toggle
ICON
Haut de page
Taille du texte
Ajouter au favoris
Imprimer
Envoyer à un ami
Partager

Jacques Epelbaum

Neuro-endocrinologiste, né le 11 mai 1950

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

Les recherches de Jacques Epelbaum concernent la neuro-endocrinologie du cerveau et les fonctions neurobiologiques de la somatostatine.

La somatostatine est une neuro-hormone hypothalamique, initialement découverte pour inhiber la sécrétion hypophysaire de l'hormone de croissance (Growth Hormone, GH), en 1973, par Roger Guillemin (prix Nobel 1977 de physiologie ou médecine). C'est un des neuropeptides les plus ubiquitaires dans le cerveau des mammifères et l'un des rares d’entre eux dont la pharmacologie a donné naissance à des médicaments pour traiter les tumeurs neuro-endocrines. Jacques Epelbaum est un spécialiste de la somatostatine et a participé au développement de ses applications thérapeutiques.

A la fin des années 1970, il montre que la somatostatine est un neuromédiateur à part entière, en établissant ses distributions neuronale et subcellulaire, son mode de libération calcium-dépendante, ses différents récepteurs et ses mécanismes d'action et de dégradation. Dans l'hypothalamus, il précise les interactions entre les neurones à somatostatine et à somatolibérine (une neuro-hormone stimulant la sécrétion de l'hormone de croissance, également appelée GH-Releasing Hormone : GHRH), toutes deux impliquées dans la régulation fine de la sécrétion de l'hormone de croissance en rythme circadien. A l'aide de souris invalidées pour les cinq sous-types de récepteurs de la somatostatine, il détermine leur importance respective dans les fonctions neuro-endocriniennes et neurobiologiques du peptide. Ainsi, la présence des sous-types de récepteurs est distincte dans l'hypophyse où la somatostatine régule la sécrétion de l'hormone de croissance, et dans l'hippocampe où elle régule les processus d'apprentissage et de mémorisation. Cette répartition distincte permet de mieux comprendre ses effets dans différentes fonctions cérébrales.

A partir des années 1980, avec Alain Enjalbert, Françoise Peillon et Philippe Jaquet, il montre la présence de récepteurs à la somatostatine sur les adénomes sécrétant l’hormone de croissance. Cette découverte a donné naissance à une famille d'agonistes de la somatostatine utilisés en clinique depuis 1988, pour traiter les tumeurs hypophysaires et neuro-endocrines, et également l'acromégalie. Il a d'ailleurs assuré les expertises pharmacologiques pour la mise sur le marché de deux d'entre eux. Dans le domaine des maladies neurodégénératives, collaborant avec France et Yves Agid, André Delacourte, Bruno Dubois, Charles Duyckaerts et Jean-Jacques Hauw, il fait un lien entre une diminution de la somatostatine dans le cortex frontal et les démences associées au Parkinson ou à la maladie d'Alzheimer. Avec Cécile Viollet, il continue à explorer l’atteinte de ces inter-neurones dans le vieillissement cognitif.

Depuis l’an 2000, d’abord avec Marie-Thérèse Bluet-Pajot, puis avec Virginie Tolle, il a entrepris l’étude d’un nouveau système peptidergique, le système ghreline/obestatine, qui fait le lien entre la régulation de la sécrétion de l’hormone de croissance et celle du métabolisme énergétique. Ces recherches se poursuivent dans le centre de recherche en psychiatrie et neurosciences, à l’hôpital Sainte-Anne, qu'il dirige depuis 2008.

Voir Modifier Créer ici
Facebook Twitter Google+ Linkedin Viadeo Delicious StumbleUpon Evernote Scoop it Netvibes