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Armand Bensussan

Biologiste et immunologiste, né le 10 septembre 1954

Présentation Biographie Publications et ouvrages

Mis à jour le 30 novembre 2018

Armand Bensussan a commencé sa carrière scientifique dans le laboratoire de recherche de Jean Dausset à l’hôpital Saint-Louis, avant de parfaire sa formation aux Etats-Unis, à la Harvard Medical School à Boston dans le champ de l’immuno-cancérologie. Ses travaux majeurs, associant immunologistes fondamentalistes, biologistes hospitaliers et dermatologues cliniciens, portent sur l’ensemble des thématiques relevant de l'immuno-dermato-oncologie, l’inflammation chronique cutanée et la régénération tissulaire. Son unité Inserm, d’abord localisée à l’hôpital Henri-Mondor à Créteil, est, depuis 2009, sur le site de l’hôpital Saint-Louis.

Ses recherches ont pour objectif de définir et d’identifier, en associant des approches moléculaires, fonctionnelles et génétiques, des cibles diagnostiques et thérapeutiques de pathologies de la peau. Avec ses collaborateurs, ses recherches concernent : l’identification et la caractérisation des récepteurs membranaires et des anomalies de la signalisation dans les tumeurs cutanées (lymphomes T et mélanomes) et extra-ganglionnaires (lymphomes NK/T nasaux) ; l’identification et l’étude des fonctions des populations cellulaires présentes dans les toxidermies graves et dans d’autres maladies inflammatoires cutanées, comme le psoriasis ; les identifications moléculaire et fonctionnelle de récepteurs spécifiques de sous-populations lymphocytaires chez l’individu sain (CD100 et CD101).

Avec ses collaborateurs, ils ont ainsi, par exemple, mis en évidence l’expression atypique du récepteur KIR3DL2 à la surface des lymphomes T cutanés primitifs, notamment, le syndrome de Sézary, érythrodermie de mauvais pronostic, puisque la survie médiane des patients est d’environ cinq ans. Cela leur a permis de démontrer que ce récepteur était impliqué dans la physiopathologie de la tumeur et constituait une cible thérapeutique, grâce à l’utilisation d’un anticorps monoclonal spécifique qu’ils ont développé en partenariat avec la société Innate Pharma. De même, l’étude des voies de signalisation qui sont impliquées dans la prolifération des mélanomes a permis à Armand Bensussan et ses collaborateurs de proposer une approche thérapeutique originale testée sur un modèle animal, et ce pour rechercher de nouveaux marqueurs génétiques de la prédisposition au mélanome.

En ce qui concerne le psoriasis, ils étudient le rôle des lymphocytes T régulateurs, qui expriment fortement l’ecto-nucléotidase membranaire CD39, et celui des mastocytes qui expriment CD160, un récepteur spécifique des molécules de classe I du complexe majeur d’histocompatibilité, qu’ils ont initialement identifié à la surface des lymphocytes NK (Natural Killers). Par ailleurs, ils ont démontré que CD160 qui est aussi exprimé par les cellules endothéliales, uniquement lorsque celles-ci sont activées, correspond à une cible thérapeutique anti-angiogénique.

La thématique de régénération tissulaire que le laboratoire développe avec le centre de traitement des grands brûlés de l’hôpital Saint-Louis devrait conduire Armand Bensussan et ses collaborateurs à identifier des marqueurs phénotypiques de la cellule souche kératinocytaire qui vont leurs permettre de l’isoler afin d’étudier sa différenciation et son interaction avec l’immunité innée.

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