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Alain Enjalbert

Neurobiologiste, endocrinologiste, né le 27 octobre 1951

Présentation Biographie Publications et ouvrages

Dès ses premiers travaux de recherche au sein de l’unité Inserm de neurobiologie, dirigée par Jean-Charles Schwartz au Centre Paul Broca à Paris, l’intérêt d’Alain Enjalbert se porte sur l’étude des mécanismes du transfert et de l’intégration des informations neuro-endocrines.

Sous la direction de son maître, Claude Kordon, il développe ensuite des approches physiologiques et pharmacologiques chez l’animal, puis sur cultures de cellules, qui lui permettent de démontrer le caractère multifactoriel des régulations hypothalamo-hypophysaires.
Lors d’un stage postdoctoral au Collège de France dans le laboratoire de Jacques Glowinski, il s’intéresse aux mécanismes de transduction (réponse à l’information reçue) de récepteurs couplés aux protéines G dans le système nerveux central.

Il monte ensuite une équipe qui se consacre à l’étude des récepteurs des neuro-hormones et à leurs mécanismes de transduction. En utilisant ces systèmes neuro-endocriniens comme modèle, il va, avec Joël Bockaert, étendre les résultats obtenus au système nerveux central.

Le décryptage des mécanismes de couplage des récepteurs hypophysaires conduit alors Alain Enjalbert à analyser les interactions entre cascades de transduction et leurs conséquences sur les sécrétions hormonales. Il initie également une démarche translationnelle permettant de transférer ces concepts et méthodes à des problématiques cliniques et, en premier lieu, aux adénomes hypophysaires (tumeurs bénignes).
En 1993, il conduit une opération de délocalisation à Marseille qui permet la création d’une unité mixte de recherche CNRS/université rassemblant fondamentalistes et cliniciens sur le site nord de la faculté de médecine. Dans cette nouvelle unité, avec Philippe Jaquet, ils développent, en collaboration avec l’industrie pharmaceutique, des analogues dopaminergiques plus efficaces que les médicaments alors disponibles. Parallèlement, ils poursuivent l’étude des interactions entre cascades de transduction, notamment sur des tumeurs humaines et des modèles de lignées cellulaires.
Concernant les facteurs de transcription, ils poursuivent une double approche. La première consiste, en interaction avec le laboratoire de biochimie de l’hôpital de la Conception à Marseille, à analyser les mutations responsables de déficits hypophysaires combinés chez l’homme. La seconde est représentée par l’étude de l’expression de ces facteurs dans les adénomes hypophysaires. Ils découvrent, pour ces facteurs de transcription, de nouvelles fonctions en termes de contrôle de la prolifération ou de l’apoptose (mort cellulaire). Ils utilisent des dominants négatifs de ces facteurs dans la perspective de traitements par thérapie génique des adénomes résistants.

La même approche, permet à Alain Enjalbert et ses collaborateurs de démontrer, sur des cellules adénomateuses en culture, qu’un récepteur particulier possède une activité constitutive pro-apoptotique, ce qui en fait un gène suppresseur de tumeurs.
Ces recherches sont poursuivies dans le Centre de recherche en neurobiologie et neurophysiologie de Marseille qu’Alain Enjalbert dirige depuis le 1er janvier 2008.

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