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Hospices civils de Lyon

Lyon

Les Hospices civils de Lyon naissent officiellement en 1802, de la réunion de deux hôpitaux déjà existants, l’hôpital de l’Hôtel-Dieu et l’hôpital de la Charité.*

L’Hôtel-Dieu primitif remonterait au XIIème siècle, lorsque les frères Pontife entreprennent, vers 1184, la construction d’un pont sur le Rhône et annexent un petit hôpital pour recevoir les voyageurs pauvres et/ou malades. En 1783, par décision royale, l’hôpital reçoit de l’Hôtel-Dieu l’œuvre des enfants abandonnés, ainsi que celle des filles enceintes. La spécialisation médico-chirurgicale de cet hôpital se fait spontanément en faveur des femmes et des enfants, avec le développement de trois grandes spécialités médicales : la gynécologie, l’obstétrique et la pédiatrie. De l’ancien Hôtel-Dieu où Rabelais exerça ses fonctions de médecin de 1532 à 1534, il ne reste plus rien et l’actuel a été bâti en deux étapes au cours des XVIIème et XVIIIème siècles.

L’hôpital de la Charité a pour origine l’Aumône générale, institution de bienfaisance fondée en 1533 par de riches donateurs à la suite d’une famine persistante. Dès 1633, on élève un vaste édifice destiné aux déshérités, enfants orphelins et indigents, complété par une église. En 1802, au moment de la création des Hospices civils de Lyon, l’hôpital de la Charité devient l’Hospice de la Charité.

Au XIXème siècle, de nombreux hôpitaux viennent compléter le patrimoine hospitalier des Hospices civils, par construction ou rattachement en divers points de la cité, notamment :

Au cours du XXème siècle, de nouveaux établissements sont créés au sein des Hospices civils de Lyon, dont certains spécialisés en neurologie, cardiologie et gériatrie, tandis que d'autres, trop vétustes ou obsolètes dans leur conception, sont progressivement abandonnés :

L’essor des Hospices civils de Lyon va se poursuivre, avec, en particulier, l’ouverture des hôpitaux suivants : Les Charpennes, la Fondation Mangini-Gensoul, la clinique Claude-Bernard, l'hôpital Edouard-Herriot (ouvert en 1933), l'hôpital Henry-Gabrielle, l’hôpital Pierre-Wertheimer et l’hôpital cardiologique Louis- Pradel (ouvert plus tard, en 1969. D’autres structures pour personnes âgées viendront grossir l’offre de soins, avec l’hôpital gériatrique du Val-d’Azergues et l’hôpital gériatrique Antoine-Charial.

Au début du XXIème siècle, des restructurations importantes vont être menées, afin d’offrir aux patients des structures hospitalières rénovées et modernisées correspondant aux nouvelles attentes de soins et intégrant les dernières évolutions technologiques. Des ventes (la clinique Claude-Bernard, l’hôpital de l’Antiquaille, et l’hôpital Debrousse) et des fermetures d’établissements (la Fondation Mangini-Gensoul) se succèdent pour laisser place à de nouvelles constructions.

Centre de compétences intégrant toutes les disciplines, médicales et chirurgicales, les Hospices civils de Lyon disposent d’une large palette de moyens humains, techniques et logistiques pour assurer leurs missions de soins, d’enseignement, de recherche, d’innovation médicale, de prévention et d’éducation pour la santé. Ils regroupent aujourd’hui 14 établissements pluridisciplinaires ou spécialisés. Ils sont également un centre de lutte contre le cancer de rang mondial et sont classés parmi les 25 meilleurs hôpitaux au monde. Ils représentent un établissement de référence pour les neurosciences, la génétique et les maladies rares, notamment. Le budget annuel des Hospices civils de Lyon est de 1,5 milliard d’euros, avec 850 000 m² de patrimoine et 23 000 personnes, dont plus de 5 000 médecins et scientifiques de renommée internationale, dotés des équipements les plus avancés, qui se consacrent quotidiennement à contribuer à l’amélioration constante de la santé.

Deuxième centre hospitalier universitaire (CHU) de France, le rayonnement des Hospices civils de Lyon, est fondé sur l'image de très grands cliniciens, de pionniers des sciences et de très grands bâtisseurs.

Quelques contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Immunologie - Dermatologie - Greffe et transplantation

L’unité Inserm 80 de pathologie métabolique et rénale, première implantée sur le site en 1967, fut dirigée par Jules Traeger jusqu’en 1985. Ses travaux ont porté sur : l’immunologie cellulaire (antigènes de membranes des lym­phocytes, étude des populations lymphocytaires, cyto-fluorographie) ; l’immunologie de transplantation (sérum antilymphocytaire, anticorps monoclonaux) ; la transplantation expérimentale pancréa­tique ; la transplantation clinique (effet des transfusions, essais cliniques d'anticorps antilymphocytaires) ; l’immunopathologie des glomérulonéphrites ; la toxicité urémique (étude de l'immunosuppression des in­suffisants rénaux chroniques) ; la pharmacologie néphrologique (études pharmacologique et pharmacocinétique des β-bloqueurs et de diurétiques) les méthodes physiques en néphrologie (mesure du contenu calcique osseux par activation neutronique).

Jean-Pierre Révillard succède à Jules Traeger à la direction de l’unité, dont l’intitulé devient “Néphro-urologie, transplantation et immunologie clinique”, de 1986 à 1998. Ses travaux ont porté sur l’immunité et l’immunopathologie des muqueuses dans une approche immuno-pharmacologique et immuno-toxicologique, sur l’immunologie de la transplantation et enfin sur les interactions lentiviru/cellules cibles. Il travaillera également en collaboration avec Daniel Schmitt sur l’établissement d’une classification immunologique des lymphomes cutanés.

Jean Thivolet a été chef du service de dermatologie et de vénérologie de l’hôpital Edouard-Herriot et directeur de l’unité Inserm/CNRS 209 de recherche en immuno-dermatologie de 1977 à 1991. Pionnier dans le domaine de la greffe de peau humaine, ses travaux sur l’épiderme en culture ont permis des avancées majeures dans le traitement des grands brûlés, avec la première greffe de peau humaine réalisée sur des grands brûlés en 1985, à partir d’épiderme en culture. Il a en outre été à l’avant-garde dans la compréhension et le traitement de maladies comme le psoriasis et le lupus et dans celle du lien entre le syndrome de Kaposi et l'écroulement des défenses immunitaires par le virus du sida.

Daniel Schmitt lui succèdera de 1992 à 2003 à la direction de l’unité devenue unité 346 “Peau humaine et immunité“, poursuivant les travaux de son prédécesseur et les développant, notamment sur la cellule de Langerhans, l’immunopathologie cutanée auto-immune et inflammatoire, l’immuno-pharmacologie épidermique, le virus, la cancérisation cutanée et l’immuno-surveillance.

Métabolisme - Endocrinologie

José-Maria Saez a été directeur de l’unité 307 “Croissance et différenciation cellulaire : rôle des hormones et facteurs de croissance” de 1987 à 1994. Les travaux de recherche du laboratoire ont porté sur : la régulation par les hormones et les facteurs de croissance des mécanismes de transduction dans les cellules surrénaliennes ; le rôle de ces facteurs sur l'expression des gènes précoces (proto-oncogènes) et des gènes tardifs de la différentiation ; la croissance et la différenciation cellulaire de l’Insulin Growth Factor 1 ; la régulation de l'expression des gènes codant pour les récepteurs de l'ACTH et de l'angiotensine II et pour les enzymes de la stéroïdogenèse dans les cellules surrénaliennes ; les régulations endocrine, paracrine et autocrine des fonctions testiculaires ; la physiopathologie de la stérilité masculine idiopathique ; l’ontogenèse et les facteurs impliqués dans la différentiation des gonades

De 1990 à 2002, Jean André a dirigé l’unité 329 “Pathologie hormonale moléculaire” sur le site, axant ses travaux sur la stimulation et l’inhibition hormonales de la multiplication cellulaire (cellules de tumeurs hypophysaires de rat et de tumeurs prostatiques humaines).

Philippe Durand a été directeur de l’unité 418 “Communications cellulaires et différentiation” de 1995 à 2006. Les recherches du laboratoire ont porté sur : les implications physiopathologiques des récepteurs hormonaux et de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien ; les communications intra-testiculaires et la spermatogenèse ; la qualité des gamètes humains (aptitude à la fécondation et au développement embryonnaire).

Etude des activités électriques du cœur

Directeur de l’unité Inserm 121 “Activité électrique du cœur” de 1974 à 1984, Pierre Arnaud a étudié ces activités, normale et pathologique par plusieurs approches : informatiques et utilisant les technologie numériques pour l’acquisition et le traitement des signaux (création de logiciels et de prototypes) ; méthodes mathématiques, notamment pour la reconnaissance de formes automatiques et pour l’analyse séquentielle des tracés ; analyse et interprétation médicale automatiques ; vecto-cardiographie ; électrophysiologie cellulaire du myocarde.

Paul Rubel lui a succédé de 1985 à 1998, poursuivant les travaux sur l’activité électrique du cœur, développant dans ce champ, le génie biologique et médical, l’informatique, l’intelligence artificielle, l’électrocardiologie quantitative, des enquêtes de suivi des populations actives et atteintes de cardiopathies.

Pathologies osseuses

Pierre Delmas, directeur de l’unité 403 “Physiopathologie des ostéopathies fragilisantes” de 1994 à 2006, a en particulier étudié la physiopathologie de la perte osseuse et des fractures et les marqueurs de la dégradation de l’os, du cartilage et de la synoviale (cytokines et dégradation ostéo-articulaire).

Note
* Une tradition prétend que l’Hôtel-Dieu fut fondé en 542 par le roi Childebert et la reine Ultrogothe (dont le nom lui-même signifie Secours de Dieu), fille de Widéric, prince Ostrogoth.

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