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Axel Kahn

Médecin généticien et hématologiste, né le 5 septembre 1944

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Les recherches d'Axel Kahn ont porté sur la génétique moléculaire appliquée à l’étude de maladies héréditaires, notamment hématologiques, et à celle des mécanismes de la différenciation et de la régulation de l’expression des gènes.

Axel Kahn et Denis Duboule, lauréat du prix International Inserm 2010. Collège de France, Paris le 30 novembre 2010.

Axel Kahn et Denis Duboule, lauréat du prix International Inserm 2010. Collège de France, Paris le 30 novembre 2010.

Axel Kahn entame sa carrière sur les anémies hémolytiques entraînées par des déficits en globules rouges dès sa nomination à l’internat des hôpitaux de Paris. Il caractérise les anomalies biochimiques à l’origine des anémies liées au déficit d’enzymes. Utilisant ses données d’enzymologie, il démontre le caractère monoclonal (se dit d’une lignée de cellules issue d’une même cellule initiale) de la splénomégalie myéloïde. Il s’intéresse également aux enzymes hépatiques et à leur régulation par les hormones et le régime alimentaire. Il démontre qu’une même enzyme du foie et des globules rouges, la pyruvate kinase, peut être codée par le même gène sous le contrôle de deux promoteurs distincts, l’un spécifique de la différenciation érythroïde et l’autre de la différenciation hépatique.

A partir des années 1980, avec l’apparition des techniques de recombinaison de l'ADN Axel Kahn va utiliser ces méthodes, ainsi que celles du génie génétique. Avec ses collaborateurs, il clone l’ADN complémentaire et le gène de l’hormone antimüllérienne. Une partie de ses travaux est consacrée à la dissection moléculaire des mécanismes de réponse aux aliments et aux hormones de gènes intervenant dans le métabolisme. Avec ses collaborateurs, il démontre que, à un très bas niveau, n’importe quel gène peut être transcrit dans n’importe quel type de cellule. En particulier, des gènes considérés comme étant spécifiques de tissus, par exemple de muscles ou de foie, commandent néanmoins la synthèse d’une petite quantité de messagers dans des cellules telles que les globules blancs et les fibroblastes cutanés.

Dans les années 1990, il dirige des équipes étudiant les possibilités thérapeutiques du transfert de gènes. Avec celles-ci, il démontre l’efficacité locale d’une thérapie génique dans un modèle murin de la myopathie de Duchenne. Il décrit une méthode permettant de transférer des gènes in vivo dans différentes structures cérébrales, méthode qui sera utilisée dans un modèle murin de dégénérescence moto-neuronale.

Il étudie également les perspectives d’une repopulation thérapeutique du foie grâce au transfert de cellules hépatocytaires protégées de l’apoptose. Et, en 1998, il met en évidence le rôle essentiel des mutations du gène codant la β-caténine dans les carcinomes hépatocellulaires chez la souris et chez l’homme, anomalie moléculaire la plus fréquente de celles liées à la cancérogenèse hépatique.

Enfin, Axel Kahn participe à l’ensemble des travaux qui démontrent que l’hepcidine est l’hormone de régulation du fer, impliquée, aussi bien par sa synthèse excessive que par ses déficits, dans la quasi-totalité des maladies de l’homéostasie de ce métal.

Outre ses recherches, tout au long de sa carrière, Axel Kahn a participé activement à la politique scientifique tant de l’Inserm, que des ministères, tels celui de la Recherche et de l’Agriculture par exemple, en tant que membre et président de leurs instances scientifiques et d’administration de la recherche.

Passionné de questions éthiques et philosophiques, Axel Kahn est l'auteur de nombreux livres, dont "Et l’Homme dans tout ça ?" et "L’homme ce roseau pensant ; essai sur les racines de la nature humaine". Il est un grand spécialiste des aspects moraux et sociaux de la médecine, de la génétique et des biotechnologies. Il est connu du grand public pour ses prises de positions sur la thérapie génique, le clonage, les tests génétiques ou les OGM, notamment en raison de son travail au sein du Comité consultatif national d'éthique de 1992 à 2004.

Il est le fondateur de la revue médecine/sciences et en a été le rédacteur en chef de 1986 à 1998.

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