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Jean Dormont

Médecin immunologiste, né le 28 septembre 1929

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

Jean Dormont a commencé sa carrière scientifique à partir des années 1960 à l’hôpital Necker, auprès de Jean Hamburger, directeur de l'unité Inserm de recherche en néphrologie et chef du service de néphrologie. Il analyse les effets des immunosuppresseurs et la conservation des greffons à l’aide de greffes expérimentales. Il étudie les réactions immunologiques après greffe chez l’homme, notamment par des tests ex-vivo : migration des leucocytes du receveur en présence d’antigènes solubles du donneur, sensibilité des rosettes spontanées à l’azathioprine et aux sérums anti-lymphocytes chez les sujets bénéficiant d’une tolérance prolongée du greffon, aptitude des lymphocytes du receveur à être stimulés en culture par la phyto-hémagglutinine et les sérums anti-lymphocytes. Dans le domaine clinique, il étudie notamment les problèmes éthiques soulevés par les greffes à partir de donneurs vivants.

En 1970, Jean Dormont est nommé chef de service à l’hôpital Antoine-Béclère et, peu après, directeur de l’unité Inserm de néphrologie et d’immunopathologie, implantée dans un bâtiment neuf de recherche de l’Inserm jouxtant l’hôpital.

Avec ses collaborateurs, il oriente ses recherches vers des aspects plus fondamentaux de l’immunologie, mettant au point et utilisant des nouvelles méthodes in vitro pour l’étude des réponses immunitaires chez la souris et chez l’homme. Ces méthodes vont lui permettre d’étudier la régulation des réponses immunitaires, spontanées et après traitement, dans de multiples pathologies humaines : lupus érythémateux disséminé, purpura thrombopénique, ainsi que dans le vieillissement. D’autres travaux seront consacrés à l’hypersensibilité retardée et à la tolérance immunitaire.

A la fin des années 1990, Jean Dormont s’est investi dans des recherches sur le VIH et a été notamment responsable du développement des essais cliniques au sein de l’Anrs (Agence nationale de recherche sur le sida), en association avec plusieurs structures de l’Inserm. Il a, en outre présidé durant plusieurs années le groupe d’experts chargés par les pouvoirs publics d’émettre des recommandations pour le traitement et la prise en charge des personnes atteintes par le sida.

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