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Hervé Chneiweiss

Médecin neurologue et neurobiologiste, né en 1957

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

Mis à jour le 6 janvier 2020

Les travaux de recherche d’Hervé Chneiweiss portent sur la biologie d’une population particulière de cellules du système nerveux, les astrocytes, principale population des cellules gliales, ainsi que sur l’origine et le développement des tumeurs cérébrales L’implication des cellules gliales dans le traitement de l'information nerveuse a été longtemps négligée. Les astrocytes constituent la moitié des cellules cérébrales et remplissent de nombreuses fonctions, depuis la mise en place de l’architecture du cerveau jusqu’au fonctionnement, à chaque instant, des communications entre neurones. De plus, certains astrocytes forment les cellules souches cérébrales adultes et la plupart des maladies dites neurologiques sont en fait liées à une altération de la fonction astrocytaire.


"L’Inserm, peut-être davantage que d’autres institutions, a l’absolue nécessité d’être capable de répondre aux questions d’ordre éthique que peuvent se poser tant les chercheurs que l’ensemble de nos concitoyens. Je me réjouis qu’Hervé Chneiweiss ait accepté cette mission complexe, dont on sait combien les réflexions ont enrichi les questionnements éthiques", souligne André Syrota, président-directeur général de l’Inserm


Les travaux d’Hervé Chneiweiss ont permis de caractériser sur différentes populations d’astrocytes du système nerveux central de nombreux récepteurs et leurs effecteurs intracellulaires, second messagers et protéines cibles nouvellement identifiées comme la Stathmin ou PEA-15, et de décrire leurs fonctions dans la protection comme la mort programmée (apoptose), l’entrée dans le cycle cellulaire ou une mobilité inappropriée. Plus récemment, avec ses collaborateurs, Hervé Chneiweiss étudie plus particulièrement les mécanismes liant l’astrocyte à la genèse et au développement des tumeurs cérébrales. Ils ont montré que la surexpression de certains facteurs de croissance, tel le TGFalpha agissant via l’Epidermal Growth Factor Receptor (EGFR), provoque un trouble de la différenciation cellulaire qui rend la cellule sensible à la transformation tumorale. Dès 2002, ils ont caractérisé, au sein de tumeurs cérébrales humaines de l’enfant et de l’adulte, des cellules souches tumorales dont l’analyse pourrait permettre de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques anticancéreuses.

C’est dans les années 1990 qu’Hervé Chneiweiss s’immerge pleinement dans les questions éthiques, en tant que consultant en neurogénétique à la Salpêtrière, dans le service d’Yves Agid. Passionné par les questions que posent les progrès de la recherche, Hervé Chneiweiss, d’abord membre d’ERMES, le comité d'éthique de l'Inserm, en est le président depuis mars 2013. Il a également été nommé membre du comité consultatif national d’éthique (CCNE). Il tient également une chronique de bioéthique dans la revue médecine/sciences, dont il a été rédacteur en chef de 2006 à 2016.

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