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Alain Bernard

Médecin-chercheur, immuno-hématologue (1944- 2011)

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

Alain Bernard s’est attaché durant sa brillante carrière scientifique et médicale à resserrer les recherches entre l’immunologie et l’histocompatibilité immuno-génétique. Ses travaux ont porté sur les mécanismes de contrôle de l’activation lymphocytaire et des processus de déclenchement de leurs effets fonctionnels au niveau des récepteurs de surface et au niveau de la signalisation intra-lymphocytaire. Une forte orientation vers la pathologie et la clinique était son objectif.

Il a entamé une longue collaboration, dès les années 1970 à l’hôpital Saint-Louis, avec Laurence Boumsell, qui sera plus tard directrice de l’unité Inserm 448 “Différenciation, interactions, activation et migration des sous-populations lymphocytaires”. Déjà, durant cette décennie, il a avec celle-ci généré des anticorps monoclonaux, à une époque où cette méthodologie était à ses débuts et en pleine expansion. Et notamment des anticorps dirigés contre des molécules membranaires leucocytaires, dont une combinaison d’anticorps anti-CD2, uniques dans leur genre, capables d’activer des lymphocytes T.

Dans les années 1980, il a, conçu, avec Laurence Boumsell, la classification et la nomenclature Cluster of Differentiation (CD)[1] pour les molécules membranaires leukocytaires.

Il s’est intéressé à l’adhésion cellulaire, en étudiant notamment le roulement et l’arrêt lymphocytaire sur l’endothélium enflammé sous condition de cisaillement.

Depuis les années 2000, Alain Bernard s’était orienté vers les relations immunes hôtes-tumeurs, portant ses efforts sur de nouveaux mécanismes régulateurs de l’expression des molécules HLA de classe I à la surface des cellules normales et tumorales. Le phénomène d’“escamotage” des molécules HLA de classe I est en effet quasi constant lors du développement d’une tumeur et explique l’efficacité limitée des tentatives de vaccination tumorale ou d’immunothérapie avec des cellules dendritiques immunisées, par exemple.

Au tout début des années 1990, Alain Bernard avait dirigé une unité Inserm d’immunologie et d’immuno-pathologie créée à Nice, en même temps qu’il était nommé chef de service du laboratoire central d’immunologie des hôpitaux de Nice.

Notes

[1] Les clusters de différenciation (CD) sont des antigènes exprimés par les populations cellulaires du système immunitaire ; ils sont des marqueurs des surfaces cellulaires, utilisés pour identifier le type de cellule, son étape de différenciation et son activité.

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