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Jacqueline Marvel

Jacqueline Marvel, immunologiste, née le 2 avril 1957

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

Les travaux de Jacqueline Marvel concernent l’étude de la mémoire immunitaire portée par les lymphocytes T CD8 dont le rôle consiste à éliminer les cellules reconnues comme dangereuses : cellules infectées par un virus, bactéries ou cellules tumorales.

En 1986, Jacqueline Marvel soutient une thèse de doctorat portant sur l’étude du réseau idiotypique, sous la direction du professeur Jacques Urbain à Bruxelles. Puis lors d’un stage dans le laboratoire du professeur Avrion Mitchison à Londres, elle commence l’étude des marqueurs des lymphocytes T CD8. Elle met en évidence le rôle de la différenciation des cellules naïves en cellules mémoire dans la régulation de l’expression des isoformes de la protéine CD45. Ses recherches portent aussi sur la fonction de CD45 dans l’activation des CD8.

Toujours à Londres, elle rejoint l’équipe de l’immunologiste Mary Collins pour travailler sur l’apoptose, dont l’importance venait d’être mise en évidence. Elle contribue à caractériser le rôle de facteurs de croissance dans l’inhibition de ce processus, dans des modèles de lignées cellulaires hématopoïétiques dépendantes d’interleukines.

Décrypter la mémoire immunitaire

En 1993, Jacqueline Marvel crée une équipe de recherche sur l’immunologie cellulaire au sein du laboratoire de biologie moléculaire de la cellule (unité CNRS 49), à l’École normale supérieure de Lyon. Grâce à une approche de mutagenèse par insertion virale, elle met en évidence le rôle des gènes Bcl-X et Bcl-2 dans l’inhibition de la mort médiée par l’interleukin 3. Par ailleurs elle caractérise les modifications fonctionnelles acquises par les lymphocytes CD8 lors de leur différentiation en cellule mémoire.

De 2007 à 2012, elle crée puis dirige l’unité Inserm 851 "Immunité, infection, vaccination" à Lyon, issue du regroupement de trois laboratoires de l’Inserm consacrés à l’immunologie ou l’infectiologie.

Elle étudie les mécanismes moléculaires et cellulaires responsables du développement d’une réponse immunitaire appropriée vis-à-vis de pathogènes ou d’antigènes de l’environnement. Les recherches de son équipe portent également sur la relation entre un pathogène et son hôte, à l’échelle cellulaire comme au niveau de l’organisme entier.

Identifier de nouveaux lymphocytes

Ses travaux ont contribué à démontrer que les caractéristiques fonctionnelles des cellules mémoires les distinguent des cellules naïves. Ainsi, les lymphocytes T CD8 mémoire ont-ils des capacités de prolifération plus importantes que les CD8 naïfs. Ils acquièrent également plus rapidement leurs fonctions effectrices, telles que la synthèse de cytokines spécifiques (IFN-gamma, CCL5 ou XCL1).
Jacqueline Marvel a identifié une signature génique associée aux lymphocytes T CD8 mémoire qui corrèle leur capacité à migrer dans les tissus. Une propriété de pénétration qui n’est pas partagée par les lymphocytes T CD8 innés.

Enfin, elle a également mis en évidence et caractérisé plusieurs sous-populations de lymphocytes T CD8 mémoire :

Avec ses collaborateurs, Jacqueline Marvel développe à présent des projets multidisciplinaires et établit des collaborations fructueuses avec des chimistes et des mathématiciens. Le développement de modèles mathématiques de la réponse immunitaire est devenu une des thématiques principales de son équipe.

Développer et gérer des plateformes technologiques

Elle a également piloté le projet de construction du Plateau de biologie expérimentale de la souris (PBES), plateforme qu’elle a ensuite dirigé de 2001 à 2006.

Elle a développé les activités de phénotypage au sein de cette structure qui ont permis, en 2007, sa participation au programme intégré européen EUMODIC (EUropean MOuse DIsease Clinic) en tant que centre de phénotypage secondaire.

L’obtention de l’Equipex-Phenocan a permis l'acquisition d’équipements pour le développement d'approches de phénotypage de cellule unique et pour le suivi longitudinal de modèles précliniques de maladies (cancer, maladies inflammatoires ou infectieuses).

Elle gère actuellement la structure fédérative de recherche SFR Biosciences, unités mixtes de service CNRS 3444 / Inserm 8 / université Claude-Bernard, Lyon / ENS de Lyon), une unité constituée de 10 plateformes technologiques au service des chercheurs et étudiants du campus.

Elle pilote un projet de nouvelles plateformes qui permettront l’étude de modèles préclinique de pathologie infectieuses et l’étude des microbiotes. 

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