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Gabriel Richet

Médecin, chercheur en néphro-urologie, né le 20 décembre 1916

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Gabriel Richet, chef de service de néphrologie et directeur d’une unité Inserm, est une grande figure de la recherche néphrologique française. Il a contribué au progrès des connaissances cliniques, thérapeutiques et physiopathologiques des maladies rénales et urinaires. Il s’est notamment consacré à l’identification et au traitement des désordres humoraux de l’urémie aiguë par différents types de dialyse, marquant ainsi le début de la néphrologie moderne.

D’abord adjoint de Jean Hamburger à l’hôpital Necker-Enfants malades, en 1954, il traite pour la première fois par dialyse un patient atteint d’insuffisance rénale aiguë. Il démontre que la létalité de l’insuffisance rénale chronique n’est pas due à l’accumulation de déchets azotés, mais à des troubles hydro-électrolytiques et ouvre la voie aux transplantations rénales allogéniques avec la première greffe de mère à fils.

Avec Jean Hamburger et Jean Crosnier, en 1955, il conceptualise la notion de réanimation médicale, révélant l’importance de la correction des troubles humoraux en médecine d’urgence et ouvrant ainsi un nouveau secteur des soins intensifs. Sa renommée grandissante attire des médecins de toute l’Europe.


Gabriel Richet est considéré comme l’un des géants de la néphrologie mondiale. […] A sa retraite, il a laissé comme héritage deux services de néphrologie, un service d’explorations fonctionnelles, une unité Inserm, sans compter tous les services de néphrologie de Paris et de province dirigés par ses élèves. L’élan qu’il a donné fait que l’hôpital Tenon occupe une place grandissante dans la néphrologie mondiale. L’esprit alliant clinique et recherche qui y règne, l’outil forgé et les néphrologues qui y travaillent portent la marque frappée par Gabriel Richet sur cette discipline dont il a été un des créateurs.
Extrait de l’hommage rendu à Gabriel Richet par Raymond Ardaillou, Pierre Ronco, Eric Rondeau, Jean-Daniel Sraer


En 1960, Gabriel Richet quitte l’hôpital Necker pour l’hôpital Tenon et, avec Raymond Ardaillou et Claude Amiel, ses deux premiers assistants, il fonde une grande école de néphrologie à l’hôpital Tenon. Il va se consacrer à la recherche en physiopathologie rénale et, avec ses collaborateurs, il identifie, par leurs caractéristiques histologiques et la mise en évidence de protéines spécifiques par immunofluorescence, de nombreuses néphropathies glomérulaires. Il découvre les cellules claires et sombres du tube distal du néphron, appelées ensuite principales et intercalaires, et démontre que les secondes jouent un rôle essentiel dans l’excrétion des protons. Il étudie également la protéine de Tamm Horsfall ou uromoduline et son excrétion à partir de l’anse de Henle.

Il consacrera également de nombreux travaux à l'excrétion urinaire d'acide urique, de calcium et, avec Liliane Morel-Maroger, à l'anatomopathologie rénale et au démembrement des glomérulopathies primitives (maladies qui touchent les glomérules rénaux).

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