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Hubert Vaudry

Docteur ès sciences, chercheur en neuro-endocrinologie, né le 17 février 1946

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Riche est le parcours scientifique d’Hubert Vaudry, qui a consacré ses recherches à la communication neuronale et neuro-endocrine.

Sa thèse de troisième cycle, soutenue en 1974, est suivie cinq ans plus tard de sa thèse d’Etat. Il gravit alors les échelons de la carrière universitaire (assistant, maître-assistant, maître de conférences), mais, en dépit de sa forte appétence pour l’enseignement, sa passion pour la recherche finira par l’emporter. Il poursuit ainsi son ascension au sein du système plus sélectif et abrupt de la carrière de chercheur au sein de l’Inserm.

Les travaux de recherche d’Hubert Vaudry et de ses collaborateurs visent à élucider les processus physiologiques et physiopathologiques de la communication neuro-endocrinienne. Ses projets portent sur la caractérisation de nouveaux neuropeptides et sur l’étude de leur mécanisme d’action au niveau de leur cellule cible.

Il a été le premier à montrer l’existence d’un variant de la somatostatine, maintenant appelé cortistatine, dans le cerveau des vertébrés. Il a caractérisé deux nouveaux neuropeptides issus de la maturation post-traductionnelle de la sécrétogranine II, la sécrétoneurine et l’EM66. Il a identifié l’urotensine II (un peptide initialement purifié à partir de l’urophyse des poissons), dans le cerveau des mammifères, et montré que les gènes codant les peptides de la famille de l’urotensine II et de la somatostatine sont issus d’un seul gène ancestral commun. Il a découvert le 26RFa/QRFP, un tout nouveau membre de la famille des peptides RFamide. Pour chacun de ces peptides, il a déterminé les sites d’expression, les processus de maturation, les relations structure-activité, la conformation tri-dimensionnelle, les mécanismes de transduction, les activités biologiques et les implications physiopathologiques. Il s’est intéressé aux effets de plusieurs peptides sur la neuroprotection et sur le contrôle de la prise alimentaire. Enfin, il a cartographié les sites d’expression des enzymes de la stéroïdogenèse dans le système nerveux central et montré que la biosynthèse des neurostéroïdes est finement régulée par divers neuropeptides, indiquant ainsi que certains effets neurochimiques et comportementaux des neuropeptides peuvent être médiés par les neurostéroïdes.

Hubert Vaudry à bâti et dirigé durant 15 années une unité Inserm de neuro-endocrinologie, qui rassemblait plus de 70 personnes. Il disposait d’un matériel de recherche des plus évolués, ce qui a permis à un ensemble de ces appareils d’obtenir la reconnaissance nationale de plateforme de recherche en imagerie cellulaire (Primacen). Il participait à et suivait toutes les travaux qui y étaient menés : leur inspiration, leur conception, leur déroulement et la publication des résultats.

Outre cela, il a mis au service de la recherche et des soins toute la communauté scientifique et médicale de Rouen ; il en fédèrera les diverses structures, abattant les murs entre les facultés de médecine et de pharmacie et la faculté des sciences, le monde de la chimie et de la physico-chimie, et même les structures hospitalières. Il a ainsi créé et dirigé l’institut fédératif de recherches multidisciplinaire sur les peptides, qui a regroupé tous les laboratoires de biologie, de chimie et de biophysique du site. Il s’est appliqué à bâtir “La Normandie des sciences de la vie”, en initiant des collaborations avec l’université du Havre et de Caen. Mais au-delà encore, il concevra le réseau LARC (Lille, Amiens, Rouen, Caen) des neurosciences, développant des collaborations entre des laboratoires de ces quatre universités voisines.

Et l’Europe se développant, il élargit alors l’emprise des neurosciences du Nord-Ouest aux pays proches : la Grande-Bretagne avec Portsmouth, la Belgique avec Bruxelles et Louvain, les Pays-Bas avec Nimègue.

Les recherches d’Hubert Vaudry, marquées par d’étroites collaborations avec des équipes japonaises, coréennes, chinoises, européennes américaines et canadiennes, ont été à l’origine de la création du laboratoire international associé Samuel de Champlain.

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