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Génopole d’Evry

Evry

Le Génopole est le premier bioparc français entièrement dédié à la recherche en génétique et génomique, et au développement des biotechnologies et biothérapies. Il est situé à Évry, préfecture de l'Essonne. Le Génopole a vu le jour grâce à la volonté de l’État, de la région Île-de-France, du département de l’Essonne et de l’Association française contre les myopathies (AFM).

Dès les années 1980, L’AFM souhaite la création d’une structure entièrement dédiée à la recherche scientifique et médicale sur les maladies neuromusculaires et les thérapies géniques. Le succès rencontré par le Téléthon, qu'elle avait organisé depuis 1987, permet à l’association de créer le Généthon en 1990, un centre de recherche consacré au décryptage du génome humain et à la recherche de solutions thérapeutiques pour les 7 000 maladies génétiques rares répertoriées. En 1992, peu après son inauguration, le centre publie la première carte couvrant la moitié du génome humain.

En 1997, le secrétaire d’Etat à la recherche, François d’Aubert, donne un nouvel élan à cette initiative en officialisant la création de deux centres nationaux à Evry : le Génoscope/Centre national de séquençage (CNS) dirigé par Jean Weissenbach et le Centre national de génotypage (CNG) dirigé par Mark Lathrop. Le Génoscope a pour mission d’établir le séquençage complet de l’ADN humain et les moyens mis en œuvre permettent à ce consortium international de publier la séquence brute de l’ADN dès février 2001. Le Centre national de génotypage (CNG) reprend les activités génomiques du Généthon et a pour objectif le développement et l'application du génotypage et des technologies génomiques. Notamment, il vise l'identification des gènes morbides impliqués dans les maladies héréditaires. De son côté, le Généthon réoriente son activité vers le transfert de gènes thérapeutiques et la mise en place d'essais cliniques.

En 1998, le ministre de l'Education nationale, de la Recherche et de la Technologie, Claude Allègre, confie à Pierre Tambourin, la mission de créer à Evry le premier bioparc français ; le projet Génopole est officiellement lancé. Il devient un groupement d'intérêt public (GIP) en 2002, réunissant l'État français, des collectivités territoriales, l'université d'Évry et l'AFM, pour une durée de douze ans. Le Centre national de génotypage (CNG) fait alors partie du nouveau GIP, consortium national de recherche en génomique, qui comprend l'Inserm, le CEA, le CNRS, l’INRA, et la société FIST (France innovation scientifique et transfert, filiale de transfert de technologie du CNRS). En 2007, le Génoscope et le CNG sont intégrés au sein d’un huitième institut du CEA : l’Institut de génomique, rattaché à la direction des sciences du vivant.

En 2012, l'AFM crée l'Institut des biothérapies pour les maladies rares, qui concernent trois millions de personnes en France. Il fédère et regroupe le Généthon, mais aussi I-Stem, l'Institut de myologie et Atlantic Gene Therapies. Au total, 650 chercheurs et ingénieurs de laboratoires y travaillent sur des essais thérapeutiques en thérapie génique ou en thérapie cellulaire.

Le bioparc du Génopole rassemble déjà 21 laboratoires académiques de recherche, 21 plates-formes technologiques et 73 entreprises innovantes. Il est devenu le premier bioparc français dédié aux biotechnologies, réunissant sur un même site des structures innovantes de haute technologie en sciences de la vie. En étroite collaboration avec l’université d’Évry - Val-d’Essonne, le Génopole a contribué à la mise en place d’un cycle complet de formation en biologie et d’enseignements en génomique, bio-informatique et mathématiques appliquées à la biologie.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Génétique - Thérapies géniques

Pierre Tambourin, directeur de recherche à l’Inserm et auparavant directeur du département des sciences de la vie du CNRS de 1993 à 1997, est le directeur général du Génopole d'Evry depuis 1998. Ses activités de recherche ont été consacrées à la cancérologie, pour comprendre les mécanismes qui transforment une cellule normale en une cellule cancéreuse et identifier les gènes impliqués dans ces mécanismes.

Les travaux de Raymond Frade directeur de l'unité 672 "Immunochimie des régulations cellulaires et des interactions virales" de 2005 à 2009, concernent l'analyse du récepteur du virus d'Epstein-Barr et l'étude de l'implication de certains gènes dans la régulation du potentiel tumorigène et métastatique des mélanomes humains.

Judith Melki a dirigé l'unité 798 "Neurogénétique moléculaire" de 2006 à 2007. Avec ses collaborateurs, elle a identifié le gène impliqué dans l'amyotrophie spinale infantile et ses travaux concernent plus généralement l'identification des bases génétiques des maladies du motoneurone.

Anne Galy dirige l’unité de recherche mixte Inserm 951/université d'Evry "Immunologie moléculaire et biothérapies innovantes" au Généthon d'Evry de 2010 à 2014. L’intitulé de son unité est depuis 2015 "Approches génétiques intégrées et nouvelles thérapies pour les maladies rares". Elle s'intéresse à la modification génétique de cellules du système immunitaire et du système sanguin pour la mise au point de nouvelles approches de thérapies génique et cellulaire, notamment pour les maladies rares.

Cellules souches – Thérapies

Marc Peschanski dirige l'unité mixte de recherche Inserm 861 "Cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies monogéniques" (I-STEM) de 2007 à 2014. Il s'agit du plus grand laboratoire français dédié aux cellules souches pluripotentes humaines, d’origine embryonnaire ou obtenues par reprogrammation génique. Labellisé par l’Inserm et soutenu par l’AFM-Téléthon, ce centre se consacre à la poursuite de solutions thérapeutiques et industrielles pour le traitement des maladies monogéniques et explore les potentiels d’application thérapeutique des cellules souches pluripotentes.

Brigitte Oteniente a dirigé l'unité 421 "Neuroplasticité et thérapeutique" au Généthon d'Evry de 2005 à 2006 et dirige maintenant l'équipe "Lésions cérébrales ischémiques" au sein de l’unité 861/I-STEM de Marc Peschanski. Son équipe cherche à valider de nouvelles approches thérapeutiques pour soigner les lésions cérébrales ischémiques résultant d'accidents vasculaires cérébraux (AVC). Il s'agit d'identifier des molécules anti-ischémiques et aussi d'étudier le potentiel thérapeutique de progéniteurs neuraux issus de cellules souches embryonnaires humaines.

Sources

Consulter le site du Genopole
Consulter le site de l’Institut des Biothérapies

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