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Jean Bernard

Médecin, cancérologue, hématologiste (1907- 2006)

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Accueil de M. le président de la république François MITTERAND par M. Philippe LAZAR, directeur général de l'INSERM et le professeur Jean BERNARD lors de la création du comité national d'éthique. Copyright : Inserm, M. Depardieu

Accueil de M. le président de la république François MITTERAND par M. Philippe LAZAR, directeur général de l'INSERM et le professeur Jean BERNARD lors de la création du comité national d'éthique.

Grâce aux nombreuses personnalités scientifiques qu’il a rassemblées sur le site de l’hôpital Saint-Louis et à la diversité de leurs compétences, Jean Bernard sera l’inspirateur et l’animateur d’un grand nombre de travaux majeurs touchant plusieurs domaines de l’hématologie, de l’immunologie et de la cancérologie expérimentale et/ou clinique.

Les leucémies aiguës ont représenté l’un de ses principaux sujets d’étude. C’est d’abord avec Marcel Bessis, qui avait mis au point le traitement par exsanguino-transfusion de nouveau-nés atteints de la maladie hémolytique, qu’il réussit en 1947 la première rémission complète de cette maladie par ce traitement à l’hôpital Herold.

A l’origine de la démonstration expérimentale de la nature cancéreuse des leucémies, Jean Bernard obtient ensuite les premières rémissions de longue durée et les premières guérisons de leucémies aiguës en 1965. Cela, grâce à la mise au point progressive de combinaisons chimiothérapiques qui, pas à pas, vont transformer le pronostic de cette redoutable maladie en permettant aujourd’hui la guérison de près de 90% des leucémies aiguës lymphoblastiques de l’enfant.

Jean Bernard et ses collaborateurs révolutionnent le pronostic d’une autre hémopathie maligne, la maladie de Hodgkin, notamment en modifiant les modalités de son traitement par radiothérapie.

Le nom de Jean Bernard demeure également attaché à la découverte d’une maladie hémorragique congénitale, la dystrophie thrombocytaire hémorragipare, connue dans le monde entier sous le nom de "syndrome de Bernard-Soulier", découverte qui a permis d’avancer dans la compréhension de la physiopathologie de l’hémostase.

Avec Jacques Ruffié, Jean Bernard contribue à l’avènement d’une discipline originale, l’hématologie géographique, qui étudie les caractères héréditaires du sang de populations et leurs répartitions géographique.

Le Centre Hayem que Jean Bernard a dirigé, à l’hôpital Saint Louis, a été une véritable pépinière de la recherche médicale, donnant naissance aux laboratoires de Maxime Seligmann (unité Inserm d’immunochimie et d’immunopathologie, de François Kourilsky (unité Inserm d’immunologie des tumeurs) et de Jean Dausset (unité Inserm d’immuno-génétique de la transplantation humaine), qui reçut le prix Nobel de médecine en 1980. Ses autres principaux élèves seront notamment Georges Mathé, Jacques Ruffié, Michel Boiron, Jacques Caen, Georges Flandrin et Jacques-Louis Binet.

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