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Institut du Fer-à-Moulin

Paris

L’histoire du Fer-à-Moulin commence en 1713, rue dite des Morts, entre la rue des Fossés-Saint-Marcel et la rue du Pont-aux-Biches (actuellement rue de la Clef), le reste s’intitulant rue Permoulin.

Le 17 rue du Fer-à-Moulin, sur lequel est édifié le bâtiment actuel, était le cimetière dit “de Clamart”, situé à l'emplacement des anciens jardins de l'Hôtel de Clamart, propriété de certains seigneurs de Clamart. Ce cimetière était connu pour avoir traditionnellement reçu les restes des condamnés à mort et, en particulier, les dépouilles de guillotinées de la Révolution.

Les deux voies sont réunies en 1806 : la rue des Morts devient la rue de la Muette et la rue Permoulin devient la rue du Fer-à-Moulin, en raison d'une ancienne enseigne de fer à moulin ou fer à meule.

A cet emplacement est édifié, en décembre 1832, lors du conseil général des Hospices, l'amphithéâtre d'anatomie, rattaché, en 1849, à l'Assistance publique et devenu l'École de chirurgie de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) en 1970. Il semble que la fréquentation en ait été très importante, puisqu'en 1939, près de 600 élèves s'occupaient à des travaux anatomiques. Il s'y trouvait des pièces anatomiques de très grand talent, exposées dans un musée.

Au début des années 1960, suite à un accord entre l’AP-HP, propriétaire des lieux, et l'Inserm, il est décidé de construire un bâtiment mixte Assistance publique/Inserm, qui regroupera deux entités : l'une, de recherche au profit de l'Inserm, avec l'implantation de laboratoires ; l'autre, pour les besoins de l'AP-HP comprenant sa bibliothèque et le comité de l'internat.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Biologie cellulaire - Pathologies musculaires

En 1963, est créée la première unité de recherche Inserm sur le site, l’unité 36 “Biologie animale et technique expérimentale” qu’Edouard Housset dirigera jusqu’en 1979.

Vont suivre : l’unité 47 “Biologie cellulaire et culture des tissus” qu’Henri Febvre dirige de 1964 à 1977 et l’unité 98 “Pharmacologie chimique” de Richard Rips de 1971 à 1985.

En 1975, l’unité mixte Inserm153/CNRS “Biologie et pathologie neuromusculaires physiopathologie des myopathies” est créée et dirigée par Michel Fardeau, dont l’intitulé deviendra “Développement, pathologie, régénération du système neuromusculaire” jusqu’en 1996. Ketty Schwartz lui succèdera, l’unité se déplaçant à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris. L’activité médicale et de recherche de Michel Fardeau a été entièrement consacrée à la biologie et à la pathologie musculaire. On lui doit d’avoir montré l’importance des techniques de cytochimie et de microscopie électronique dans l’étude et le diagnostic des maladies musculaires acquises ou héréditaires. L’introduction des techniques de la biologie moléculaire lui permettra d’envisager, à partir des années 1990, la thérapie génique par transfert de gènes, notamment dans la myopathie de Duchenne.

L’unité 440 “Signalisation et différenciation cellulaires dans les systèmes nerveux et musculaires” est créée et dirigée par André Sobel de 1996 à 2004, puis l’unité devient unité 706 “Neuro-signalisations moléculaire et cellulaire” de 2005 à 2007. Les travaux du laboratoire portent sur les relais et l’intégration des signaux intracellulaires et les interactions cellulaires juxtacrine (participant à la formation, la plasticité et la réparation des tissus).

Hypertension artérielle – Affections vasculaires et rénales

Pierre Corvol succède en 1980 à Edouard Housset à la direction de l’unité 36, dont l’intitulé devient “Pathologie vasculaire et endocrinologie rénale”. En 1990, l’unité se localise au Collège de France à Paris et il en sera le directeur jusqu’en 2006. Pierre Corvol est internationalement reconnu pour avoir, élucidé la structure et la fonction du système rénine-angiotensine-aldostérone, système hormonal qui régule le métabolisme de l’eau et du sel et contrôle la pression artérielle. Il réalise la première purification et caractérisation complète de la rénine humaine, puis, peu d’années après, son clonage. Il est également à l’origine de la mise au point du premier test ELISA de la rénine.

François Alhenc-Gelas dirige l’unité 367 “Physiologie et pathologie expérimentale vasculaire” de 1993 à 2004. Il étudie les aspects moléculaires et physiologiques des systèmes peptidiques vasomoteurs et de leurs effecteurs cellulaires : systèmes kallicréine-kinine et rénine-angiotensine. Il mène également des recherches sur la physiopathologie du rein, en relation avec le diabète et l’hypertension. . Il rejoint ensuite l’Institut biomédical des Cordeliers à Paris, en 2005, pour y diriger l’unité 652 "Physiologie et pharmacologie vasculaire et rénale".

Système nerveux et signalisation intracellulaire

Jean-Antoine Girault a dirigé l’unité 536 “Transduction du signal et plasticité dans le système nerveux” de 2000 à 2007 et dirige l’unité 839 de neurosciences depuis 2008. Ses travaux concernent les mécanismes moléculaires et cellulaires par lesquels les neurotransmetteurs exercent leurs effets à long terme dans les neurones, l'objectif étant de comprendre comment ceux-ci sous-tendent certains comportements simples et leurs modifications durables. Il se consacre également à l'étude du développement et de la plasticité du système nerveux, et à celle de la signalisation intracellulaire dans les neurones du striatum.

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