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Françoise Birg

Biochimiste, hémato-cancérologiste, née le 12 octobre 1947

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A la fin des années 1960, l’étude des virus capables de rendre une cellule cancéreuse (virus oncogènes) en était à ses tout débuts. Jeune étudiante, c’est dans l’unité de recherche Inserm de Georges Meyer que Françoise Birg se familiarise avec l’un de ces virus oncogènes de référence, celui du polyome.

Elle parfait sa formation dans le laboratoire de Renato Dulbecco, à l’Imperial Cancer Research Fund à Londres, de 1974 à 1977. Le virus du polyome et son cousin le virus simien n°40 (SV40) occupaient alors, avec les rétrovirus, le centre de la scène. L’analyse de la structure du génome viral et de ses formes intégrées démarrait avec la technique d’hybridation sur transfert proposée par le britannique Edwin Southern (1975), puis son application par Botchan et Sambrook (1976). Celle-ci était encore rudimentaire et Françoise Birg va consacrer une partie de son activité, à Londres, à la transformer en un outil de grande sensibilité et à faible bruit de fond, tout en l’utilisant pour l’analyse de l’intégration et de l’expression des génomes viraux.

A son retour à Marseille, elle fera bénéficier d’autres équipes de ce qu’elle avait appris de ces “Southern blots”. Elle va également rapporter d’autres technologies, comme la technique d’immunoprécipitation, qui allait lui permettre l’analyse des produits des gènes viraux. Les résultats qui en ont découlé ont amené Françoise Birg à constituer, en 1979, une équipe de recherche autonome dans l’unité 119 de cancérologie expérimentale de l’Inserm. Dans un premier temps, ses projets s’inscrivent dans la continuité des travaux antérieurs, couronnés par une série de résultats sur les différents types de lignées transformées, sur la structure des génomes viraux intégrés, les interactions entre l’antigène grand T de SV40 et la protéine p53, les interactions cellule transformée - hôte syngénique.

A partir de 1985, Claude Mawas prend la direction de l’unité 119 et Françoise Birg va entamer des recherches sur les cancers humains, considérant que l’interface entre recherche clinique et recherche fondamentale pouvait être efficacement explorée, en particulier dans le champ de l’hématologie, très fortement représenté à l’Institut Paoli-Calmettes qui héberge l’unité.

De 1986 à 1993, elle s’associe à Patrice Mannoni, dans une équipe d’hématologie. Avec ce dernier, elle a notamment étudié des phénomènes pouvant contribuer à expliquer le potentiel prolifératif des cellules leucémiques, ainsi que les schémas d’expression de différents récepteurs des cellules sanguines, l’objectif étant de définir de nouveaux marqueurs moléculaires de la leucémie.

En 1993, Patrice Mannoni se tournant vers des travaux plus cliniques, Françoise Birg, avec une équipe en partie renouvelée, oriente ses recherches vers la cytogénétique moléculaire des hémopathies. Ce positionnement, à la frontière de la recherche fondamentale et de l’application clinique, sera conforté lorsque Luc Xerri (hospitalo-universitaire spécialisé dans les lymphomes, rapidement responsable du service d'anatomopathologie de l’Institut Paoli-Calmettes) et Marina Lafage (responsable de la cytogénétique hématologique) rejoignent son équipe.

Françoise Birg et ses collaborateurs mènent notamment des travaux de caractérisation moléculaire de nouvelles anomalies dans les hémopathies, en s’intéressant particulièrement à la leucémie aiguë promyélocytaire et la leucémie myéloïde chronique, car ces pathologies permettent d’analyser les relations entre phénotype et génotype. Cette approche présente donc un intérêt au niveau fondamental (identifier de nouvelles anomalies chromosomiques et de nouveaux gènes impliqués dans les hémopathies), ainsi que des retombées au niveau du diagnostic et du suivi de certains patients. En effet, la leucémie aiguë promyélocytaire et la leucémie myéloïde chronique peuvent bénéficier de thérapeutiques spécifiques. Ces approches seront valorisées par la mise en place d’un consortium européen pour l’analyse des leucémies aiguës promyélocytaires sans les anomalies chromosomiques classiques.

Le deuxième thème de recherche développé par Françoise Birg et ses collaborateurs va porter sur les lymphomes. Dans un premier temps, ils s’intéressent à la régulation de l’apoptose dans les lymphomes, afin d’identifier de nouveaux marqueurs diagnostiques et pronostiques. Cette approche, limitée dans un premier temps à quelques gènes, va changer d’échelle avec la mise en place des cartes d’expression génique, approche qu’ils avaient appliquée dans un premier temps avec succès à la maladie de Hodgkin et qu’ils poursuivent dans le cas du lymphome folliculaire et de certaines formes de transition. Ces recherches de transfert trouvent pleinement leur place avec la création, sur le site de l’Institut Paoli-Calmettes, d’un Centre de biologie du cancer, où sont regroupés les plateaux techniques nécessaires aux nouvelles analyses moléculaires des pathologies cancéreuses, tumeurs solides, leucémies ou lymphomes.

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