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Jean Dausset

Médecin immunologiste et hématologue (1916-2009)

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Jean Dausset et Robert Debré - © Inserm

Jean Dausset et Robert Debré

Jean Dausset a été l’un des pionniers de la recherche française en immuno-hématologie.

Mobilisé en 1939, en 1941, il s'engage dans l'armée au Maroc où il est médecin-réanimateur et transfuseur pendant la campagne de Tunisie, puis la campagne de Normandie. A son retour à la fin de la guerre, il se tourne très rapidement vers l’hématologie.

Durant son séjour aux Etats-Unis, en 1948, il travaille notamment sur l’hématologie cytologique. Il est animé par l'idée que le phénomène d'auto-immunité des globules rouges (hématies) pourrait également exister avec les globules blancs (leucocytes). Son intérêt se porte alors sur des malades affectés par une diminution du nombre de leurs globules blancs (leucopénie). Robert Coombs, immunologiste anglais, venait de mettre au point un test qui portera son nom, permettant de déceler des anticorps fixés à la surface des hématies de certains malades atteints d'anémie. Jean Dausset cherche, par le même procédé, à détecter des anticorps à la surface des leucocytes des malades leucopéniques, anticorps qu’il suspecte être responsables de la diminution de leur nombre.

C'est en 1952 qu’il effectue la première observation d'une leuco-agglutination massive des globules blancs par le sérum d’un sujet leucopénique. Ce sérum contient, en fait, des anticorps anti-globules blancs provenant des nombreuses transfusions qu'avait reçues le sujet. Il existe bien des groupes de globules blancs, comme il existe les groupes de globules rouges, dits groupes sanguins. Cependant, à la différence des groupes sanguins A, B et 0, les anticorps anti-globules blancs n'existent pas à l'état naturel. Ils apparaissent seulement à l’issue d’une transfusion ou d’une grossesse.

En 1958, Jean Dausset décrit le premier groupe leucocytaire, le groupe MAC, premier d’une longue série d’antigènes du système majeur d’histocompatibilité humain, le système HLA (de l'anglais Human Leukocyte Antigen), à l’étude duquel il consacrera toute sa vie. Il en démontre, à l'aide de greffes de peau faites sur des volontaires, l'importance en transplantation d'organe ou d'une greffe de moelle osseuse. Il publie les premières études sur les associations possibles entre les groupes tissulaires HLA et les maladies. Et il organise, en 1972, le travail anthropologique qui définit les groupes HLA des différentes populations du globe. Est marqué ainsi le développement d'une science nouvelle, la génétique des populations.

Les recherches menées avec ses collaborateurs de l’unité Inserm en immunogénétique de la transplantation humaine que Jean Dausset dirige s’inscriront dans l’irrésistible courant des découvertes des éléments constitutifs du système HLA et des relations entre HLA et maladies. Celles-ci lui vaudront le Prix Nobel de médecine en 1980.

Jean Dausset crée, en 1983, le Centre d’étude du polymorphisme humain (CEPH), qui contribuera à l’établissement de la carte génétique et physique du génome humain et à la localisation des gènes des maladies génétiques.

Outre cette carrière scientifique hors du commun, Jean Dausset a participé très activement, avec Robert Debré, à la réforme du système médical français et à la création des centres hospitaliers universitaires (CHU).

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