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François Kourilsky

Médecin et immunologiste (1934-2014)

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrage

Au début des années 1960, François Koulisky démarre sa carrière de chercheur en étudiant l’activité biologique des anticorps circulants. Son travail, effectué à New York avec Baruj Benacerraf, lie les fonctions d’hémolyse et d’anaphylaxie à deux classes d’anticorps différentes (gamma-1 et gamma-2) du cobaye.

François Kourilsky s’intéresse par la suite à l’immunologie des tumeurs. De 1966 et 1976, il mène ses travaux en majeure partie dans l’unité de recherche Inserm en immunologie des tumeurs à l’hôpital Saint-Louis à Paris, unité qu’il dirige de 1974 à 1976, date à laquelle, il s’installera à Marseille. Avec Jean-Paul Lévy il, il étudie le mécanisme des réactions immunologiques cytotoxiques anti-tumorales chez la souris, dans le modèle du sarcome induit par le virus de Moloney, Dans les tumeurs humaines, des systèmes antigéniques précis sont recherchés dans la leucémie aiguë et dans des tumeurs rares (Burkitt, mélanome, Kaposi). Dans la leucémie aiguë, la définition par Jean Dausset de l’expression des antigènes HLA, est suivie de tentatives infructueuses de mise en évidence d’un système antigénique précis. Dans la tumeur de Burkitt, en collaboration avec George Klein, biologiste du Karolinska Institute suédois, François Kourilsky et ses collaborateurs parviennent à relier l’antigène de membrane à l’expression du virus d’Eipstein-Barr. Ils contribuent aussi à définir la distribution membranaire de cet antigène tardif lié à la réplication du virus d’Epstein-Barr en culture. L’étude séro-épidémiologique d’une autre tumeur, la tumeur de Kaposi africaine, permet d’établir une association, mais non un rôle étiologique, d’un autre virus du groupe Herpès. Enfin, la recherche de réactions immunologiques à médiation cellulaire, spécifiques du mélanome malin, leur permet d’établir l’une des premières définitions des cellules NK, cellules tueuses non spécifiques.

François Kourilsky et son équipe se penchent alors sur la structure antigénique des membranes cellulaires. Après avoir, étendu la notion de mobilité des constituants membranaires aux antigènes d’histocompatibilité HLA, en 1971-1972, ils mettent au point, avec Catherine Neauport-Sautes, une technique dite de "redistribution différentielle", permettant d’étudier en immunofluorescence les relations entre structures membranaires à la surface cellulaire. L’application la plus satisfaisante permet de montrer que les produits des différentes régions géniques du complexe H-2 s’expriment sur des molécules différentes.

Il s’attèle ensuite à la mise au point de l’analyse d’antigènes de membranes à l’aide d’anticorps monoclonaux. En collaboration avec Michel Pierres, l’analyse d’une série d’anticorps monoclonaux dirigés contre les antigènes I-A et I-E du complexe majeur d’histocompatibilité chez la souris, permet de définir de nouveaux antigènes et des réactions croisés avec HLA-DR chez l’homme. L’évaluation de l’avidité des anticorps monoclonaux permettra ensuite d’apprécier un certain polymorphisme au niveau de HLA-DR, par les variations d’avidité de réactions du même anticorps monoclonal envers les cellules de différents individus.

Au-delà de ses activités de recherche, François Kourilsky a été également un grand bâtisseur. Il fonde et dirige de 1976 à 1985 le centre d'immunologie de Marseille-Luminy Inserm/CNRS (CIML) Dans une logique d’application des recherches réalisées au CIML, crée en 1981, avec Michel Delage et Antoine Béret, la société Immunotech, qui permet d'allier les exigences de la recherche et de l'exploitation industrielle. Cette société est devenue l’un des leaders mondiaux pour la fabrication de réactifs à base d'anticorps monoclonaux.

François Kourilsky sera le directeur général du CNRS de 1988 à 1994.

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