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Daniel Fourmy

Chercheur, pharmacologie moléculaire en cancérologie, né le premier mai 1954

Présentation Biographie Publications et ouvrages

Daniel Fourmy étudie des récepteurs de la cholécystokinine (RCCK) et de la gastrine (G) pour comprendre leurs fonctions et leurs mécanismes d’action, avec pour objectif leur utilisation comme cibles thérapeutiques en cancérologie. Il réalise également des études portant sur la régulation du récepteur du peptide GIP (Glucose Dependent Insulinotropic Peptide) dans les cancers et cherche à développer une stratégie denanothérapie ciblant le récepteur de la gastrine dans les tumeurs endocrines.

Le récepteur RCCK2, un récepteur couplé aux protéines G a pour ligands naturels la cholécystokinine et la gastrine, deux neuropeptides connus pour leurs fonctions dans le système nerveux et l’appareil digestif. Le récepteur RCCK2 est une cible diagnostique et thérapeutique potentielle, lié à sa surexpression dans certains cancers.

Daniel Fourmy a étudié les caractéristiques du récepteur RCCK2, ainsi que les mécanismes moléculaires régissant son internalisation cellulaire. Il a identifié des agonistes et un antagoniste présentant des activités très différentes sur les voies de signalisation activées par le récepteur, dépendantes des protéines G ou dépendantes du recrutement des bêta-arrestines. Il a été par ailleurs montré que les états conformationnels du RCCK2 à l’origine de ces signalisations présentent des différences au niveau du site de liaison orthostérique du récepteur. Ces résultats remettent en cause les concepts pharmacologiques traditionnels (le blocage du récepteur entraîne une perte d’effet), ce qui a amené Daniel Fourmy à développer une stratégie de ciblage thérapeutique.

Cette stratégie thérapeutique anti-tumorale est appelée nanothérapie ciblée par hyperthermie magnétique. Elle est basée sur l’emploi de gastrine greffée à la surface de nanoparticules magnétiques. Ce ligand de RCCK2 guide ces nanoparticules vers les cellules tumorales sur-exprimant ce récepteur, puis se lie à ce récepteur, pénètre à l’intérieur des cellules de manière physiologique et s’accumule dans les lysosomes des cellules tumorales. A ce moment, un champ magnétique alternatif à haute fréquence est appliqué sur la tumeur, entraînant localement une élévation de la température des nanoparticules, puis la formation d’espèces réactives de l’oxygène qui entrainent la rupture de la membrane lysosomale et la mort cellulaire. Ces approches de recherche fondamentale associant biologie et nanotechnologies sont en cours de développement.

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