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Raymond Ardaillou

Médecin, chercheur en néphrologie, né le 10 juin 1930

Présentation Biographie Publications et ouvrages

Raymond Ardaillou a été le témoin puis l’un des acteurs de l’essor de la néphrologie et, d’une manière générale, de la médecine scientifique, c'est-à-dire de la médecine basée sur la preuve. Au début des années 1960, il a suivi Gabriel Richet venu s’établir à l’hôpital Tenon, qui va devenir, comme l’hôpital Necker - Enfants malades avec une personnalité comme Jean Hamburger, un des grands centres de la néphrologie en France. Là, il a inventé et créé un laboratoire d’explorations fonctionnelles rénales, endocriniennes et métaboliques. Il y développe en particulier l’analyse de l’équilibre hydro-électrolytique, acido-basique et phospho-calcique.

Raymond Ardaillou a inspiré et conduit une recherche à la fois clinique et cognitive. Ses travaux ont porté essentiellement sur la physiopathologie rénale et le contrôle hormonal des fonctions rénales. Ils ont été menés au sein de l’unité de recherche Inserm “Néphrologie normale et pathologique”, d’abord dirigée par Gabriel Richet dont il prendra la succession. Une des caractéristiques de ce laboratoire fut d’être étroitement liée aux services de néphrologie et d’explorations fonctionnelles de l’hôpital Tenon, ce qui a grandement facilité les travaux d’investigation clinique et explique également que leurs hypothèses ont toujours été posées et leurs objectifs fixés à partir de constatations cliniques.

Chez l’homme, les premiers travaux de Raymond Ardaillou sont consacrés aux troubles de l’équilibre hydro-électrolytique (entre l’eau et différents électrolytes tel que le sodium ou le calcium). Avec Gabriel Richet et Claude Amiel, il met en évidence différents mécanismes en jeu dans l’insuffisance rénale chronique. Dans d’autres études, il montre également le rôle prépondérant des reins dans la dégradation de certaines hormones.

Ses recherches sur la physiologie et la physiopathologie du glomérule rénal seront novatrices. On considérait jusqu’alors que le glomérule se comportait comme un filtre passif. Avec ses collaborateurs, Raymond Ardaillou apporte la preuve qu’il n’en est rien et que le glomérule est un système complexe, avec des cellules de type et de fonctions différents obéissant à un contrôle hormonal, et qu’il est également le lieu de synthèse de molécules particulières.

Raymond Ardaillou s’intéresse ensuite aux facteurs de progression de la fibrose rénale dans des modèles expérimentaux d’insuffisance rénale chronique et au rôle de l’apport alimentaire en sel dans le développement de la pression artérielle. Avec ses collaborateurs, il met en évidence, en utilisant des souris génétiquement modifiées, le rôle majeur de l’angiotensine II (impliquée dans l’équilibre de la pression artérielle), indépendant de son effet sur la pression artérielle, et de l’endothéline (un vasoconstricteur). Il montre que l’augmentation au long terme de la teneur en sel du régime chez les chimpanzés accroit de façon durable la pression artérielle de ces animaux.

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