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Hôpital de la Pitié-Salpêtrière

Paris

Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) - Vue de diverses allées bordées de pavillons avec du personnel © Assistance Publique - Hôpitaux de Paris / Service des Archives

Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) - Vue de diverses allées bordées de pavillons avec du personnel

En 1656, Louis XIV signe un Édit royal portant sur la création d’une institution, appelée "hôpital général pour le renfermement des pauvres de Paris". Cette institution est chargée d'interner de gré ou de force les mendiants, les pauvres, les marginaux et les vagabonds perturbant l'ordre et la vie de la capitale. Cet hôpital général doit disposer de plusieurs maisons, dont la Pitié pour les enfants, Bicêtre pour les hommes et un établissement à la Salpêtrière pour les femmes et les jeunes filles. La maison de la Salpêtrière voit ainsi le jour l’année suivante et doit son nom à l'origine des bâtiments qu'elle occupe. En effet, elle est établie sur l’emplacement du "Petit-Arsenal", qui comprend notamment des ateliers et des entrepôts destinés à la fabrication du salpêtre utilisé alors comme poudre à canon.

Pendant deux siècles, la Salpêtrière sera tout à la fois crèche, asile, hospice, prison, maison de redressement, mais pas du tout hôpital au sens moderne du terme. Prévue pour accueillir 4 000 personnes, elle en compte près de 8 000 à la veille de la Révolution.

À compter de la fin du XVIIIème siècle, l’hospice devient un véritable lieu de soins. Jean-Etienne Esquirol (1772-1840) et Philippe Pinel (1745-1826) améliorent progressivement le traitement réservé aux malades mentaux. Ce dernier décide de libérer les aliénés de leurs chaînes et l’on commence à soigner les malades mentaux, jusque-là réputés incurables. Par la suite, les travaux de Jean-Martin Charcot aboutissent à la création, à la Salpêtrière, de la première chaire mondiale de neurologie, en 1882.

Le XXème siècle voit l'abandon de l'asile d'aliénées en 1921 et celui de l'hospice en 1968. La Salpêtrière devient un hôpital à part entière avec toutes les disciplines. Elle retrouve la Pitié, à qui elle était liée à ses origines au XVIIème siècle. En effet, dans les années 1910, la Pitié est reconstruite sur un terrain vacant situé sur le site de la Salpêtrière. Cette nouvelle Pitié fusionne, en 1964, avec la Salpêtrière pour former le groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, avec, en 1966, la création d'une faculté de médecine associée. Il s’en suit un grande période d'investissements immobiliers (rénovation et construction de nouveaux bâtiments) qui en fait le plus grand groupe hospitalier d'Europe avec une superficie de 33 hectares, plus de 1 700 lits d’hospitalisation et environ 7 800 personnes travaillant sur le site.

L’établissement est à l’origine de plusieurs premières avancées médicales majeures comme la première transplantation cardiaque en Europe (la septième dans le monde) réalisée par le professeur Cabrol en 1968, la première greffe cœur-poumon en France (1982) et la première pose d’un cœur artificiel total en France (1986). Les premières unités de recherche Inserm y sont créées dès le début des années 1960.

L'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) est une fondation reconnue d'utilité publique fondée en 2005 qui héberge depuis 2010, sur le site de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, un centre de recherches animé par 600 chercheurs, ingénieurs et techniciens conduisant des travaux de recherche fondamentale ou clinique sur le cerveau et les maladies neurologiques ou psychiatriques (Alzheimer, Parkinson, dystonie, épilepsie, sclérose en plaques, accident vasculaire cérébral, démences, dépression, troubles obsessionnels compulsifs, autisme...), ainsi que sur la moelle épinière (paraplégie, tétraplégie, ...) Les bâtiments de l’ICM ont été été inaugurés le 24 septembre 2010. Gérard Saillant et Yves Agid en ont été les fondateurs et respectivement président et directeur scientifique. Laurence Tiennot-Herment en est la présidente actuelle.

Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) - Vue extérieure de l'entrée principale avec des passants ©

Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) - Vue extérieure de l'entrée principale avec des passants

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Neurologie - Psychatrie

Jean Scherrer dirige l’une des toutes premières unités sur le site, l’unité 3 de neurophysiologie de 1960 à 1984. Claude Chevrie lui succède de 1985 à 1988, l’intitulé de l’unité devenant “Physiologie et pathologie cérébrale”. Leurs travaux ont porté sur : l’anatomie et la morphologie de l'encéphale de primates, la structure, et les connexions du système moteur central ; la physiologie et la pathologie de la communication parlée ; le rythme veille-sommeil et le système circadien chez l'homme (sommeil normal et pathologique, vigilance) ; le développement et les applications de la magnétométrie cérébrale ; l’électrophysiologie humaine et l’imagerie fonctionnelle diagnostique. 

François Lhermitte, neuropsychologue de grande réputation et chef du service de neurologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a dirigé l’unité Inserm 84 "Neuropsychologie” de 1964 à 1985. Il étudie le rôle et les fonctions des diffé­rentes structures nerveuses dans les comportements cognitifs chez des patients atteints de lésions cérébrales et présentant des troubles du langage, de la mémoire, de l'intelligence, des troubles perceptifs (en particulier visuels)..., et ce à partir des méthodes et des techniques de psychologie expérimentale, de la psycholinguistique, de la neurophysiologie et de l'in­formatique. Il étudie également la rééducation neuropsychologique assistée par micro-ordinateur.

Constantino Sotelo succède de 1978 à 1992 à la direction de l’unité de recherche 106 “Histologie normale et pathologique du système nerveux”, qui avait été dirigée par Jean Gruner à l’hôpital Foch, Suresnes, de 1971 à 1977. Cette unité déménage à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière sous le nouvel intitulé “Neuromorphologie : développement, évolution”. Le laboratoire poursuivra les travaux de Jean Gruner sur la neuro-morphologie, en se recentrant sur deux axes complémentaires : l’étude ontogénétique et phylogénétique du système nerveux, limitée au cervelet et la sphère pré-cérébelleuse, et au système visuel. Les techniques employées seront celles de la neuro-anatomie expérimentale, de l’immunocytochimie et de la microscopie électronique. L’activité est donc axée sur l’analyse des mécanismes, génétiques et épigénétiques, qui sous-tendent la formation des réseaux neuroniques et leur capacité d’adaptation aux conditions pathologiques.

Nicole Baumann a été directrice de l’unité 134 de neurobiologie expérimentale et clinique, puis cellulaire moléculaire et clinique de 1964 à 1997. Elle a été une des premières à explorer des mutants neurologiques de la souris, en tant que modèles de maladies neurologiques, notamment en caractérisant les mutants présentant un trouble du développement de la gaine de myéline (leucodystrophie), constituant majeur de la conduction normale de l’influx nerveux. Elle a également menés ses recherches sur la biologie des cellules gliales, partenaires des neurones, et sur les mécanismes de réparation du système nerveux par les techniques de transplantations cellulaires.

Michel Hamon a dirigé l’unité mixte de recherche Inserm 288/université Pierre et Marie Curie "Neuropsychopharmacologie moléculaire cellulaire et fonctionnelle" de 1985 à 2004, devenue unité 677 "Neuropsychopharmacologie”, de 2005 à 2008. Pour Michel Hamon, la neuropharmacologie sera, avant tout, un moyen d’investigation du système nerveux central. L’étude des modèles animaux des pathologies humaines privilégiées par le laboratoire vise à approfondir les connaissances sur les mécanismes physiopathologiques en cause, et à identifier de nouvelles cibles moléculaires et cellulaires pour des traitements plus efficaces et mieux tolérés. Ces études concernent les troubles du sommeil, la dépression, la dépendance alcoolique, les douleurs neuropathiques, affections qui constituent des problèmes majeurs de santé publique. Michel Hamon et ses collaborateurs étudient plusieurs stratégies innovantes, en partenariat avec des groupes pharmaceutiques, pour le traitement des douleurs neuropathiques, ciblées sur les monoamines en interaction avec d’autres neuromédiateurs.

Yves Agid, médecin-chercheur et chef du service de neurologie, a dirigé l’unité 289 "Physiopathologie des comportements et des maladies du système nerveux” de 1985 à 1993, l’intitulé étant devenu "Physiopathologie et pathogenèse des maladies neuro-dégénératives” (1993-1996), puis "Mécanismes et conséquences de la mort neuronale” (1997-2000). L’essentiel de ses travaux a porté sur la dégénérescence du cerveau, que celle-ci soit due au vieillissement normal des cellules et des structures cérébrales, ou liée à une ou plusieurs atteintes de ces mêmes structures et à la génétique moléculaire des maladies neurodégénératives héréditaires. Il est membre fondateur et directeur scientifique de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière ouvert en 2010.

Etienne Hirch, qui a succédé à Yves Agid de 2001 à 2004 à la direction de l’unité devenue "Neurologie et thérapeutique expérimentale”, en a poursuivi les travaux de recherche. Ont été notamment étudiées la génétique des affections neurodégénératives dans le système nerveux central, la physiopathologie et la thérapeutique expérimentale du mouvement chez l'homme.

Daniel Widlocher a dirigé l’unité 302 “Psychopathologie et pharmacologie des comportements” de 1986 à 1998. Il a mené ses recherches sur les activités cognitives et les troubles mentaux ; l’épidémiologie psychiatrique et l’évaluation des stratégies thérapeutiques. Une recherche épidémiologique dans les champs de la toxicomanie et de la santé mentale était également menée par Françoise Facy au sein de l’unité.

Bernard Zalc, à la direction de l’unité 495 "Biologie des interactions neurones/glie” de 1998 à 2004, a poursuivi les travaux de recherche qu’il avait initié au sein de l’unité de Nicole Baumann, en étudiant notamment les fonctions et la différenciation des cellules microgliales. Il a étudié également les signaux axonaux de myélinisation et la biologie moléculaire de la myélinisation dans la sclérose en plaques.

Patricia Gaspar a dirigé l’unité 616 “Développement normal et pathologique du cerveau” de 2004 à 2007. Les travaux du laboratoire ont concerné le développement du cortex cérébral et l’implication de la sérotonine dans la morphogenèse corticale (voies de transduction et activations transcriptionnelles).

Bruno Dubois dirigera l’unité 610 “Neuro-anatomie fonctionnelle du comportement et de ses troubles” de 2004 à 2008 L’objectif des travaux de l’unité a été de mieux comprendre les bases neurologiques de l’élaboration des comportements, et donc de préciser les réseaux cérébraux sous-tendant principalement les opérations nécessaires à l’activation, la planification et à l’exécution de la réponse comportementale. Leur méthodologie s’est appuyée sur la mise au point de paradigmes originaux de neuropsychologie expérimentale et d’IRM fonctionnelle. Appliquée chez le sujet sain, elle permet la mise en évidence des circuits cérébraux activés pendant la réalisation de tâches de mémoire ou de planification et d’exécution de la réponse.

L’unité 713 “Douleur et stress” a été dirigée de 2005 à 2008 par Jean-Jacques Bénoliel. Les recherches du laboratoire ont porté sur l’étude des capacités de résistance de l’organisme à la douleur et aux stimulus de son milieu (appelés couramment stress) qui sont en fait des stimulations naturelles plus ou moins exacerbées, et donc sur l’étude du rôle du macrophage dans les processus de défense et de régénération.

Richard Miles a dirigé l’unité 739 “Cortex et épilepsie” de 2005 à 2008. Avec ses collaborateurs, il a étudié la physiologie du tissu humain épileptique, mené des études fonctionnelles des déficits génétiques liés à des syndromes épileptiques. Il a également étudié l’imagerie structurale et fonctionnelle menée sur des patients épileptiques.

Alexis Brice, après avoir été responsable d’une équipe au sein de l’unité d’Yves Agid, a créé et dirigé l’unité 1127 “Bases moléculaires, physiopathologie et traitement des maladies neurodégénératives” de 2014 à 2016. Ses recherches se sont concentrées sur la maladie de Parkinson, les dégénérescences spino-cérébelleuses et lobaires fronto-temporales, qui ont de nombreuses similitudes cliniques et physiopathologiques. Son équipe développe une approche intégrée de ces maladies, de leurs bases génétiques à leurs mécanismes physiopathologiques. Cela implique des études précliniques et cliniques pour réaliser un pronostic, identifier des biomarqueurs de progression de la maladie et, à terme, développer de nouveaux traitements.

Thomas Simillowski dirige l’unité 1158 “Neurophysiologie respiratoire expérimentale et clinique” depuis 2014, dédiée à l'étude des relations entre le système nerveux et l'appareil respiratoire. Elle mobilise pour cela des approches biologiques, histologiques, physiologiques, pharmacologiques et cliniques, y compris psychophysiologiques, avec, dans chaque cas, un recours approfondi aux biomathématiques et à la modélisation.

Epidémiologie, santé publique, statistiques, bioinformatique

François Grémy, internationalement reconnu pour ses recherches pionnières en bio-informatique appliquée à la médecine,  est  le fondateur, en 1968, de  la première unité de recherche Inserm consacrée à l’informatique médicale, l’unité 88, qu’il a dirigée jusqu’en 1982. Ses travaux ont porté notamment sur l’étude épidémiologique et socio-économique des relations entre travail et santé dans différents contextes professionnels et l’évaluation de la qualité des soins en médecine hospitalière et ambulatoire.

Marcel Goldberg a succédé à François Grémy en 1983, l’intitulé de l’unité devenant "Epidémiologie, santé publique, environnements professionnel et général”, qui sera ensuite localisée à l’hôpital de Saint-Maurice. Il a consacré sa carrière à trois grandes thématiques scientifiques : les sciences de l’information médicale ; la connaissance de l'état de santé des populations ; l’épidémiologie sociale (risques professionnels, déterminants sociaux de la santé, cohortes prospectives).

Jean-François Boisvieux a dirigé l’unité 194 “Méthodologie en informatique et statistique en médecine” de 1980 à 1994. Les recherches du laboratoire ont porté sur : la représentation symbolique de connaissances médicales pour l'aide au fonctionnement de l'unité de soins ; l’élaboration et l’application de modèles dynamiques et statistiques pour l'évaluation et l'aide à la décision en médecine ; les analyses fonctionnelle et morphologique des séquences d'images et la modélisation géométrique des structures anatomiques ; l’élaboration et l’évaluation de méthodes pour l'analyse de données biologiques complexes.

Annick Alperovitch, qui a dirigé l’unité 360 "Epidémiologie en neurologie et psychopathologie”  de1992 à 2004, a mené ses recherches en épidémiologie et sur les facteurs de risque en psychiatrie, mais également sur la maladie de Creutzfeldt-Jakob, le Parkinson, les maladies cérébrovasculaires et neurodégénératives.

Christophe Tzourio lui succède en 2005 à la direction de l’unité devenue unité 708 "Neuro-épidémiologie”. Les recherches épidémiologiques conduites dans le laboratoire ont pour objectif principal d’identifier les facteurs de risque environnementaux, biologiques et génétiques (interactions gène-environnement) de pathologies neurologiques majeures (accidents vasculaires cérébraux, démences, maladie de Creutzfeldt-Jakob, troubles de la marche et maladie de Parkinson).

Alain Mallet dirige l’unité Inserm 436 "Modélisations mathématique et statistique en biologie et médecine” de 1995 à 2003. Ses travaux ont porté sur la modélisation en épidémiologie génétique des maladies multifactorielles et son application à l’étude des maladies infectieuses, les méthodes biomathématiques et biostatistiques appliquées au suivi médical sur la bio-informatique génomique et moléculaire.

Cancérologie

Claude Jacquillat, médecin cancérologue, chef du service d'oncologie médicale à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière jusqu’en 1990, a été directeur de l’unité 232 “Chimiothérapie des affections malignes” de 1978 à 1985. Ses travaux ont porté sur les protocoles thérapeutiques et les nouvelles drogues anti-cancéreuses et sur l’étude statistique des résultats thérapeutiques et des fac­teurs pronostiques chez les malades atteints de cancers.

Technologies des explorations fonctionnelles - Imagerie médicale

Daniel Bargeton a dirigé l’unité 81 “Technologies des explorations fonctionnelles respiratoires” de  1968 à 1978. Il a mené ses recherches dans le domaine de la pneumologie : études de la mécanique respiratoire et de la régulation de la respiration par spectrométrie de masse, mesure de l’impédance thoracique profonde et analyse instantanée des échanges gazeux.

Andrew Todd-Pokropek a dirigé l’unité 494 “Imagerie médicale quantitative” de 1998 à 2004. Ses travaux ont porté sur l’approche systémique de la gestion, de la communication et de l'aide au traitement des images médicales, sur les méthodes adaptatives appliquées à l’imagerie médicale, la bio-distribution de marqueurs (application aux tumeurs solides), la modélisation multidimensionnelle en imagerie médicale quantitative morphologique et fonctionnelle.

Alain Herment a dirigé l’unité 678 d’imagerie fonctionnelle de 2005 à 2008 et, en 2009, Habib  Benali lui a succédé. Les recherches du laboratoires ont porté sur la modélisation physiologique, métabolique et mathématique de l’activité cérébrale à partir de l’imagerie neuro-fonctionnelle ; la caractérisation multifactorielle de la plaque d’athérome (études biochimique, hémodynamique, mécanique) et de la fonction cardiaque ; la quantification des processus métaboliques en imagerie cardiaque, tumorale et cérébrale ; la classification des images paramétriques (contraction myocardique, signature génomique) et d’imagerie isotopique cérébrale.

Maladies neuromusculaires - Maladies dégénératives

Ketty Schwartz a d’abord étudié les bases moléculaires des modifications du muscle cardiaque, en situations normale et pathologique dans l’unité de Bernard Swynghedauw à l’hôpital Lariboisière, unité qu’elle dirigera de 1981 à 1984. Elle se tourne ensuite vers les maladies neuro-musculaires et rejoint Michel Fardeau au Fer-à-Moulin, avec lequel, elle participera à la création de l’Institut de myologie de la Pitié-Salpêtrière. De 1998 à 2004, elle dirige l’unité Inserm 523 “Génétique, physiopathologie et thérapies des affections des muscles squelettiques et cardiaques”. Ketty Schwartz a contribué à des avancées majeures en ces champs de recherche. Ses travaux novateurs ont fait d'elle la première femme non américaine à recevoir un prix de l'Académie de médecine de New York. En outre, elle s’est engagée avec passion dans l'aventure du Gram (groupe de réflexion avec les associations de malades), lancé par l’Inserm en 2004, dont elle fut la présidente jusqu’à son décès.

Anne Baron Van Evercoren a dirigé l’unité 546 “Affections de la myéline et des canaux ioniques musculaires” de 2001 à 2009.  Les travaux de l’unité ont porté sur la démyélinisation et l’auto-immunité, l’approche thérapeutique de la remyélinisation du système nerveux central, la génétique de la sclérose en plaques et des maladies de l'excitabilité musculaire et la physiopathologie des canalopathies musculaires.

Les recherches de l’unité 582 “Physiopathologie et thérapie du muscle strié”, dirigée par Pascale Guicheney de 2003 à 2008, ont été centrées sur la compréhension des mécanismes moléculaires responsables de pathologies rares du muscle strié d’origine génétique. Ces pathologies sont cliniquement et génétiquement hétérogènes, certaines affectant seulement le muscle strié, d’autres également le muscle cardiaque et la jonction neuromusculaire. Les travaux de l’unité permettent le développement de nouveaux outils et/ou critères pour faciliter les diagnostics clinique, immuno-histochimique et moléculaire de  ces types de pathologies.

Rose Katz a dirigé l’unité 731 “Physiologie et physiopathologie de la motricité chez l'homme” de 2005 à 2008. Les recherches menées par le laboratoire ont porté sur différents axes associés à la motricité : les mécanismes spinaux impliqués dans le mouvement normal ; la transmission de la commande corticale et les mécanismes sous-tendant la récupération motrice chez l’hémiplégique ; la physiopathologie des troubles moteurs liés à un dysfonctionnement des noyaux gris centraux ; les mécanismes sous-tendant la plasticité du système nerveux central et périphérique ; l’interaction posture/équilibre/mouvement ; recherche en neuropsychologie et handicap.

L’unité 787 “Myologie” a été dirigée de 2006 à 2013 par David Sasoon, qui avait transféré à Paris son laboratoire de la Mount Sinaï School of Medicine à New York. Les recherches du laboratoire s’articulaient principalement autour de la production de modèles murins, de la biologie moléculaire et cellulaire du développement musculaire et des réponses des cellules souches au stress. Elles ont porté également sur les mécanismes moléculaires qui régissent la sénescence cellulaire et la survie/expansion des cellules souches et ce, à des fins thérapeutiques.

Thomas Voit a dirigé l’unité 974 “Thérapie des maladies du muscle strié” de 2009 à 2014. Et Vincent  Mouly lui a succédé  en 2015 et 2016, l’intitulé de l’unité devenant “Recherche en myologie”. Leurs travaux  ont concerné la génétique et la physiopathologie des maladies neuromusculaires, le remodelage, la régénération et la thérapie cellulaire du muscle strié, les biothérapies des maladies neuromusculaires.

Neuro-endocrinologie

Françoise Peillon, directrice de l’unité 223 “Physiopathologie de l'hypophyse” de 1980 à 1994, a consacré ses recherches : à l’étude in vivo et in vitro de la régulation neuro-hormonale des cellules hypophysaires tumorales humaines sécrétant de la prolactine et de l'hormone somatotrope ; à l’étude de la régulation neuro-hormonale et stéroïdienne de la sécrétion de prolactine dans la tumorigenèse des adénomes hypophysaires (cytologie et histopathologie) ; à l’immunocytochimie de l'anté-hypophyse humaine et animale, normale et tumorale et à l’étude de l’ARN messager des hormones et des neuropeptides que sécrète cette glande.

Maladies infectieuses et parasitaires, virologie, sida

Marc Gentilini dirige l’unité 313 “Paludisme, sida” de 1987 à 1996. Les thèmes de recherche du laboratoire porteront sur les  plasmodies (parasites des vertébrés) avec, notamment, l’étude de la chimiorésistance du Plasmodium falciparum, responsable du paludisme, et du sida (études menées sur la dérégulation des cytokines chez les malades infectés par le VIH).   

Dominique Mazier succède à Marc Gentilini à la direction de l’unité 313, avec le nouvel intitulé “Immunobiologie cellulaire et moléculaire des infections parasitaires” en 1997 et 1998, unité qui deviendra 511 de 1999 à 2009. Ses recherches portent sur les parasites et les champignons pathogènes pour l’homme, avec une part importante consacrée au parasite du paludisme (ou malaria). Ses travaux visent à développer de nouveaux concepts de recherche, ainsi que leurs applications thérapeutiques. Elle a développé des projets translationnels couvrant un large éventail d’approches, allant de la recherche fondamentale à la recherche clinique, notamment sur les deux pathogènes majeurs que sont le Plasmodium et le VIH.

Patrice Debré a dirigé l’unité 543 “Immunité cellulaire et tissulaire” de 2001 à 2007. Les activités du laboratoire ont porté : sur les réponses immunes aux infections virales ou opportunistes (VIH, cytomégalovirus, variole, vaccine, arboviroses, mycobactéries), aux tumeurs liées aux virus (virus Epstein-Barr notamment). ). Les activités de recherche ont également porté sur les vaccins (VIH, variole, tumeurs) et l’immunothérapie.

Dominique Costagliola a d’abord été directrice de l’unité Inserm 720 “Epidémiologie clinique et traitement de l'infection à VIH” de 2005 à 2008, puis de l’unité 943 “Epidémiologie, stratégies thérapeutiques, virologie clinique et VIH”, à l’Institut de santé publique, de 2009 à 2010. Depuis 2014, elle directrice de l’unité mixte Inserm1136/université Pierre et Marie-Curie “Epidémiologie clinique de l'infection à VIH : stratégies thérapeutiques et co-morbidités”, campus de Jussieu à Paris. Ses recherches vont des biostatistiques à l’épidémiologie, en particulier la pharmaco-épidémiologie, mais également les essais thérapeutiques et la modélisation. En termes d’applications, ses travaux couvrent l’infection à VIH (sida), l’hémophilie, le médicament et la transfusion.

David Klatzmann a dirigé l’unité l’unité mixte Inserm 959/université Pierre et Marie Curie “Immunologie, immunopathologie, immunothérapie” de 2013 à 2016. Ce laboratoire de recherche translationnelle en immunologie a pour objectif l’étude des maladies auto-immunes, par le biais d’études tant fondamentales que cliniques. Il étudie ainsi l’implication du système immunitaire et de l’immunothérapie dans les domaines du cancer et des maladies auto-immunes et neurodégénératives.

 Christophe Combadière dirige depuis 2014 l’unité 1135 “Chimiokines dans les pathologies et maladies inflammatoires "au sein du centre “Immunologie, maladies infectieuses", qu’il dirige également. L’une des principales caractéristiques de l’inflammation, commune à de nombreuses pathologies humaines, est le déploiement de cellules immunitaires au niveau du site lésionnel. Les travaux de l’unité portent sur l'identification de molécules responsables de ce déploiement, bloquant spécifiquement les sous-populations cellulaires conduisant aux processus pathogéniques, tout en conservant intactes celles nécessaires à la migration et aux fonctions des leucocytes responsables de l’immunité protective. Les chimiokines, objet des recherches de l’unité sont des médiateurs de l’inflammation et de l’immunité, qui permettent non seulement une migration rapide et coordonnée en réponse à des signaux de dangers, mais aussi contrôlent diverses fonctions cellulaires immunitaires.

Pathologies cardiovasculaires

François Cambien a dirigé l’unité 525 “Génétique épidémiologique et moléculaire des pathologies cardiovasculaires”, d’abord implantée sur le site du Fer-à-Moulin en 1999,  puis sur le site de la Pitié-Salpêtrière, de 2000 à 2008. Il a ensuite dirigé l’unité 937 “Génomique cardiovasculaire” de 2009 à 2013. Les travaux du laboratoire concernaient la génomique épidémiologique. Y ont été étudiés les mécanismes et la signification fonctionnelle des variations d'expression génique dans les cellules de la paroi vasculaire,  la variabilité du génome (phénotypes et maladies cardiovasculaires communes), les interactions gène-environnement et les phénotypes intermédiaires des affections cardiovasculaires.

Martin-John Chapman a dirigé successivement l’unité 321 “Lipoprotéines et athérogenèse” de 1989 à 2001, l’unité 551 “Dyslipoprotéinémies et athérosclérose : génétique, métabolisme et thérapeutique” de 2002 à 2008, puis l’unité 939 “Dyslipidémie, inflammation et athérosclérose dans les maladies métaboliques” de 2009 à 2011. Ses travaux ont été dédiés  à l’athérosclérose, maladie qui a des répercussions considérables en santé publique, puisque, avec les complications thrombo-emboliques qu’elle entraine, elle constitue  la première cause de morbidité et de mortalité en France. C’est une recherche translationnelle, impliquant la mise en œuvre de technologies de biochimie, de  biologie moléculaire et cellulaire, de  génétique moléculaire, d’immunologie et d’épigénétique. Philippe Lesnik lui a succédé à la direction de l’unité de 2012 à 2013 et en a poursuivi les travaux.

Stéphane Hatem a dirigé l’unité 621 “Physiopathologie, génétique et pharmacologie du remodelage cardiaque” de 2004 à 2008, puis l’unité 956 “Génétique, pharmacologie et physiopathologie des maladies cardiovasculaires“ de 2009 à 2013 et dirige l’unité 1166 Maladies cardiovasculaires, du métabolisme et de la nutrition  depuis 2014. Les travaux du laboratoire sont axés sur la génétique et la génomique fonctionnelle du remodelage myocardique, sur l’adressage et l’assemblage des protéines et la  physiopathologie cardiaque, sur la signalisation cellulaire et les nouvelles approches pharmacologiques.

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