue à une importante découverte : des anticorps monoclonaux dirigés contre des récepteurs possèdent la capacité de stimuler ces derniers.

En 1985, Jean-Gérard Guillet part en stage post-doctoral aux Etats-Unis, au Massachussets Institute of Technology près de Boston. Dans le laboratoire de Malcom Gefter, il travaille sur les bases structurales et moléculaires de la reconnaissance des antigènes par les lymphocytes T. Il a une brillante intuition, qui lui permet de comprendre le phénomène d’activation des lymphocytes T, ainsi que les bases moléculaires de la discrimination du soi et du non-soi. Cette découverte a eu un impact majeur en immunologie au niveau international.

De retour en France en 1988, il constitue rapidement sa première équipe de recherche en immunologie, dans le laboratoire d’Arthur-Donny Strosberg à l’Institut Cochin de génétique moléculaire (ICGM), institut fédératif de recherche avant la lettre créé en 1990 par Jean-Paul Lévy, avec lequel il travaille également et auquel il succèdera à la direction de son unité d’immunologie et d’oncologie des maladies rétrovirales.

Bien que non-médecin, Jean-Gérard Guillet consacre très vite l’essentiel de son activité à mettre au service de la clinique ses connaissances fondamentales en immunologie, avec l’objectif de prévenir ou de traiter les maladies.


Depuis les aspects les plus fondamentaux des conséquences fonctionnelles de l’interaction des épitopes peptidiques avec les molécules du complexe majeur d’histocompatibilité jusqu’au transfert de ces données en recherche vaccinale, l’œuvre scientifique de Jean-Gérard Guillet témoigne d’une impressionnante cohérence. Cette dernière est même renforcée par son implication dans les essais cliniques, la création d’une plate-forme de suivi des réponses immunitaires aux candidats vaccins et d’un centre d’investigation clinique dédié.

Extrait de l’hommage rendu à JG Guillet, médecine/sciences, janvier 2008


Dès le lancement, en 2000, de la discussion sur l’avenir de l’ICGM et son évolution vers une organisation intégrative, Jean-Gérard Guillet propose de créer un département d’immunologie, ce qui va inspirer la structure en départements de l’Institut Cochin. Premier directeur de ce département qu’il avait organisé, il fait le choix, début 2005, de confier cette responsabilité à ses collaborateurs pour se consacrer à l’animation scientifique de son équipe et à la mise en place de vastes réseaux de coopération dans le domaine de la recherche vaccinale ; il y consacre avec enthousiasme une grande partie de ses efforts. Avec un dynamisme admirable, il s’emploie à fédérer, en France et en Europe, les compétences des chercheurs, des industriels et des cliniciens. Faisant preuve d’un professionnalisme sans faille, il mène de front les études fondamentales nécessaires à la mise au point de nouveaux vaccins (les vaccins lipopeptidiques contre le VIH ou le mélanome), leur amélioration grâce à des tests sur des modèles animaux et les essais cliniques qui en découlent. S’employant à convaincre les autorités compétentes en France et aux États-Unis, il contribue grandement à la mise en place d’une série d’essais cliniques avec des volontaires sains.

Jean-Gérard Guillet est également le co-fondateur de plusieurs Start up et entreprises dans le domaine de l’immunologie : Immunogenics aux Etats-Unis, Peptide Immune Ligands en France, pour développer des produits visant à prévenir et à traiter les maladies relevant de la pathologie infectieuse ou tumorale ; BDS Biodelivery System, pour développer les produits issus des recherches et utiliser des peptides comme médicaments ; CIL Technologies, Paris Biotech entreprise, co-fondée avec l’université libre de Belgique et Inserm Transfert, pour développer de nouvelles approches en vue du diagnostic de diverses maladies.

Jean-Gérard Guillet a fait la preuve de ce qui a été la “marque de fabrique” de son activité scientifique tout au long de sa carrière : inventivité et originalité.

Voir Modifier Créer ici
Facebook Twitter Google+ Linkedin Viadeo Delicious StumbleUpon Evernote Scoop it Netvibes