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Daniel Aberdam

Chercheur en biologie épithéliale et cellules souches, né le 27 janvier 1954

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

Les recherches de Daniel Aberdam concernent la régulation des gènes de l’épiderme et, plus récemment, la physiopathologie des cellules souches épidermiques.

Daniel Aberdam a démarré ses travaux sur le potentiel oncogène des gènes homéotiques[1] au cours de ses études à l'université Pierre et Marie Curie à Paris, puis de son doctorat à l'Institut Weizmann en Israël. Ensuite, au cours de son stage postdoctoral à Nice, il a participé à la découverte des gènes responsables de géno-dermatoses, maladies graves de la peau, ayant ensuite permis le premier diagnostic prénatal pour les syndromes d'épidermolyse bulleuse jonctionnellei.

Ses intérêts scientifiques se sont portés sur la régulation transcriptionnelle des gènes épidermiques, avec l'identification de promoteurs spécifiques de la peau. Ensuite, son équipe s'est concentrée sur la physiopathologie des cellules souches et a conçu des modèles cellulaires originaux à partir de cellules souches pluripotentes, qui récapitulent la formation embryonnaire normale et pathologique de la peau et de la cornée. Cela a permis de caractériser les gènes et les voies de signalisation impliqués dans ces étapes critiques. Avec son équipe, il a démontré la capacité des cellules souches pluripotentes à produire un épiderme pluristratifié et a identifié une voie métabolique nouvelle qui maintient la pluripotence.

Plus récemment, avec ses collaborateurs, il a utilisé la reprogrammation cellulaire sur des cellules de patients pour modéliser in vitro différentes pathologies et a identifié des composés chimiques capables de restaurer le défaut cutané et oculaire lié à une forme sévère de dysplasie ectodermique, maladie rare due à des mutations sur le gène p63. Des essais cliniques sont en préparation.

Par ailleurs, ils ont mis au point la production standardisée de cellules limbiques, cellules souches de la cornée, à partir de cellules souches plutipotentes et montré l'intérêt d'un tel modèle alternatif aux tests de toxicité oculaire effectués sur les animaux.

Note

[1] Un gène homéotique est, par définition, un gène dont la mutation produit une homéose, c'est-à-dire l'apparition d'un organe bien formé, mais à un mauvais emplacement du corps.

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