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Jean-Antoine Girault

Médecin, neurobiologiste et neurologue, né le 15 octobre 1955

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Les travaux de Jean-Antoine Girault portent sur les mécanismes moléculaires et cellulaires par lesquels les neurotransmetteurs exercent leurs effets à long terme dans les neurones, l'objectif étant de comprendre les mécanismes qui sous-tendent certains comportements simples et leurs modifications durables.

Ayant une double formation médicale de neurologue et de biochimiste, Jean-Antoine Girault a étudié la régulation de la libération de neurotransmetteurs (dopamine, GABA, glutamate) dans le striatum, au cours de sa thèse de science avec Jacques Glowinski et Marie-Jo Besson au Collège de France. Cette région du cerveau est importante dans le contrôle des mouvements et de l’apprentissage procédural.

Il a ensuite travaillé avec Paul Greengard à l’université Rockefeller à New York à la fin des années 1980 et caractérisé de nouvelles voies de phosphorylation de protéines par lesquelles les neurotransmetteurs, en particulier la dopamine, agissent sur les neurones cibles du striatum. Il a notamment montré la régulation de la DARPP-32, une protéine régulatrice importante de ces neurones, par plusieurs kinases et par une phosphatase activée par le Ca2+. Il a également contribué à développer les premiers anticorps "phospho-spécifiques", permettant d'évaluer le type de phosphorylation d'une protéine.

De retour en France Jean-Antoine Girault s’est consacré à l'étude du développement et de la plasticité du système nerveux. Avec ses collaborateurs, il a poursuivi l’étude de la signalisation intracellulaire dans les neurones du striatum, identifiant Gαolf (Gαolfactif) , la protéine G qui couple le récepteur D1 de la dopamine à ses effecteurs, montrant le rôle de la caséine kinase 1 et d’autres kinases dans la régulation de la DARPP-32 et disséquant le rôle central de la voie de la kinase ERK dans l’action de la cocaïne et d’autres drogues addictives. Il a également montré la contribution de la DARPP-32 aux réponses épigénétiques des neurones, du fait de sa capacité à s’accumuler dans le noyau. Il a aussi mis en évidence le rôle des tyrosines kinases intracellulaires FAK et Pyk2 dans les neurones. Enfin, il a découvert la première protéine neuronale impliquée dans les interactions entre les axones et les cellules gliales myélinisantes dans les nœuds de Ranvier et contribué à la dissection moléculaire de ces interactions.

Les projets actuels de l’équipe de Jean Antoine Girault, qu’il codirige avec Denis Hervé, portent sur les mécanismes de signalisation entre les synapses et le noyau dans des populations identifiées de neurones du striatum, les régulations épigénétiques et les modifications de transcription des gènes impliquées dans les modifications comportementales durables. L’équipe étudie aussi les perturbations de ces mécanismes induits par la cocaïne et la L-DOPA dans la maladie de Parkinson et au cours d’autres mouvements anormaux.

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