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Hôpital Léon-Bernard

Limeil-Brévannes

Du château de Brévannes à l’hôpital Léon-Bernard

La présence d'un château médiéval au sud de Paris est attestée depuis le début du XIVème siècle et appartient à la famille de Corbie. Sous Louis XIV, les jardins sont dessinés par Le Nôtre. Marc Henri Le Pileur de Brévannes, conseiller du roi, président de la chambre des comptes de Paris, achète en 1786 le vieux château et ses dépendances en mauvais état. Il en ordonne la démolition et fait construire cette “élégante bâtisse de style Louis XVI”, dont il ne profite guère, car au début de la Révolution, il doit fuir à l'étranger. À son retour d'émigration, il vend le domaine. 

Au cours des années 1800, événements et  propriétaires vont se succéder : en 1803, le château est acheté par Pierre Marie Muguet de Varange, fils d'une famille bourgeoise lyonnaise, qui devient receveur général sous l'Empire, puis régent de la Banque de France et baron en 1810 ; il sera maire de Limeil-Brévannes de 1806 à 1817 ; le château est ensuite occupé par les Autrichiens en 1814 ; en 1823, il est acquis par le banquier Jean-Charles Clarmont ; en 1824, il devient la propriété du philologue hébraïque Philippe Sarchi, puis il passe à son fils, l'agent de change Philippe Benoit Sarchi, et à sa veuve qui l'habite jusqu'en 1870 ; après la guerre de 1870, il est occupé par les troupes prussiennes ; le Prince Achille Murat, neveu de Napoléon Ier, achète la propriété en 1874 et la fait remettre en état. Passionné de jeu de cartes et portant peu d’intérêt à la propriété, il l'aurait perdue au profit du baron Rodolphe Hottinguer, riche banquier parisien. 

Cédé à l'Assistance publique en 1883, le château de Brévannes fut utilisé comme hospice avant d'être agrandi par la construction, vers 1886, d'un quartier réservé aux ménages, puis, partir de 1891, d'un quartier de malades chroniques. Au début du XXème siècle, un ensemble de bâtiments réservés aux patients tuberculeux est édifié par l'architecte Paul-Louis Renaud et, partir de 1907, un quartier est réservé aux enfants malades. Pendant la Première Guerre mondiale, un sanatorium est édifié. L'un des ensembles de ces pavillons formera l'hôpital Léon-Bernard. Les pavillons datant du début du XXème siècle sont en meulière, avec quelques éléments décoratifs ou architectoniques en brique.
 Le château, les douves, l'allée principale, ainsi que les façades et les toitures de tous les bâtiments des quartiers ont été inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Contribution de l’Inserm à la recherche sur le site 

Epidémiologie de la tuberculose

Guy Loe-Nouffard y dirigera l’une des toutes premières unités de l’Inserm, l’unité  2 "Tuberculose" de 1960 à 1962. Claude Gerbeaux lui succède en 1962 et 1963, puis Alice Lotte. L’intitulé de l’unité devient "Epidémiologie de la tuberculose".

L’importance de ce type de recherches en épidémiologie s’étant imposée, requérant notamment personnels et locaux spécifiques, un bâtiment a été construit, dès 1961 au Vésinet, devenant un département de recherches épidémiologiques appliquées à la tuberculose. En 1966 est créé le centre Inserm Le Vésinet qui abritera, notamment l’unité 179 d’Alice Lotte "Aspects socio-économiques de la tuberculose et des maladies respiratoires".

Alice Lotte, a créé et dirigé l’unité 2 "Epidémiologie de la tuberculose" de 1963 à 1965 sur le site de Limeil-Brévannes. Ses travaux  ont porté : sur l’étude du concept de surveillance épidémiologique de la tuberculose (évolution de l’incidence de cette maladie parmi les groupes à haut risque, gravité de l’invalidité) ; sur des études épidémiologiques sur l’étiologie des maladies respiratoires chroniques (recherche des facteurs de risque concernant, notamment, les bronchites chroniques, les affections respiratoires secondaires à une exposition à l’amiante) : sur des études coût/efficacité relatives à la tuberculose et aux maladies respiratoires chroniques ; sur l’étude du comportement des divers groupes de population à l’égard des mesures de prévention. Elle crée et dirige ensuite, avec Simone Perdrizet, l’unité 179 "Aspects socio-économiques de la tuberculose et des maladies respiratoires" au centre Inserm Le Vésinet, de 1977 à 1981. Sa collaboratrice lui succèdera de 1982 à 1988.

Pathologies cardiovasculaires

Pierre-Yves Hatt succède à Alice Lotte à la direction de l’unité 2 dont l’intitulé devient alors "Pathologie cardiovasculaire" de1965 à 1985. Ses travaux ont porté sur l’étude systématique de la résistance des bacilles à l’isoniazide (en termes de développement et de fréquence) chez l’enfant, avec classification des résultats et établissement des statistiques. Il a également mené ses recherches sur des bacilles para-tuberculeux, notamment ceux isolés d’adénites cervicales de l’enfant. 

Bertrand Crozatier succède à Pierre-Yves Hatt et dirige l’unité 2, devenue "Physiologie cardio-circulatoire, techniques et traitement du signal en exploration fonctionnelle", de 1986 à 1989, sur le site de Limeil-Brévannes, puis déménage à ’hôpital Henri-Mondor à Créteil avec le même intitulé, de 1990 à 1993. Ses travaux portent sur la morphologie et la microscopie électronique du cœur et des vaisseaux, sur l’hypertrophie cardiaque, et sur la toxicité myocardique des médicaments. Il dirigera ensuite l’unité 400 "Physiopathologie cellulaire et fonctionnelle du cœur et des vaisseaux" de 1994 à 2004. Ses recherches s’attacheront à l’étude du transport ionique membranaire en pathologie cardiovasculaire, et à celle des récepteurs membranaires et de la transduction du signal en pathologie cardiaque. Elles porteront également sur la fonction ventriculaire et la circulation coronaire en physiopathologie expérimentale et dans l’insuffisance cardiaque.

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