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Françoise Clerget-Darpoux

Généticienne statisticienne, née le 19 août 1946

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications

Mis à jour le 5 août 2020

Françoise Clerget-Darpoux a consacré ses recherches à l’identification des facteurs génétiques impliqués dans les maladies humaines. Elle a notamment développé des méthodes d’analyse appliquées aux maladies neurologiques et auto-immunes.

Grâce à sa double formation en mathématiques et génétique, Françoise Clerget-Darpoux a développé des méthodes d’analyse originales. L’une d’elle a notamment permis d’estimer les risques associés à des gènes préalablement identifiés.

Ces travaux ont fait d’elle une pionnière de la génétique statistique au niveau international. Ainsi a-t-elle été élue présidente de l’International Genetic Epidemiology Society en 1998, avant de recevoir de cette même société le Leadership Award pour l’ensemble de ses travaux, l’année suivante.

En 2000, Françoise Clerget-Darpoux a créé l’unité Inserm 535 Génétique épidémiologique et structure des populations humaines située à l’interface de la génétique épidémiologique et de la génétique des populations. Ce domaine de recherche peu exploré, aussi bien sur le plan national qu’international, a attiré des étudiants brillants formés, comme elle, à la génétique et aux mathématiques.

Son groupe a mis au point des méthodes adaptées à l’étude de populations dans lesquelles les mariages entre apparentés sont fréquents, ou de populations constituées d’un petit nombre d’individus. L’une d’elle a notamment permis de localiser le gène d’une forme récessive de la maladie de Parkinson et celui du syndrome malformatif rare dit de Taybi-Linder.

Loin de se cantonner aux seuls développements méthodologiques, les travaux de Françoise Clerget-Darpoux ont également porté sur l’étude de nombreuses pathologies, en particulier sur les maladies neurologiques et sur celles liées au système immunitaire.

Études génétiques de maladies neurologiques

Pour étudier la maladie d’Alzheimer, Françoise Clerget-Darpoux a mis en place en 1992 et coordonné pendant huit ans un réseau de recherche clinique regroupant huit équipes de recherche – dont trois unités Inserm – et douze services hospitaliers.

Une large enquête familiale multicentrique a ainsi permis d’évaluer la proportion de formes monogéniques de la maladie. Une étude cas-témoins a donné une estimation des risques de développer une des formes multifactorielles d’Alzheimer en fonction de l’âge, du sexe et du génotype de l’apolipoprotéine E (APOE).

Études génétiques de maladies auto-immunes

Dans le domaine des maladies auto-immunes, Françoise Clerget-Darpoux s’est intéressée au diabète insulino-dépendant, à la maladie cœliaque, à la sclérose en plaques et à l’arthrite rhumatoïde. Pour les étudier, elle a utilisé une méthode originale qui intègre différents types d’information génétique sur les malades et leur famille.

Ainsi a-t-elle pu établir une nouvelle classification des génotypes HLA de l’arthrite rhumatoïde en fonction de leur risque. Cette classification a depuis été adoptée par la communauté scientifique.

De 1994 à 1997, Françoise Clerget-Darpoux a coordonné un réseau franco-tunisien dédié à la maladie cœliaque. Puis de 2000 à 2003, elle a dirigé l’équipe française d’un projet européen regroupant 17 équipes réparties entre l’Italie, la Finlande, la Suède, le Royaume-Uni et la France. Ces études ont mis en lumière la synergie de deux gènes sur le développement de la maladie cœliaque. Elles ont également montré que l’information portée par ces gènes permettait de distinguer les personnes à haut risque de celles avec un risque quasi-nul.

Enfin, de 1995 à 2009, elle a mis en place les stratégies d’analyse génétique des données familiales de sclérose en plaques dans le cadre du réseau national Refgensep.

Enseignement de la génétique épidémiologique

Alors que l’importance de la génétique épidémiologique devenait évidente au niveau international, aucun enseignement des méthodes spécifiques de cette discipline n’existait en France. Françoise Clerget-Darpoux s’est beaucoup investie dans cette démarche en mettant notamment en place, en 1993, un enseignement de niveau mastère à l’université Paris Sud.

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