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Henri Leridon

Démographe, né le 15 juillet 1942

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

Publié le 22 novembre 2018

Henri Leridon est démographe. Ses domaines de recherche concernent la reproduction humaine, la dynamique des populations, les comportements sexuels dans le contexte du sida, ainsi que la famille.

Henri Leridon a consacré ses premiers travaux à l'analyse de la fertilité des populations humaines. Ses recherches se situaient dans la lignée de celles du démographe et historien français, Louis Henry, sur les diverses composantes de la fertilité : fécondabilité, mortalité intra-utérine, stérilité du post-partum et stérilité définitive. Il a également travaillé sur la recombinaison de ces composantes dans des modèles, en particulier par microsimulation selon la méthode dite de Monte-Carlo.

Cette approche lui a permis d’établir des liens entre les contraintes physiologiques de la reproduction humaine et l'effet des comportements individuels. Il a par exemple étudié les relations entre le nombre des couples qui utilisent des méthodes de contraception, l'efficacité des techniques utilisées et la baisse de la fécondité. Les mêmes modèles permettent aussi d’analyser les conséquences du report à un âge de plus en plus tardif de la première naissance, tant sur le niveau global de la fécondité que sur la difficulté pour les couples à obtenir les enfants désirés.

Pour disposer d'informations fiables sur les pratiques des populations contemporaines, Henri Leridon a dirigé des enquêtes nationales et collaboré à plusieurs projets internationaux.

L’analyse de la fécondité et des comportements sexuels

La statistique courante devenant insuffisante pour analyser les évolutions de la fécondité dans les pays occidentaux, les démographes ont dû innover sur le plan des modes d'observation et parfois sur celui des concepts.

Les enquêtes organisées à l’Institut national d’études démographiques (Ined) par Henri Leridon ont permis de suivre et de mieux comprendre ces évolutions, en rapprochant le mouvement de la fécondité de celui des structures et des normes familiales. Ces changements sont d'autant plus significatifs qu'ils portent sur la famille, considérée comme un des fondements essentiels de l'organisation de nos sociétés et comme une valeur-refuge en période difficile.

Par ailleurs, l’épidémie de VIH-sida a rendu primordiale l’obtention de données fiables sur les comportements sexuels – composante souvent négligée des comportements de reproduction. Henri Leridon a ainsi participé aux deux grandes enquêtes françaises de 1992 et 2005 et analysé plus particulièrement la cohérence des données concernant la fréquence des rapports et le nombre de partenaires, sur plusieurs périodes.

Suivre les enfants, de leur naissance à l’âge adulte

En 2002, Henri Leridon a lancé l’idée d’une cohorte nationale d’enfants, qui visait à suivre un échantillon national représentatif de 20 000 enfants, de leur naissance à l’âge adulte, pour étudier tous les aspects de leur développement dans une approche pluridisciplinaire.

Fusionné en 2005 avec une étude similaire portant sur les aspects environnementaux, le projet a été baptisé Elfe : il est soutenu par l’Ined, l’Inserm, l’Institut national  de veille sanitaire (InVS), l’Établissement français du sang ainsi que par les ministères de la Santé, de la Recherche, de l’Environnement, de la Culture, et par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf).

L’objectif général de cette cohorte est de comprendre comment les conditions périnatales, l’environnement dans ses différentes dimensions affectent, de la période intra-utérine à l’adolescence, le développement, la santé et la socialisation des enfants.

Une soixantaine d’équipes sont impliquées – travaillant sur des thématiques de sciences sociales, de santé, et de santé-environnement –,  dont la  coordination est assurée par une unité mixte spécifique Inserm/Ined/EFS, basée à l’Ined. 18 700 familles ont été recrutées entre avril et décembre 2011, dans un échantillon de 315 maternités et toute une méthodologie de questionnaires et de prélèvements biologiques a été mise en place pour suivre les enfants et leur famille pendant 20 ans

Les premiers résultats, tirés des observations en maternité et jusqu’aux deux ans de l’enfant, ont révélé, par exemple, les taux d’exposition à divers polluants de l’environnement pendant la grossesse, les pratiques d’allaitement et d’alimentation des bébés, ou l’utilisation excessive des écrans (TV, tablettes…, par les très jeunes enfants. Henri Leridon a assuré la direction de projet jusqu’à mars 2010, et en est depuis conseiller scientifique.

L’évolution démographique de l’Académie des sciences

Dans les années 2000, les projets de réforme de plusieurs académies scientifiques ont été l’occasion d’étudier l’évolution démographique de ces corps particuliers : Académie des sciences de l’Institut de France, Académie de médecine, Collège de France… Henri Leridon a ainsi examiné leurs perspectives d’évolution, selon diverses hypothèses de fonctionnement. Il a notamment reconstitué dans le détail l’évolution de la population de l’Académie des sciences depuis 1666, contribuant au moyen de projections à éclairer le choix de nouvelles règles de fonctionnement en son sein

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