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Claude Poyart

Médecin hématologiste (1933-2001)

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

Nommé à l’internat des hôpitaux de Paris, Claude Poyart se spécialise dans la pratique de la médecine d’urgence, des soins intensifs et de la réanimation. Les besoins transfusionnels importants indispensables dans ces disciplines influenceront ses futures recherches dans le domaine des substituts sanguins.


De la ventilation à la physiologie respiratoire, de la physiologie respiratoire à l’étude de l’hémoglobine, de l’hémoglobine aux transporteurs artificiels d’oxygène, cette route - sa route - devait conduire Claude Poyart et tous ceux, si nombreux, qu’il a su réunir autour de lui, former, entraîner, enthousiasmer ; cette route devait les conduire à des travaux internationalement reconnus comme majeurs. Extrait de l’hommage rendu à Claude Poyart par Philippe Lazar en octobre 2001


En 1968, après son retour des États-Unis, dans la petite équipe qu’il dirige à l’unité d’enseignement et de recherche des Cordeliers, il s’intéresse à la physiopathologie respiratoire et métabolique et plus particulièrement à la fonction respiratoire de l’hémoglobine, aux relations structure-fonctions de cette molécule et à l’étude de ses variants anormaux. Aux descriptions mathématiques complexes, Claude Poyart préfère les méthodes simples et sûres pour comparer les différentes hémoglobines.

Grâce à son expérience clinique initiale, Claude Poyart est l’un des premiers à prendre conscience du potentiel d’un substitut du sangsimplement fondé sur des solutions d’hémoglobine. Mais l’hémoglobine hors du globule rouge n’avait plus de 2,3-DPG (un effecteur naturel de l’hémoglobine qui augmente la quantité d’oxygène délivrée aux tissus) et il fallait en modifier la structure pour compenser la perte du ligand naturel. Claude Poyart lançe alors les recherches de son laboratoire dans le champ de l’ingénierie génétique. Parallèlement à l’étude des variants naturels de l’hémoglobine, la création de mutants artificiels offre la possibilité de concevoir une hémoglobine adaptée à des applications spécifiques. De nombreuses molécules nouvelles de globine sont ainsi développées.

Une méthode originale pour produire suffisamment de chaînes d’hémoglobine consiste à utiliser des plantes transgéniques. L’équipe de Claude Poyart et celle de Bertrand Mérot (de Limagrain Bio-Santé à Clermont-Ferrand) choisissent le tabac comme modèle. Après avoir transfecté des cellules du tabac pour exprimer l’hémoglobine, ils obtiennent des plants de tabac contenant de l’hémoglobine humaine capable de fixer et de libérer l’oxygène. Les premiers résultats obtenus d’hémoglobine produit dans le tabac transgénique confirment ainsi la faisabilité de la synthèse d’une molécule par une plante.

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