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Henri Gastaut

Médecin, biologiste et neurophysiologiste (1915-1995)

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Recherches en électro-encéphalographie

Les travaux conduits par Henri Gastaut et ses collaborateurs sur l’électro-encéphalographie ont permis de mettre au point plusieurs techniques dont l’emploi s’est généralisé en France et à l’étranger :

Henri Gastaut définit également certains grapho-éléments caractéristiques de l’électroencéphalogramme humain. Il en étudie les relations possibles avec certaines manifestations psychologiques, appréciées par des examens psychométriques (principalement l’immaturité affective et l’agressivité refoulée) ou des tests objectifs (principalement, l’enregistrement des réflexes conditionnés).

Recherches en épileptologie

Sur le plan séméiologique, clinique et électro-encéphalographique, les travaux d’Henri Gastaut permettront d’individualiser ou de préciser plusieurs variétés électrocliniques de cette maladie :

Ces travaux ont également permis de définir le cadre de l’épilepsie psychomotrice ou du lobe temporal. Il convient de rappeler à ce propos les trois colloques internationaux organisés par Henri Gastaut à Lisbonne (1953), Marseille (1954), et Washington (1957).

Henri Gastaut, médecin, biologiste et neurophysiologiste (1915-1995)

Enfin il a montré l’importance des encéphalopathies vasculaires de la première enfance dans le développement d’un grand nombre d’épilepsies de l’enfant et de l’adulte et, plus particulièrement, du syndrome cité plus haut : le syndrome HHE.

C’est grâce à cet ensemble de recherches qu’Henri Gastaut élabore une classification électroclinique des épilepsies qui a connu une très large audience, puisque, publiée en 1951, en France, elle a été traduite dans plusieurs langues.

Sur le plan anatomique, des études macroscopiques et microscopiques confirment l’importance des lésions rhinencéphaliques à l’origine des épilepsies psychomotrices ; elles ont montré l’importance du rôle joué par l’œdème cérébral et l’engagement para-hippocampien dans la production de ces lésions. Du point de vue expérimental, les recherches sur l’épilepsie psychomotrice démontrent son origine habituellement rhinencéphalique et principalement amygdalienne. D’autres recherches précisent le mécanisme des crises épileptiques généralisées, en le comparant à celui des crises compulsives anoxiques. Tous ces résultats ont été rapportés par Henri Gastaut dans le nouveau traité américain de physiologie Handbook of Physiology.

Sur le plan thérapeutique, Henri Gastaut consacre des recherches sur le traitement hormonal de l’épilepsie et, plus particulièrement, sur celui de l’encéphalite myoclonique du nourrisson par l’hormone corticotrope (ACTH). Il met également en évidence les propriétés anti-épileptiques des benzodiazépines, devenues depuis lors l’arme essentielle du traitement des états de mal épileptique.

Outre les épilepsies, Henri Gastaut travaille sur d’autres manifestations cérébrales paroxystiques posant des problèmes de diagnostic différentiel délicats avec l’épilepsie. Il étudie la séméiologie, la physiopathogénie et le traitement : des syncopes vasovagales réflexes du nourrisson, revêtant souvent la forme de “convulsions” essentielles, à froid ou à chaud ; des syncopes vasovagales réflexes de l’enfant et de l’adulte jeune ; du spasme du sanglot du nourrisson ; de l’ictus laryngé ; des syncopes par hyper-réflexie du nourrisson et sinucarotidiennes du sujet âgé ; des éclipses cérébrales chez les athéromateux.

Enseignement

En dehors de sa tâche universitaire professorale, Henri Gastaut a organisé chaque année, pendant trente ans, des colloques européens (colloques de Marseille) dont les comptes-rendus ont été connus dans le monde sous le nom de “Comptes-rendus des Colloques EEG de Marseille”. Il a organisé également des colloques internationaux qui reprenaient les thèmes des colloques de Marseille nécessitant un complément d’étude : Washington (1957) sur l’épilepsie temporale ; Moscou (1958) sur l’EEG du conditionnement ; Cologne (1964) sur l’EEG des lésions vasculaires cérébrales ; Bologne (1967) sur l’EEG du sommeil ; Venise (1972) sur le pronostic des épilepsies ; Barcelone (1974) sur le traitement des épilepsies ; Bologne (1984) sur l’évolution des épilepsies.

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