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Christiane Sinding

Christiane Sinding, Médecin pédiatre et historienne de la médecine (1945-2008)

Présentation Biographie Entretiens, documents et archives Publications et ouvrages

Médecin, épistémologue, historienne des sciences et de la médecine, Christiane Sinding s’est notamment intéressée à l’histoire de l’endocrinologie et du diabète, aux innovations thérapeutiques et médicamenteuses, ainsi qu’aux liens entre science et industrie.

Après ses études de médecine, Christiane Sindig devient pédiatre, interne des hôpitaux de Paris, dans le service de Pierre Royer, à l’hôpital Necker-Enfants malades au début des années 1970. Docteur en pédiatrie en 1975, elle se spécialise en endocrinologie, traitant des enfants souffrant de rachitismes ou de diabète. Durant cette période, elle rencontre Ginette Raimbault, directrice de l’unité Inserm “Systèmes relationnels autour de l’enfant malade”, qui marquera sa pensée.

En 1975, boursière aux Etats-Unis pendant deux ans, elle s’initie au dosage radio-immunologique de la vasopressine, puis travaille sur le développement de la neuro-hypophyse chez le rat.

Recrutée à l’Inserm, elle poursuit parallèlement des études de philosophie. A partir de 1982, elle oriente alors ses recherches vers l’histoire des sciences biomédicales, l’histoire sociale et l’épistémologie de la médecine, les innovations thérapeutiques et les liens entre santé et industrie. Reprenant une idée du médecin et philosophe Georges Canguilhem, elle considère que comprendre l’évolution de la santé et les innovations scientifiques permet de mieux cerner les enjeux éthiques que suscitent les nouvelles technologies.


Le dernier grand projet de Christiane Sinding, poursuivi ces dix dernières années, portait sur l'histoire de l'insuline. Il rompait avec une vision trop exclusivement centrée sur le travail de laboratoire et la modélisation physiologique, pour suivre la façon dont l'insuline est entrée en clinique et fut industrialisée. S'intéressant au travail de coordination entre l'hôpital, l'université, l'industrie pharmaceutique et l’Etat, elle a déplacé le lieu et l'enjeu des recherches sur la biomédecine et le médicament vers l'apport inventif des cliniciens et des malades, au rebours d'un huis clos simplificateur entre laboratoire de recherche et industrie.
Extrait de l’hommage rendu à Christiane Sinding par le Cermes, mai 2008


Elle participe ainsi aux travaux du comité consultatif national d’éthique (CCNE) pour les sciences de la vie et de la santé dès 1987 et publie en 1991 Le Clinicien et le chercheur, des grandes maladies de carence à la médecine moléculaire (1880-1980).

Durant toute sa carrière, elle enseigne la pédiatrie ainsi que l’épidémiologie et l’épistémologie, principalement à l’hôpital Necker-Enfants malades et à l’Ecole des hautes études en sciences sociales.

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