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Cécile Denis

Chercheure en hématologie, née le 28 octobre 1964

Présentation Biographie Publications et ouvrages

Les travaux de Cécile Denis concernent les mécanismes de l'hémostase, l'ensemble des réactions concourant à l'arrêt du saignement et à l'intégrité vasculaire.

Dès le début de sa carrière, à la fin des années 1980, l'intérêt de Cécile Denis s’est porté sur l’étude des maladies hémorragiques et des maladies cardiovasculaires. Au cours de son séjour postdoctoral dans le laboratoire de Denisa Wagner à la Harvard Medical School aux Etats-Unis, elle a développé un modèle de souris invalidé pour le gène du facteur de Von Willebrand, une des protéines nécessaire pour interrompre les saignements. Ce modèle de souris souffre de troubles de saignements, très semblables à la maladie de Willebrand chez l'homme, la maladie hémorragique constitutionnelle la plus fréquente dans le monde et qui touche 1% de la population. Ce modèle unique et original a contribué de façon importante à la compréhension des mécanismes conduisant à cette maladie, ce qui s’est traduit par un nombre important de publications scientifiques, non seulement de la part de Cécile Denis, mais aussi d’autres laboratoires à qui le modèle a été confié pour leurs propres travaux.

Bien au-delà de la maladie de Willebrand, le modèle murin développé par Cécile Denis s’est également révélé pertinent pour la compréhension d’autres maladies, telles que les thromboses veineuses et artérielles, les accidents vasculaires cérébraux et la drépanocytose, pour ne citer que les plus connues. Les résultats souvent surprenants obtenus avec ce modèle murin, ont relancé l’intérêt pour la recherche sur le facteur Willebrand, dont l'aspect multifonctionnel était ignoré jusqu’alors. De plus, le modèle de thrombose provoqué par une blessure vasculaire au chlorure de fer a été développé à l’origine par Cécile Denis pour étudier les souris déficientes en facteur Willebrand et représente désormais le modèle de thrombose chez les souris le plus utilisé dans les laboratoires. Plusieurs grandes firmes pharmaceutiques ont également choisi ce modèle murin comme outil indispensable pour le développement de nouveaux traitements contre la maladie de Willebrand, dont la thérapie génique.

Cécile Denis est actuellement directrice de l'unité Inserm 1176 "Hémostase, inflammation, thrombose" à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre. Ce laboratoire poursuit l'étude des mécanismes fondamentaux gouvernant les échanges dynamiques entre le système hémostatique et les cellules du compartiment vasculaire. Les travaux entrepris concernent notamment les mécanismes moléculaires impliquant le facteur de Von Willebrand dans des pathologies hémorragiques et thrombotiques. Les thématiques de recherche ont été élargies à des axes plus transversaux, tels que les relations existant entre l’hémostase et le cancer.

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