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CHU de Bordeaux

Bordeaux

Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux constitue le complexe hospitalier principal de l'agglomération bordelaise et du quart Sud-Ouest de la France.

L'histoire des hôpitaux de Bordeaux remonte aux premiers temps de la cité. Cependant, il ne reste quasiment plus que les archives de l'ancien Hôtel-Dieu bordelais fondé au XIVème siècle et des nombreuses fondations de moindre importance qui l'avaient précédé. Le CHU actuel est formé de trois structures hospitalières réparties au sein de la communauté urbaine de Bordeaux : le groupe hospitalier Saint-André, le groupe hospitalier Pellegrin et le groupe hospitalier Sud.

L'hôpital Saint-André, situé au centre-ville de Bordeaux, est le plus ancien des sites du CHU. En 1390, le chanoine Vital Carles, grand chantre de la cathédrale Saint-André, donna à la ville deux maisons et un jardin et fonda l’hôpital Saint-André. Cependant, les guerres, les malversations et l'administration déplorable des différents hospitaliers ont plus tard contribué à transformer l'hôpital en un lieu insalubre. Grace au legs de Nicolas Bohier président du parlement de Bordeaux, un nouvel hôpital fut construit dès 1539 qui prit le nom d’hôpital Neuf. Cette période faste se poursuivit jusqu'en 1614, date à laquelle l'hôpital Neuf s'avéra lui aussi insuffisant pour recevoir les milliers de personnes frappées par les épidémies de grippes infectieuses et de peste. En 1825, fut lancé, grâce à l'appui du Duc de Richelieu, un concours pour la construction d'un nouvel hôpital. Le 4 novembre 1829, les clés du nouvel hôpital Saint-André, fruit du travail de l'architecte Jean Burguet, étaient remises au maire de Bordeaux.

L’hôpital Pellegrin est fondé dans la seconde moitié du XIXe siècle pour remédier aux problèmes posés par la dégradation de certains services de l'hôpital Saint-André. Son histoire débute avec l'acquisition du domaine de Pellegrin en 1862 et du domaine de Canolle en 1865, actuellement à proximité du stade Jacques-Chaban-Delmas. La construction des premiers bâtiments débutèrent en 1867 sur les plans des architectes Laval et Labbe. L’hôpital du Tondu fut ensuite construit entre 1890 et 1893. C'est dans cet établissement que devait naître, plus tard, l'école de cardiologie bordelaise. L'hôpital Tastet-Girard fut édifié en 1900-1901 et devint un centre actif de chirurgie. Mais dans les années 1970, de nombreux hôpitaux n'étaient plus en harmonie avec les normes hospitalières du moment. Des bâtiments de l'hôpital Pellegrin furent détruits et la construction  du Tripode, à vocation chirurgicale, débuta en 1973 et s'acheva en 1978. Par la suite, l'hôpital des Enfants fut fondé en 1992 et le centre François-Xavier, un pôle de spécialités chirurgicales, ouvert en 2008.

Le groupe hospitalier Sud s'est développé autour de deux ensembles hospitaliers non homogènes quoique proches géographiquement l'un de l'autre : l'hôpital Xavier-Arnozan et la maison du Haut-Lévêque à Pessac. Ces deux établissements connurent en leur temps un certain prestige, que leur conférait la lutte antituberculeuse. En effet, le développement de la tuberculose à Bordeaux posa un grave problème à des hôpitaux confrontés au risque de contagion. Face aux Pouvoirs publics impuissants, à partir du XIXème siècle, la lutte antituberculeuse fut laissée à l'initiative individuelle ou à celle d'associations charitables. Les Docteurs Dupeux et Durand créèrent à Bordeaux l'association du sanatorium girondin, qui conduisit à l’implantation sur le domaine de Feuillas, de bâtiments hospitaliers à vocation antituberculeuse entre les années 1900 et 1914. Faute de ressources régulières, le sanatorium girondin connut, après guerre, de sérieuses difficultés de gestion et le domaine de Feuillas fut acquis par la ville de Bordeaux en 1919. A l'initiative du Professeur Xavier Arnozan, un vaste plan de construction fut mis en forme et, en 1928, le sanatorium de Pessac reçut le nom de sanatorium Xavier-Arnozan. Dans les années 1960, la tuberculose pulmonaire connut une régression spectaculaire et l'hôpital Xavier-Arnozan prit de nouvelles orientations, notamment en gériatrie. Par ailleurs, la création d'un nouveau pôle hospitalo-universitaire sur le site du Haut-Lévêque, ancien sanatorium privé, fut décidée dans les années 1960, avec la construction d'un hôpital cardiologique entre 1973 et 1978.

Les centres Inserm de Pessac (1969-1996) et de Haut-Levêque (2011-2016), accueillant des unités Inserm ont été implantés sur les sites de ces groupements hospitaliers.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Cardiologie - Athérosclérose

Pierre Broustet a créé et dirigé de 1960 à 1968 la première unité Inserm à Bordeaux, l’unité 8 "Cardiovasculaire". Lui ont succédé Henri Bricaud de 1969 à 1984, Jacky Larrue de 1984 à 1993, puis Jacques Bonnet de 1994 à 1996. Les directeurs successifs de cette unité ont consacré leurs recherches à la fonction cardiaque et la circulation sanguine. Ils ont exploré  les causes du développement de l’athérosclérose aortique, comme les conséquences fonctionnelles de celle-ci sur la circulation coronaire et la fonction cardiaque.

Immunologie - Parasitologie

Raymond Pautrizel a dirigé l’unité 89 "Immunologie des affections parasitaires" de 1969 à 1977. Il a consacré l’essentiel de ses travaux aux tripanosomes, parasites vecteurs de différents types de tripanosomiases (maladie du sommeil  transmise par la mouche tsé-tsé en Afrique sub-saharienne et maladie de Chagas en Amérique). Ses recherches ont porté également sur les schistosomes, notamment Schistosoma mansoni, parasite vecteur de la bilharziose intestinale.

Otorhinolaryngologie

Jean-Marie Aran a dirigé l’unité 229 "Audiologie expérimentale" de 1978 è 1994. Avec ses collaborateurs, il a étudié la physiopathologie audio-vestibulaire, la psychophysiologie et la psycho-acoustique. 

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