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Camille Locht

Chercheur, microbiologiste, né le 27 Juin 1955

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

Les recherches de Camille Locht concernent la pathogenèse microbienne, notamment pour la coqueluche et la tuberculose, depuis les études moléculaires jusqu'au développement de vaccins et de médicaments contre ces maladies.

C’est depuis ses travaux de post-doctorant aux National Institutes of Health (NIH) aux Etats-Unis dans les années 1980, que Camille Locht s’intéresse à la pathogenèse microbienne. Il clone et séquence le premier gène de virulence del’agent de la coqueluche, Bordetella pertussis, codant la toxine coquelucheuse. Il rejoint ensuite la société SmithKline Beecham, devenue Glaxo SmithKline, où il travaille sur le mécanisme de cette toxine. Ses travaux sont à la base du développement de vaccins anti-coquelucheux acellulaires génétiquement modifiés.

Il crée son propre laboratoire à l’Institut Pasteur de Lille en 1989 et continue à travailler sur la bactérie Bordetella pertussis, en particulier sur l’adhésine majeure, l’hémagglutinine filamenteuse, dont son équipe a déterminé le mécanisme de sécrétion, via un système inédit, qui s’est avéré être largement présent chez les bactéries à Gram négatif. Il exploite ensuite ce système de sécrétion à des fins biotechnologiques. En réalisant que la coqueluche reste une maladie majeure, malgré une bonne couverture vaccinale mondiale, son équipe a développé une approche d’immunisation par vaccination nasale à l’aide d’une souche génétiquement atténuée de Bordetella pertussis. Ces travaux ont abouti à un essai clinique de preuve de concept, dans le cadre d’un projet du 7e programme cadre européen, dont Camille Locht était le coordinateur. Une bactérie génétiquement atténuée et spécifiquement développée pour l’administration nasale a été testée pour la première fois chez l’homme.

A son arrivée à l’Institut Pasteur de Lille, il s’intéresse également à la tuberculose et identifie un nouvel élément génétique, désormais à la base du système de typage moléculaire le plus efficace disponible, exploité par la société GenoScreen, une PME lilloise. Son équipe travaille aussi au développement de nouvelles molécules anti-tuberculeuse par une approche originale visant à augmenter la sensibilité des mycobactéries aux médicaments de deuxième intention, tels que l’éthionamide. Ces travaux ont abouti à l’identification de candidats médicaments très prometteurs. En étudiant l’infection latente à Mycobacterium tuberculosis, son équipe a découvert un antigène de surface, appelé "heparin-binding haemagglutinin" (HBHA) qui s’avère être un antigène de latence, intéressant à la fois pour desapplications diagnostiques et pour le développement de nouveaux vaccins contre la tuberculose.

Camille Locht a formé de nombreux étudiants en thèse et des chercheurs post-doctorants, dont plusieurs sont maintenant des scientifiques reconnus en France et à l’étranger.

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