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Dominique Labie

Médecin, biochimiste, hématologiste et généticienne (1920 - 2016)

Présentation Biographie Entretien Publications et ouvrages

Les dix années qui s’écouleront depuis son recrutement à l’INH en 1954 jusqu’à la soutenance de sa thèse de sciences et son départ pour les Etats-Unis en 1964, sera une période de formation pour Dominique Labie. Elle passe des certificats de licence, puis rédige sa thèse avec l’aide de Jacques Kruh à l’hôpital des Enfants malades. Elle apprend également diverses techniques, toutes orientées vers la chimie des protéines, techniques qu’elle acquiert lors de séjours relativement courts effectués dans des laboratoires de recherche à Londres.

Ensuite, son séjour de 18 mois au California Institute of Technology (Caltech), Etats-Unis, dans le laboratoire de WA Schroeder, un des trois pionniers ayant déterminé la séquence complète de molécules d’hémoglobine, va lui permettre d’y apprendre les techniques modernes (notamment, Fingerprints et séquence selon Sanger pour connaître la séquence des protéines).

A son retour des Etats-Unis, elle entreprend de monter ces techniques dans le laboratoire de Georges Schapira, dans les sous-sols vétustes de l’hôpital Necker. Avec Jean Rosa, d’abord, puis avec différents collaborateurs qui la rejoignent après le départ de Rosa pour Créteil et parmi lesquels Henri Wajcman, elle identifie et caractérise un nombre important de variants de l’hémoglobine, des hémoglobines anormales, et même de certaines autres protéines (enzymes du globule rouge, prothrombine). Ses travaux sur les hémoglobinopathies ont toujours été menés en collaboration avec les cliniciens responsables des études phénotypiques, mais également en confrontation avec des données physicochimiques permettant de comprendre les mécanismes fonctionnels en jeu. Il s’est agi, en particulier, de Max Ferdinand Perutz, titulaire du prix Nobel de chimie en 1962, pour avoir déterminé par diffraction de rayons X la structure tridimensionnelle de l’hémoglobine, dans laquelle les atomes étaient positionnés en hélice, et les modifications pathologiques qu’induisent ses variants.

La fin des années 1970 correspond au développement des techniques de biologie moléculaire et à leurs applications à des problèmes de génétique humaine. L’hémoglobine demeure toujours à cette époque un modèle privilégié. Les recherches de Dominique Labie et de ses collaborateurs, tout en restant très majoritairement centrées sur les hémoglobinopathies, s’orientent vers la génétique moléculaire et l’épidémiologie moléculaire des grandes endémies.

Ils ont fait d'importantes observations sur les maladies moléculaires de l'hémoglobine avec défaut qualitatif ou quantitatif. Les études concernent à la fois les protéines et l’ADN et se font en collaboration avec denombreux pays en développement pour lesquels les maladies de l’hémoglobine posent un problème de santé publique :

Dominique Labie a reçu un très grand nombre de stagiaires thésards et de visiteurs étrangers dans son unité de recherche.

En 1991, enfin, Dominique Labie est chargée par le directeur général de l’Inserm, Philippe Lazar, d’une mission sur l’état de la recherche en transfusion sanguine dans le monde. Cette enquête se situait dans le cadre des transmissions du virus du sida, le VIH, par transfusion, à cette époque. Après avoir visité une quinzaine de laboratoires (Etats-Unis, Canada, Angleterre et Ecosse, Pays-Bas), elle établira son rapport à double facette, scientifique et administrative et politique.

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