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Hôpital Bichat - Claude-Bernard

Paris

Vue générale de l'hôpital Bichat - Claude-Bernard, prise du boulevard Ney (Paris) © Assistance Publique - Hôpitaux de Paris / Service des Archives

Vue générale de l'hôpital Bichat - Claude-Bernard, prise du boulevard Ney (Paris)

Ce groupe hospitalier est issu du rattachement de l’hôpital Bichat et de l’hôpital Claude-Bernard opéré en 1988 par l’Assistance publique - hôpitaux de Paris.

L’hôpital Bichat doit sa création à la démolition, en 1879, des bâtiments de l’annexe de l'Hôtel-Dieu. La suppression de lits conduit ainsi l'administration à opter pour une redistribution des malades vers un autre établissement et elle choisit une ancienne caserne située sur les fortifications dans le XVIIIème arrondissement. En 1881, le nouvel établissement, formé de plusieurs pavillons, prend la dénomination d'hôpital Bichat en mémoire du médecin et physiologiste Xavier Bichat (1771-1802), professeur d'anatomie et médecin à l'Hôtel-Dieu en 1800. En 1928, l'hôpital Bichat est totalement reconstruit et le nombre de lits est alors porté à près de 1 000. En 1971, le ministère de la Santé approuve le programme de construction du “nouveau Bichat”. Achevé en 1979, celui-ci permet d’alléger la charge des hôpitaux du centre de Paris, en créant des lits de long et moyen séjours, dont la capitale était particulièrement démunie.

De son côté, l’hôpital Claude-Bernard ouvre en 1905, à l’emplacement de l'ancien hôpital temporaire d'Aubervilliers. Il reçoit le nom du médecin et physiologiste Claude Bernard (1813-1878), considéré comme le fondateur de la médecine expérimentale. L’établissement est alors dédié aux maladies contagieuses. Agrandi en 1930, l’hôpital acquiert une renommée internationale en matière de pathologies infectieuses et se spécialise dans le traitement des maladies tropicales. Au début des années 1950, la découverte de la respiration artificielle continue, dite réanimation respiratoire, est à l’origine de l’ouverture du premier service de réanimation.

Aujourd’hui, l’hôpital Bichat - Claude-Bernard est un hôpital universitaire doté de près de 1 000 lits et de 21 blocs opératoires. Il assure à la fois une prise en charge de proximité, avec l’un des plus importants services d’accueil des urgences en médecine et en chirurgie de l’agglomération parisienne, et une prise en charge spécialisée dans la plupart des disciplines médicales et chirurgicales. Côté recherche, nombre d’unités de recherche Inserm, notamment les toutes premières, y ont été implantées et continuent de l’être.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

C’est sur le site Bichat hôpital Claude-Bernard que furent créées les premières unités de recherche Inserm, notamment celle de Jean Trémolières, pionnier de la recherche en nutrition et celle de Jean-Jacques Pocidalo pour ses travaux sur la réanimation respiratoire puis sur les maladies pulmonaires et cardiaques d’origine infectieuse.

Nutrition – Gastro-hépatologie

En 1958, Jean Trémolières crée et dirige le premier groupe de recherche en nutrition, à l’époque de l’Institut national d’hygiène, l’INH, pas encore devenu Inserm, qu’il dirigera jusqu’en 1976. Un bâtiment est érigé dans l’enceinte de l’hôpital Bichat, dont les locaux, situés dans les sous-sols, sont dispersés, sombres et incommodes. En 1964, le groupe devient unité de recherche 1 de l’Inserm “Nutrition et diététique” et l’équipe y trouve d’autant mieux sa place que, fait exceptionnel, des lits d’hospitalisation y sont créés, permettant la mise au point de méthodes diagnostiques (fécalogramme) et thérapeutiques (traitement des fistules pancréatiques). En dépit des insuffisances criantes de matériel (faute d’aspirateurs pour drainage, on utilise des trompes à eau d’un étage à l’autre du bâtiment), le dynamisme et le charisme de Jean Trémolières vont faire de son équipe une formation de pointe, reconnue au plan international. Mais à travers les nombreux médecins et diététiciennes qui fréquentèrent cette unité, c’est au bénéfice de l’hôpital Bichat tout entier que l’étiquette “Centre de qualité de nutrition médicale” fut reconnue de tous.

Daniel Lemonnier lui succède à la direction de l’unité 1 de  1977  à 1990. Il axe plus particulièrement ses travaux sur obésités intestinales et lipoprotéines, malnutrition protéino-énergétique et carences spécifiques. Il étudie également la valeur nutritionnelle des aliments (produits laitiers, réponse immunitaire aux produits laitiers fermentés).

Serge Bonfils, médecin gastroentérologue, entame sa carrière de recherche dans le laboratoire de Jean Trémolières dans les années 1950 et il crée et dirige l’unité Inserm 10 en gastroentérologie de 1960 à 1984.
Ses travaux portent surtout sur les pathologies de l’estomac et il étudie  tant les modifications de la sécrétion gastrique et les sécrétions anormales d’hormones que les facteurs psychologiques associées aux pathologies. Il met au point des techniques d’exploration d’examen gastrique, puis des dosages hormonaux, d’abord biologiques, puis radio-immunologiques.

Miguel Lewin lui succède de 1985 à 2000 à la direction de l’unité 10, dont l’intitulé devient “Biologie et pathologie de l'épithélium digestif”. Les travaux du laboratoire porteront sur la modélisation moléculaire de protéines membranaires, la régulation physiologique des fonctions digestives et la biologie des cancers digestifs.

François Potet a dirigé l’unité 239 “Biologie et physiologie des cellules digestives” de 1979 à 1994. Les recherches du laboratoire ont porté sur la neuro-endocrinologie cellulaire et moléculaire du système digestif  (mécanismes d'action, récepteurs de neuropeptides et d'hormones dans  l'intestin, le foie et le pancréas endocrine), sur la physiologie des  sécrétions pancréatique, gastrique et intestinale. Il a étudié également les aspects moléculaires et cellulaires du contrôle de la différenciation cellulaire.

Marian Apfelbaum, chef du service de nutrition de l’hôpital, a dirigé l'unité de recherche 286 “Nutrition humaine” de 1984 à 1997. Grande personnalité de la diététique, il a consacré ses travaux à l’étude des effets d’un régime riche en protéines et montré que la suralimentation entraîne une augmentation des dépenses en calories, ce qui diminue la prise de poids. Il a mis au point un programme informatique destiné à aider les personnes à suivre les régimes diététiques, souvent abandonnés en cours de route, programme qui sera largement repris, y compris aux Etats-Unis.

L’unité 327 “Structures et fonctions des cellules hépatique”, dirigée par Gérard Feldmann de 1990 à 2002, a mené des travaux de recherche sur les bases moléculaires de la prolifération hépatocytaire normale et pathologique, sur les mécanismes et la régulation de l’autophagie au cours de la prolifération hépatocytaire, et sur l’apoptose hépatique dans le foie normal et pathologique. 

Marc Laburthe a été successivement directeur des unités 410 “Neuro-endocrinologie et biologie cellulaire digestives” de 1994 à 2004, 683 “Communications cellulaires et homéostasie digestive” de 2005 à 2006, puis 773 “Hépatologie, gastroentérologie, inflammation, récepteurs” de 2007 à 2012. Les champs de recherche de l’unité ont porté sur les récepteurs membranaires et nucléaires, depuis leur caractérisation structurale jusqu’à leur fonction, pour permettre de développer de nouveaux outils pharmacologiques, notamment dans les pathologies digestives (cancers coliques et pancréatiques, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin) ; et  ils ont développé des approches originales de l’inflammation par l’étude de l’implication des microARN. Ils ont également étudiés  la régulation hormonale de l’absorption du fer et différents aspects de la physiopathologie du tractus gastro-intestinal et du foie. 

Maladies infectieuses– Affections respiratoires et pulmonaires 

Pierre Mollaret, médecin et biologiste, après avoir menés ses recherches sur les maladies infectieuses à l’Institut Pasteur à Paris, rejoint l’hôpital Claude-Bernard. Dans le vaste domaine des maladies infectieuses de l'époque, il décrit la méningite multi-récurrente bénigne et la lymphoréticulose bénigne d'inoculation, plus connue à l'époque sous le nom de “maladie des griffes du chat”. Mais ce qui est marquant dans sa carrière est la création, en 1954, au sein de l'hôpital du centre de traitement des formes respiratoires de la poliomyélite par la ventilation assistée par voie endo-trachéale, grâce à laquelle, la diminution de la mortalité fut considérable. Il crée alors l’unité de recherche Inserm 13 de réanimation respiratoire qu’il dirige de 1960 à 1964. Il a créé alors l’unité de recherche Inserm 13 de réanimation respiratoire qu’il a dirigée de 1960 à 1964.

Jean-Jacques Pocidalo, l’un de ses collaborateurs, lui succède de 1965 à 1993. Les intitulés successifs de cette unité jusqu’au début des années 1990 illustrent de manière exemplaire l’évolution de ses travaux : “Réanimation respiratoire”, puis “Maladies pulmonaires et cardiaques d’origine infectieuse” et, enfin, “Prévention et traitement des maladies infectieuses”. Travaux menés depuis les recherches, essentiellement cliniques, sur la réanimation respiratoire et circulatoire, en particulier au cours des maladies infectieuses graves, puis épidémiologiques et pharmacologiques, leurs finalités étant la prévention et le traitement de ces affections. Avec ses collaborateurs, il  développera un concept nouveau, I‘immuno-dépression acquise (déficit immunitaire) et  étudiera les maladies infectieuses induites au cours du sida. 

Claude Carbon lui succède de 1994 à 1997, à la direction de l’unité 13, devenue “Epidémiologie, prévention et traitement des maladies infectieuses”. Il poursuit les travaux de Jean-Jacques Pocidalo sur les infections liées à I‘immuno-dépression, notamment les infections dites opportunistes associées au sida ; il étudie les infections résistantes aux antibiotiques et mène des essais thérapeutiques dans le champ anti-infectieux.

Jude Turiaf a été directeur de l’unité  82 “Infiltrations intersticielles diffuses du poumon” de 1968 à 1973, puis Robert Georges de 1974 à 1988, Les travaux du laboratoire ont porté sur les échanges moléculaires non gazeux dans la micro­circulation pulmonaire, sur la physiologie et la physiopathologie respiratoires, avec le développement de nouvelles méthodes d'investigation, et sur les pathologies in­terstitielles (malades atteints d’infiltrations intersticielles et de granulomatoses pulmonaires).

Allan Hance a succédé à Robert Georges à la direction de l’unité 82, sous l’intitulé “Physiopathologie pulmonaire” de 1989 à 2000. Ses recherches ont concerné la pathogenèse des maladies pulmonaires d’origines immunitaire et inflammatoire, la physiopathologie des réactions granulomateuses pulmonaires d’origine immunitaire, les aspects moléculaires du VIH et sa résistance aux antiviraux.           

Michel Aubier  a dirigé l’unité 408 ”Mécanismes physiopathologiques de l'insuffisance respiratoire et des complications de l'anesthésie” de 1994 à 2004. Avec ses collaborateurs, ses recherches ont porté sur la réponse du milieu alvéolaire aux infections, à l’inflammation, à l’anesthésie, et la réponse des voies aériennes à celles-ci. Ils ont également étudié les mécanismes cellulaires et moléculaires du remodelage bronchique dans l’asthme, le rôle de la balance oxydants/antioxydants dans la physiopathologie des bronchites pulmonaires chroniques obstructives et l’épidémiologie de l’inflammation des voies aériennes.

François Clavel a dirigé l’unité 552 “Recherche antivirale” de 2001 à 2009. Le thème de recherche principal du laboratoire portait sur l'infection par le VIH, avec l’étude de l'évolution et de l'adaptation du VIH chez son hôte, la résistance aux antiviraux constituant un modèle particulièrement riche en enseignements, l’étude des mécanismes moléculaires de la résistance, de l'évolution des populations de variants résistants, ainsi que des effets de la résistance sur la virulence virale, et, enfin, l’analyse de la valeur prédictive des tests de résistance et l’élaboration d’algorithmes d'interprétation des génotypes viraux. L’unité a également entrepris un programme de recherche sur les virus grippaux, avec l'objectif de développer, comme pour le VIH, des tests virologiques simplifiés permettant d'évaluer le tropisme viral et la sensibilité du virus aux anticorps ou aux antiviraux.

Erick Denamur a dirigé l’unité 722 “Ecologie et évolution des microorganismes” de 2005 à 2013 et dirige l’unité 1137 “Infection, antimicrobiens, modélisation, évolution” depuis 2014. Devant le développement croissant de la résistance aux agents antimicrobiens, l’objectif de l’unité  est de mieux détailler les paramètres écologiques et évolutifs qui permettent l'adaptation des microorganismes commensaux et pathogènes, notamment ceux qui sont impliqués dans la transition d'un état à l'autre. Pour ce faire, deux aspects, essentiels sont étudiés : l'adéquation entre le génome des microorganismes et leur environnement et les contraintes agissant sur leur mode d'adaptation. Leurs recherches portent sur  Escherichia coli/Shigella, qui comprend des souches responsables de nombreuses pathologies intestinales et extra-intestinales, ainsi que sur les bactériophages phiX174 et phi6.

Marina Petrolani a été directrice de l’unité 700 “Physiopathologie et épidémiologie de l'insuffisance respiratoire” de 2005 à 2013 et dirige l’unité  1152 “Physiopathologie et épidémiologie des maladies respiratoires” depuis 2014. Les travaux de l’unité sont  centrés sur la recherche des facteurs environnementaux, personnels et biologiques responsables du remodelage bronchique et/ou alvéolaire, conduisant à une insuffisance respiratoire sévère et irréversible dans les maladies bronchiques (asthme et bronchite pulmonaire chronique obstructive), et alvéolaires (emphysème et fibroses pulmonaires). Les objectifs des équipes sont d’identifier le rôle des facteurs de susceptibilité dans la constitution d’une insuffisance respiratoire, de rechercher des marqueurs cellulaires et moléculaires caractérisant plus précisément ce remodelage et sa relation avec les anomalies de la fonction respiratoire, et, enfin, de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques préventives ou curatives.

Néphrologie

Claude Amiel a créé et dirigé l’unité de recherche 251 “Physiologie du tube rénal” de 1982 à 1994. Ses travaux ont porté sur les transports épithéliaux, intégrant dans sa démarche les outils de biologie cellulaire et de biologie moléculaire devenus indispensables à la recherche physiopathologique. Ensuite, l’activité de Claude Amiel s’est concentrée sur l’étude de la régulation des liquides de l’oreille interne, le traitement des surdités de la maladie de Ménière et la modulation des transports tubulaires rénaux par les hormones et les médiateurs cellulaires associés.

Gérard Friedlander lui succède à la direction de l’unité, qui devient unité 426, sous l’intitulé “Transports épithéliaux : bases structurales, modulations et modèles pathologiques”, de 1995 à 2005, avant de rejoindre l’hôpital Necker - Enfants malades en 2006. Ses travaux portent sur les mécanismes du transport rénal du phosphate, dans l’objectif de mieux comprendre et soigner les effets de son dysfonctionnement cause de maladies du rein. Claude Amiel gardera la responsabilité de l’équipe “Lésions tubulaires et recherche clinique” au sein de l’unité.

Jean-Pierre Bonvalet, après avoir dirigé l’unité de recherche 246 “Physiopathologie cellulaire du néphron” au CEA de Saclay et Fontenay-aux-Roses de 1991 à 1993, rejoint l’hôpital Bichat, l’intitulé de l’unité devenant “Hormones corticostéroïdes et cellules épithéliales du rein” qu’il dirige de 1994 à 1998. Ses recherches portent essentiellement sur le bilan en sodium, élément majeur de la stabilité du milieu intérieur de l'organisme, et sur les mécanismes en assurant la régulation. Il a ainsi axé son travail sur le rein normal et sur ses pathologies, notamment, l'hypertension artérielle.

Renato Monteiro a dirigé l’unité 699 “Immunopathologie rénale, récepteurs et inflammation” de  2005 à 2013 et dirige l’unité 1149 “Inflammation” depuis 2014. Avec ses collaborateurs, ils étudient les mécanismes inflammatoires en immunopathologie rénale, notamment dans les glomérulonéphrites, comme la néphropathie à IgA (N-IgA), le lupus et la néphropathie interstielle. Leur approche est fondée sur des études fondamentales du fonctionnement normal et pathologique des récepteurs aux immunoglobulines et aux canaux ioniques, et sur l’analyse de différentes cellules inflammatoires, et ce à l’aide de nouveaux modèles animaux.

Endocrinologie

Emmannuel Nunez a été directeur de l’unité 224 “Biologie comparée des interactions moléculaires au cours du développement” de 1978 à 1994. Avec ses collaborateurs, il a axé ses recherches sur l’immunocytochimie de l'anté-hypophyse normale et tumorale, sur la régulation neuro-hormonale des cellules hypophysaires tumorales sécrétant de la prolactine et de l'hormone somatotrope, sur la régulation neuro-hormonale et stéroïdienne de la sécrétion de prolactine, sur l’interrelation de la cellule hypophysaire avec son environnement. Il a également étudié l’ARN messager des  hormones et des neuropeptides contenus dans l'anté-­hypophyse.

Nicolette Farman, après avoir travaillé au sein de l’unité de recherche de Jean-Pierre Bonvalet (voir plus haut), a dirigé l’unité 478 “Hormones corticostéroïdes et protéines de transport ionique dans les cellules” de 1999 à 2004. Les travaux du laboratoire ont porté notamment sur les effets cellulaires de l'aldostérone et la sélectivité minéralocorticoïde, sur l’expression, la fonction et la régulation physiopathologique du récepteur minéralocorticoïde  sur les  mécanismes d'agonisme et d'antagonisme de ce récepteur.

Immuno-hématologie – Inflammation - Génétique

Jacques Hakim a dirigé l’unité 294 ”Physiopathologie des réactions inflammatoires et des radicaux libres” de 1986 à 1996. Ses recherches ont porté plus précisément sur les anomalies héréditaires et acquises des systèmes transductionnels du polynucléaire neutrophile.

Marie-Anne Gougerot-Pocidalo lui succèdera de 1997 à 1998, développant ses travaux dans les champs de l’immunopathologie et de l’immunopharmacologie, puis créera et dirigera l’unité 479 ”Phagocytes et réponses inflammatoires” de 1999 à 2004. Ses recherches ont porté alors plus précisément sur les phagocytes et la NADPH oxydases et sur  inflammation, endothélium et athérogenèse (rôle du stress oxydant et du facteur tissulaire).   

Bernard Grandchamp dirige l’unité 409 “Génétique et pathologie moléculaires de l'hématopoïèse” de 1994 à 2004. Les travaux de l’unité portent sur le métabolisme du fer en physiopathologie, les protéines du squelette membranaire et la génétique et la physiopathologie des porphyries.

Michel Marre a dirigé l’unité 695 “Déterminants génétiques du diabète de type 2 et de ses complications cardiovasculaires” de 2005 à 2013. Les recherches du laboratoire ont concerné l’étude de l'impact des déterminants génétiques possibles des constituants du syndrome d'insulino-résistance du diabète de type 2, et sur ses conséquences vasculaires. En effet, l'agrégation singulière de plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire (hypertension, troubles du métabolisme des lipides, de l'hémostase, et de l'homéostasie pondérale) provoque ce syndrome, préalable à l'expression du diabète de type 2. 

Maladies cardiovasculaires

Jean-Baptiste Michel a dirigé l’unité 460 “Mécanismes, pathogénies et thérapeutiques expérimentales de remodelage” de 1997 à 2004, et l’unité 698 “Hématologie, bio-ingénierie, et remodelages cardiovasculaires” de 2005 à 2013. Les recherches du laboratoire ont porté sur les communications cellulaires et les communications cellules-matrices dans la paroi vasculaire, sur le remodelage moléculaire structural et fonctionnel du myocyte cardiaque et le remodelage vasculaire post-angioplastie.

Didier Letourneur dirige l’unité 1148 “Recherche vasculaire translationnelle” depuis 2014. Les travaux fédérateurs menés par les équipes de l’unité portent sur l'activation et l'inactivation de la thrombine, du plasminogène, des plaquettes, et du métabolisme de la matrice extracellulaire, des polysaccharides fonctionnalisés, et de l'insuffisance cardiaque. Par ailleurs, est développée l’étude de l'interface entre biologies plaquettaire et vasculaire, l’étude du rôle du thrombus et des polynucléaires dans le remodelage vasculaire, et de la pharmaco-protéomique des polysaccharides sulfatés.

Évaluation de l’action des traitements des maladies chroniques

France Mentre a dirigé l’unité 738 “Modèles et méthodes de l’évaluation thérapeutique des maladies chroniques” de 2005 à 2013. La caractérisation des sources de la variabilité entre individus, mais aussi au cours du temps, de la réponse aux traitements et de leur toxicité est cruciale pour les maladies chroniques graves. Les recherches de l’unité ont eu pour objectif d’améliorer les connaissances sur ces traitements et leurs modalités d’utilisation, et ce  par la mise en place et l’analyse de cohortes thérapeutiques et par la poursuite de travaux méthodologiques (modélisation et évaluation thérapeutique). Les travaux ont porté sur quatre champs majeurs : les antirétroviraux pour le VIH, les maladies rhumatologiques chroniques (arthrose, polyarthrite rhumatoïde), les anticoagulants et antiagrégants, les traitements anticancéreux, notamment oraux.

Maladies de l’oreille interne et chirurgie

Olivier Sterkers a dirigé l’unité 867 “Chirurgie otologique mini-invasive robotisée”  de 2007 à 2011 et dirige l’unité 1159 “Réhabilitation chirurgicale mini-invasive et robotisée de l'audition” depuis 2014. Les recherches de l'unité ont pour objectifs de garantir les résultats auditifs au cours de la chirurgie fonctionnelle otologique et de préserver l'audition résiduelle lors de la mise en place des implants cochléaires, de parvenir à traiter médicalement, in situ et sans altérer l'audition résiduelle, les maladies de l'oreille interne qui sont peu accessibles aux thérapeutiques par voie générale.  D’où le développement de micro-outils robotisés pour la chirurgie otologique et d’un système de navigation (à partir de l'imagerie et d'acquisitions électrophysiologiques) guidant ces micro-instruments, afin de pouvoir traiter in situ les maladies de l'oreille interne, telles que la maladie de Ménière, les surdités brusques, les acouphènes…

Comportements addictifs

Philip Gorwood a dirigé l’unité 675 “Analyses phénotypique, développementale et génétique des comportements addictifs” de 2005 à 2009. Le laboratoire a axé son travail sur la recherche de facteurs prédictifs et/ou de vulnérabilité aux comportements addictifs (dépendance à l’alcool, au cannabis, à l’héroïne…) Il a également étudié les “addictions sans drogue”, telles que le jeu et certains troubles du comportement alimentaire (anorexie mentale). Les approches utilisées étaient phénotypique, développementale et génétique, les retombées les plus immédiates concernant la pharmacogénétique, c’est-à-dire l’utilisation de la génétique pour prédire la réponse thérapeutique aux traitements.

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