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Jean-François Bach

Médecin, biologiste, immunologiste, né le 8 juin 1940

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Les travaux de Jean-François Bach, avant tout, d’ordre expérimental, ont été menés chez la souris (les souris lupiques NZB et les souris diabétiques NOD notamment, remarquables modèles spontanés de maladies auto-immunes), avec, chaque fois que cela s’est révélé possible, le transfert des résultats obtenus chez l’animal aux maladies humaines, notamment pour ce qui concerne les nouvelles stratégies d’immunothérapie. C’est de cette intrication entre la recherche fondamentale, ses concepts et ses techniques, et l’investigation clinique que découlent les progrès de la connaissance médicale.


« C’est Jean Hamburger qui m’a imprégné, au tout début de ma carrière scientifique, de sa vision moderne de la recherche médicale. J’ai eu la chance de m’y engager, alors que les bases fondamentales de l’immunologie cellulaire commençaient tout juste à être appréhendées » dit Jean-François Bach. Et il poursuit : « Le développement rapide de cette nouvelle discipline m’a permis de m’entourer, au cours des quatre décennies de ma carrière, d’un nombre important de jeunes chercheurs grâce auxquels notre groupe a pu établir et maintenir jusqu’à aujourd’hui une présence internationale. ( Jean-François Bach)


Découverte de la thymuline

Depuis la fin des années 1950, on connaissait le rôle majeur joué par le thymus dans la différenciation des lymphocytes T, responsables notamment du rejet des greffes, de la défense contre les virus et contre certaines bactéries. On savait que cette différenciation dépendait d’interactions entre les précurseurs lymphoïdes issus de la moelle osseuse et l’épithélium thymique. Jean-François Bach démontre l’existence d’une hormone produite par l’épithélium thymique, la thymuline, qui, synthétisée, stimule les réponses immunitaires dans différents modèles in vitro et in vivo. Avec ses collaborateurs, il met en évidence son activité thérapeutique chez l’homme, notamment dans des déficits immunitaires et dans la polyarthrite rhumatoïde. Plus récemment et de façon inattendue, il est apparu que la thymuline et certains de ses analogues ont également une puissante activité analgésique.

Rôle des cellules T régulatrices dans le contrôle de la reconnaissance du soi (l’auto-immunité)

Il existe chez tout individu normal des cellules T autoréactives reconnaissant des antigènes du soi propres aux différents tissus de l’hôte. La question était de savoir comment cette autoréactivité était compatible avec l’absence de manifestations pathologiques, en dehors des cas de maladies auto-immunes avérées. Avec son équipe, Jean-François Bach est le premier à montrer, au début des années 1980, que le principal mécanisme expliquant ce paradoxe est lié à l’existence de sous-populations de cellules T régulatrices qui s’opposent à la différenciation des cellules T pathogènes responsables des maladies auto-immunes.

Un nouveau traitement du diabète insulinodépendant

Le traitement de cette affection, fréquente et sévère, est encore uniquement palliatif, reposant sur l’administration au long cours d’insuline, mais incapable aujourd’hui d’en prévenir les complications dégénératives, notamment vasculaires. La mise en évidence de l’origine auto-immune de ce type de diabète devrait logiquement conduire à tenter d’arrêter le cours de la maladie par une action pharmacologique directe sur les lymphocytes T impliqués. En 1985, Jean-François Bach et ses collaborateurs démontreront, de façon incontestable, l’efficacité d’un traitement immunosuppresseur chez des patients au diabète récemment déclaré. En 1994, ils démontrent que 75% des malades traités deviennent insulino-indépendants et le restent 18 mois après un traitement de seulement une semaine.

Cette stratégie, qui ouvre comme espéré la perspective d’une guérison de la maladie, devrait pouvoir être appliquée à la majorité (sinon à la totalité) des malades diabétiques récents, le jour où l’information des médecins et des malades permettra un diagnostic plus précoce de la maladie. Des données expérimentales et cliniques indiquent également que cette même approche peut être étendue à d’autres maladies auto-immunes, notamment à la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn et le psoriasis.

Environnement et augmentation de la fréquence des maladies allergiques et auto-immunes dans les pays industrialisés

Jean-François Bach et son équipe confirme l’hypothèse selon laquelle l’augmentation de la fréquence des maladies allergiques et, notamment, de l’asthme peut être liée à la diminution des infections observée depuis plus de deux décennies dans les pays industrialisés. Ils étendront ensuite ces arguments aux maladies auto-immunes, en particulier au diabète insulinodépendant et à la sclérose en plaques.

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