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Alain-Jacques Valleron

Bio-informaticien, né le 24 août 1943

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Tout au long de sa carrière scientifique, Alain-Jacques Valleron a travaillé à l'interface des sciences de l'information et de la biomédecine. Ses premiers travaux vont le conduire à la création d'une plate forme de simulation du cycle et de la cinétique cellulaire dans le cadre de cancers. Cela lui permet notamment de cartographier la variabilité des durées des phases du cycle cellulaire et d’en modéliser les conséquences en termes de mise au point de traitements en chimiothérapie ou radiothérapie. A partir des années 1980, il se consacre au développement de systèmes d'information et de modèles statistiques ou informatiques permettant de décrire, de modéliser, de détecter en temps réel, et de prévoir la dynamique d'épidémies, notamment, de maladies émergentes. Les maladies concernées sont en particulier la grippe (c’est le réseau Sentinelles) et les maladies transmissibles fréquentes de l'enfant, le sida et les hépatites virales, la maladie de Creutzfeldt-Jakob, le SARS (Severe Acute Respiratory Syndrome)...

Le réseau Sentinelles : une collaboration exemplaire entre médecins généralistes et chercheurs

L'Inserm et l'université Pierre et Marie Curie (université Paris VI) ont développé, à partir de 1984, un système d'information basé sur un réseau de médecins généralistes en France métropolitaine, appelé le réseau Sentinelles. Il permet la constitution de grandes bases de données sur plusieurs maladies, avec la description de cas individuels vus en consultation de médecine générale, à des fins de veille sanitaire et de recherche.
C’est un réseau de 1 300 médecins généralistes libéraux volontaires, répartis sur le territoire métropolitain français. Les médecins membres sont dits "médecins Sentinelles".
Ce réseau est coordonné aujourd’hui par l'unité mixte de recherche Inserm 707 et université Pierre et Marie-Curie, en collaboration avec l'Institut national de veille sanitaire (InVS).

Ce système national de surveillance permet le recueil, l'analyse, la prévision et la redistribution en temps réel de données épidémiologiques issues de l'activité des médecins généralistes libéraux. Il collecte de manière continue des informations sur huit indicateurs de santé (sept maladies infectieuses et un indicateur non-infectieux). D'autres systèmes de veille ayant été mis en place, la surveillance des crises d'asthme, du recours à l'hospitalisation, de la rougeole, des tests au VIH et des hépatites A, B et C ont été arrêtées. Le système informatique a été développé pour être flexible et capable d'ajouter ou de supprimer facilement une nouvelle surveillance, en fonction de l'évolution de la situation en France.

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